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VAN GELDER

N° 47. — Portrait d’un jeune homme.

Il est représenté de face, tenant un gant dans la main droite, Toile.

Panneau : Hauteur, om 47. Largeur, om 64.

SCULPTURES

N° 47. — La Vierge et l’Enfant Jésus. — Bas-relief. — Luca délia Robbia, Florence, XVe siècle. (Terre cuite.)

(Planche XLI)

La Vierge est représentée assise sur un siège pliant. Vue à mi jambes et tournée vers la gauche, nimbée, une voile sur la tête, elle soutient sur ses genoux l’Enfant Jésus debout et nu qui passe le bras gauche autour du cou de sa mère. A droite et à gauche, quatre chérubins; dans le haut, le Saint Esprit. Émail blanc ; fond bleu.

Bas-relief cintré à la partie supérieure et bordé d’un rang d’oves.

Hauteur, om 55. Largeur, om 43.

N° 48. — Un seigneur. — Statuette. Art français, XVe siècle (vers 1430). (Bois.)

(Planche XLII)

Debout et vêtu de chausses très collantes, le corps portant sur la jambe gauche, ce personnage regarde vers la droite. Un bijou suspendu par un ruban retombe sur sa poitrine que recouvre une jaquette à gros plis fort courte et serrée à la taille. De la main droite, il s’appuie sur une dague suspendue à sa ceinture, tandis que la main gauche est rejetée en arrière de ses reins. Des cheveux longs et bouclés que coiffent un haut bonnet encadrent son visage imberbe.

Bois de noyer. Base faisant corps avec la statuette,

Hauteur, om 33.

N° 49. — Buste de femme. — Art français; Bourgogne, XVe siècle. (Pierre.)

(Planche XLIII)

Le personnage, une jeune femme, est représentée le visage légèrement tourné vers la gauche. Le buste est coupé à la taille. Vêtue du costume de cour, à surcot de fourrure décoré sur le devant d’une bordure d’orfèvrerie, son cou est entouré d’un large collier muni d’un pendant. La partie la plus curieuse de son accoutrement consiste en un bonnet orné d’orfèvrerie, posé sur les cheveux dénoués et ondés qui retombent sur les épaules. Ce bonnet lui-même est muni au sommet d’un nœud formé de perles d’où s’échappent un pendant d’orfèvrerie et deux cordelières terminées par des glands.

Nombreuses traces de polychromie.

Hauteur, om 52. Largeur, om 35.

Publié : E. Molinier et Fr. Marcou, Exposition rétrospective de l'art français des origines à 1800, planche hors texte.

■ La Vierge et l’Enfant Jésus. École vénitienne, XVe siècle. (Bois.)

(Planche XLIV)

Dans un cadre d’une riche architecture surmonté d’un fronton et de pinacles, accosté de bouquets et de larges feuilles frisées disposées symétriquement, placé sur un soubassement supporté par deux culs-de-lampe, on voit sous une arcade surbaissée la Vierge à mi corps, la tête nue, drapée dans un large manteau aux plis cassés, un voile blanc autour du cou. De ses deux mains elle soutient l’Enfant Jésus, nu et nimbé, qui joue avec le voile de sa mère. Ce groupe peint et décoré se détache sur un fond doré semé de rinceaux symétriques, comme un tapis. Au-dessous de la Vierge, deux petits enfants soutiennent par des lanières de cuir qu’ils tirent en sens inverse, un écusson d’armoiries, au 1 d’or à l’aigle éployée de sable, au 2 de gueules à la bande d’argent, abaissée sous un chef d’or. Les mêmes armoiries sont reproduites au tympan que surmonte une figure de Dieu le Père bénissant et tenant le globe du monde ; de chaque côté de ce couronnement on aperçoit également deux figurines représentant saint Jean et la Vierge debout. Enfin sur la base sont peintes les armoiries suivantes : d’azur, à la fasce ondée d’argent, au chef d’or chargé d’une aigle éployée de sable.

Œuvre vénitienne exécutée sous l’influence de l’art allemand ; le cadre rappelle beaucoup l’architecture adoptée par les peintres de l’école de Murano.

SCULPTURES

N° 51. — Un saint Pape. — École allemande (Calcar), fin du XVe siècle. (Bois.)

Debout, le corps portant sur la jambe droite, le regard dirigé vers la droite, coiffé d’une tiare, drapé dans une vaste chape, de la main droite il tient un sceptre et de la gauche un livre ouvert.

Chêne.

Hauteur, 01" 72.

N° 52. — Un évêque. — École allemande (Calcar), fin du XVe siècle. (Bois.)

Il est représenté debout, mitré, le corps portant sur la jambe droite, le regard tourné vers la gauche. Vêtu d’une ample chape, il étend la main gauche et de la droite tient une crosse.

Chêne.

Hauteur, om 70.

N° 53. — Saint Martin. — École allemande (Calcar), commencement du XVIe siècle.

(Bois.)

Dans ce groupe de haut relief, le saint est représenté sur un cheval au pas et tourné vers la gauche. Les cheveux longs et bouclés, coiffé d’un bonnet retenu par une menton nière, vêtu d’une cotte à gros plis qui descend jusqu’aux genoux, de la main droite il tient une épée et va couper un pan du manteau qu’il étend de la main gauche pour en faire aumône à un pauvre boiteux qui, aidé d’une béquille, se tient derrière lui.

Chêne.

Hauteur, om 95. Largeur, om 70.

N° 54. — Sainte Marie-Madeleine. — Statuette. Art allemand (Calcar), commencement du XVIe siècle. (Bois.)

La sainte est représentée debout, le corps portant sur la jambe gauche, le buste très rejeté en arrière, le regard dirigé vers la droite pour lire dans le livre qu’elle tient tout ouvert. Vêtue d’une longue robe munie d’une double jupe, dont les plis viennent se draper sur son bras gauche, d’un corsage ajusté ouvert sur la poitrine, ses cheveux divisés sur le front sont recouverts d’une coiffure très compliquée, sorte de bonnet muni d’un

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diadème complété par deux ornements latéraux en forme d’ailes d’oiseaux. A la taille de la sainte est nouée une longue ceinture retombant jusqu’aux pieds; à la ceinture également se rattache un rosaire.

Chêne.

Hauteur, o™48.

N° 55. — La descente de croix. — Art allemand (Calcar), commencement du XVIe siècle. (Bois.)

Joseph d’Arimathie debout sur une échelle soutient le corps du Christ que la Madeleine s’apprête à recevoir, pendant qu’un autre personnage agenouillé, à droite, s’efforce d’arracher, à l’aide de tenailles, le clou qui retient les pieds du Sauveur à la croix. Au second plan, à droite, la Vierge tient avec respect la main de son fils. Groupe de haut relief.

Chêne.

Hauteur, om65- Largeur, om 39.

N° 56. — Buste-reliquaire d’une sainte. — Art flamand, commencement du XVIe siècle. (Bois.)

(Planche XLV)

Le buste est coupé un peu plus bas que les épaules et placé sur une terrasse à six pans, à profils et décor gothiques, en bois entièrement doré. La robe, à manches bouffantes, est ouverte sur la poitrine et laisse voir la chemisette, au-dessous de laquelle s’ouvre une baie qui permettait d’apercevoir la relique. Les cheveux curieusement tordus et nattés s’échappent du bonnet brodé qui enserre la tête, repassent sur le front et retombent de chaque côté du visage.

Peinture très bien conservée.

Hauteur, om 52. Largeur, om 38.

Nos 57-58. — Chenets (Paire de). — Art italien. Venise, XVIe siècle. (Bronze.)

La base de chacun de ces chenets se compose d’un large masque de femme entouré d’une draperie et d’une guirlande de fruits et de feuillages soutenue par deux dauphins affrontés. Au-dessus de cette base, sur une plate-forme triangulaire, sont posés des vases à larges panses portés sur des pieds en forme de griffes, ornés de guirlandes et de mufles de lions. Sur ces vases se dressent une statuette de Vénus et une statuette de Jupiter accompagné de son aigle et tenant la foudre.

Hauteur, o m 86. Largeur de la base, o m 30.

SCULPTURES

N° 59. — Grande cheminée. — Art allemand, 1639.

De pierre peinte et sculptée, elle est soutenue par deux cariatides d’homme et de femme sur lesquelles reposent des corbeaux ornés de têtes de chérubins. Au manteau, surmonté d un fronton semi-circulaire dont une statuette de la Charité forme le couronnement, est représentée, au centre, l’Adoration des bergers; puis, à droite et à gauche, on voit deux écussons ovales entourés de cuirs découpés, accostés de petits anges. L’un et l’autre de ces

écussons portent des monogrammes I

A la partie inférieure du manteau, décorée d’une tête de chérubin, sont gravées l’inscription : GLORIA IN EXCELSIS DEO, allusion à l’Adoration des bergers ; et la date : ANNO 1639. Le fond de cette cheminée est garni d’un contre-cœur du xvne siècle, en fonte, représentant la Charité, des guirlandes de fruits et deux lions affrontés de chaque côté d’un écusson couronné. Des carreaux en faïence de Delft, à décor bleu et blanc, représentant des personnages, des vaisseaux, des vases de fleurs, entourent ce contre-cœur.

Hauteur, 4m 00. Largeur, 2m 06. Profondeur, o® 87.

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IVOIRES

N° 60. — Pyxide. — Art romain, IVe ou Ve siècle.

Elle est de forme circulaire et sur son pourtour se développe une bataille. En commençant, à gauche du rectangle tout uni sur lequel venait se fixer la serrure, un personnage demi-nu, debout sur un char traîné par deux tigres lancés au galop, semble exciter les combattants, parmi lesquels on distingue des personnages vêtus de peaux de bêtes ou de tuniques courtes armés de pedums ou tirant de l’arc. Plus loin, un satyre a saisi un homme par les cheveux et le frappe à coups de bâtons; un autre personnage tombé à terre implore la pitié d’un des combattants

Le couvercle et le fond manquent.

Hauteur, om n. Diamètre, o m 071 .

Ancienne collection Possentide Fabriano, n° 17 du Catalogue (Photographie).

N° 61. — Plaque de reliure. — Art carolingien, IXe siècle.

(Planche XLV1)

La Vierge. — Sous un arc en plein centre, porté par deux colonnes dont le fût imite la tige d’un palmier, sur un siège bas garni d’un coussin, est assise la Vierge. Elle est représentée de face, nimbée, vêtue d’une robe longue à manches collantes, munie aux poignets d’une large bordure ornée. Sur cette robe est passée une tunique plus courte, sans manches. Un voile recouvre les cheveux de la Vierge et se drape sur ses épaules. De la main droite elle tient une croix, de la gauche une quenouille et un fuseau. Dans les écoinçons au-dessus de l’arcature abritant cette figure d’un relief très accentué, des paons.

Hauteur, 0 m 22. Largeur, 0 ra 146.

Ancienne collection Spitzer, n° 43 du Catalogue de la vente.

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N° 62. — Écritoire. — Art oriental (hispano-moresque?), IXe ou Xe siècle.

(Planche XLVII)

Cette écritoire affecte la forme d’une boîte longue et cylindrique, munie par-dessous d’une partie méplate qui permet de la poser. Le couvercle bombé, ainsi que la caisse divisée à l’intérieur en deux compartiments de dimensions inégales destinées à recevoir l’un l’encre, l’autre les jcalames, sont bordés d’une frise de rinceaux plats d’un style très particulier. Dans les compartiments ainsi déterminés sont sculptés divers animaux: des bouquetins adossés ; deux paons entrelacés par le cou ; un tigre dévorant une gazelle ; des oiseaux terrassant un quadrupède ; des lièvres, des bouquetins, des oiseaux. Aux extrémités, des bouquetins et une inscription, en partie monogrammatique, ainsi conçue :

T V R® Fl MÀNSS

Poignées, moraillons et charnières en fer doré.

Longueur, O"1 238. Diamètre, o ™ 045.

N° 63. — Plaque de coffret. — Travail byzantin, Xe ou XIe siècle.

(Planche XLVIII)

Un bourreau, vêtu d’une tunique courte, chaussé de sorte de bottes montant jusqu’aux genoux et très ajustées, brandit une grande épée et va décapiter un personnage incliné devant lui. Ce dernier, barbu, les cheveux courts, croise les mains derrière le dos ; il porte le même costume que son bourreau.

Hauteur, on> 088. Largeur, om 073.

Publié : E. Molinier, Histoire générale des Arts appliqués à l’industrie, t. I, pl. IX bis, n° 3. — Hans Graeven, Typender Wiener Genesis auf byiantiniscUn Elfenbeinreliefs, Wien, 1900, p. 15, fi g. 14. (Extrait du XXIe volume du Jahrbuch der Kunsthistorischen Sammhmgen der A llerachsten Kaiscrhciuses.)

N° 64. — Coffret. — Art byzantin, Xe ou XIe siècle.

(Planche XLIX)

De forme rectangulaire allongée, à couvercle plat, ce coffret qui a conservé presque intactes ses colorations bleu et rouge, est encore décoré sur sa caisse de bustes de saints d’une sculpture très ferme et d’un relief très accentué, inscrits dans des médaillons circulaires déterminés par les méandres d’un ruban accompagné de feuillages. Dans ces médaillons sont figurés saint Paul, saint Pierre, saint Jacques, saint André, saint Philippe, saint Thomas, saint Jean le Théologue, saint Marc, saint Luc, saint Mathieu, saint Barthé-

IVOIRES

lemy, saint Simon. Tous ces saints sont nimbés; les nimbes sont dorés et les fonds sur lesquels se détachent les bustes sont alternativement bleus ou rouges.

Sur le couvercle, bordé d’une course de rinceaux de style moitié antique, moitié oriental, on voit au centre le Christ de majesté, dans un médaillon circulaire accompagné de quatre autres médaillons plus petits dans lesquels sont représentés en buste la Vierge, saint Jean-Baptiste et deux anges ou archanges, dont l’un porte une lance et un globe crucifère, l’autre un sceptre.

Longueur, om 185. Largeur om 098. Hauteur, om 065.

Ce coffret byzantin en ivoire contenait le reliquaire de la Vraie Croix, en émail cloisonné, décrit sous le numéro 130. Ces deux monuments proviennent de la famille Fieschi, laquelle a compté parmi ses membres un pape — Innocent IV (1243-1254) — qui a possédé le reliquaire et le coffret.

N° 65. — La Crucifixion. — Bas-relief. Art byzantin, XIe siècle.

(Planche XLVIII)

Sous une coupole découpée à jour, le Christ est figuré crucifié, accompagné des représentations du Soleil et de la Lune, entre la Vierge et saint Jean, debout. Au-dessous du suppedaneum, ou tablette, sur laquelle reposent les pieds du Christ, on aperçoit un groupe de trois soldats se partageant les vêtements du Sauveur, sujet indiqué par l’inscription gravée sur le fond à gauche :

O AIAM/ (0 8ixjj.spiap.sç)

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« Le partage ».

• La croix sur laquelle est fixé le Christ sort des entrailles d’un personnage barbu, à longs cheveux, demi-nu, étendu à terre, représentation d’Adam expliquée par l’inscription grecque gravée sur le fond :

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La Croix est plantée dans les entrailles d’Adam.

Sculpture très fine et de très bon style.

Ancienne collection Edmond Bonnaffé. — Publié : Schlumberger, Mélanges Piot, année 1900. L’auteur a voulu voir dans la représentation d’Adam, conforme à toutes les traditions iconographiques du Moyen Age, une figure de l’Adès antique.

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N° 66. — Cor. — XIIe siècle.

(Planche L)

Vers le pavillon de l’instrument, dans des compartiments rectangulaires, sont figurés des aigles alternant avec des lions. Sur tout le reste du cor, on voit une décoration formant un réseau à mailles circulaires dont chaque maille renferme la représentation d’un animal vrai ou fantastique : on y remarque une sirène à corps d’oiseau et tête de femme, des griffons, des lions, des bouquetins, des aigles. Monture en bronze doré du XVIe siècle. Embouchure en argent doré.

Sculpture exécutée en Occident, d’après un modèle byzantin ou oriental.

Longueur, om 42.

N° 67. — Feuillet de Diptyque. — Art français, XIIIe siècle.

Il est divisé dans la hauteur en deux registres : A la partie inférieure est figurée la Mise au tombeau; deux anges tenant en main des encensoirs assistent à la scène. Dans le haut, le Christ de majesté, accompagné de Constantin et de sainte Hélène, de deux anges tenant la Croix et la lance de la passion, préside au jugement dernier. Au-dessous du Sauveur, les morts sortent de leurs tombeaux.

Hauteur, om 188. Largeur, o m 086.

N°68. Polyptique. — Art français, fin du XIIIe ou commencement du XIVe siècle.

(Planche LI)

Ce polyptique se compose de quatre feuillets de mêmes dimensions, réunis par des charnières, comprenant chacun deux registres abrités par des arcatures trilobées supportées par des colonnettes, chaque feuillet étant surmonté d’un gable pointu garni sur les rampants de feuillages très découpés. Cet ivoire porte encore de nombreuses traces de polychromie et de dorure. Les sujets représentés sur chaque feuillet ne se suivent pas au point de vue chronologique.

r" feuillet. - La flagellation ; Judas reçoit le prix de sa trahison ; l’arrestation du Christ.

2e feuillet. — Le portement de croix ; Jésus amené devant Pilate.

y' feuillet. — Jésus mis en croix ; deux anges soutenant le Sauveur par les bras. — La mort de Judas ; Pilate se lavant les mains.

4‘ feuillet. — La Crucifixion : quatre bourreaux dressent la croix à laquelle le Sauveur

IVOIRES

vient d’être cloué; — ■ Jésus dans le prétoire insulté par les soldats; le visage de Jésus est voilé.

Sculpture d’un relief très accentué.

Hauteur, o n> 240. Largeur, o m 326.

N° 6g. — La Vierge et l’Enfant Jésus. — Groupe. Art français, commencement du XIVe siècle.

(Planche LU)

La Vierge vêtue d’une longue robe serrée à la taille par une ceinture et d’un grand manteau dont les plis retombent le long de son corps et sur ses genoux, est assise sur un siège à dossier bas, orné au dossier, aux bras et aux côtés, de compartiments ou d’arcatures de style gothique. [La Vierge foule aux pieds le démon sous la forme d’un dragon à tête de femme. La tête recouverte d’un voile, le front ceint d’une couronne fleuronnée, de la main gauche elle soutient sur ses genoux l’Enfant Jésus qui joue avec sa mère et cherche à saisir une tige de lys quelle lui présente. Ornements polychromes très bien conservés dans les vêtements et dans le fauteuil, dont le dossier est semé de lions et de griffons.

E. Molinier, Histoire générale des Arts appliqués à l'industrie, t. I, p. 186; — E. Molinier et F. Marcou, Exposition rétrospective de V Art français des origines à 1900, planche.

N° 70. — Retable d’autel domestique. — Art français, XIVe siècle.

(Planche LUI)

Il affecte la forme d’un triptyque surmonté de gables pointus ornés de feuillages sur les rampants, placé sur une base rectangulaire dont la décoration polychrome, comme les couleurs qui rehaussent la sculpture, est bien conservée. Au centre, sous une arcade trilobée, se tient debout la Vierge, tournée de trois quarts à droite. De la main droite elle porte une branche Heurie et de la gauche soutient son fils qui sourit à sa mère et tient une pomme. Un ange descend des nuages et dépose une couronne sur la tête de la Vierge. Sur les volets sont figurés deux anges debout portant des flambeaux.

Très haut relief; nombreux rehauts d’or et de couleur; fond semé de rosaces pointillées d’or.

Hauteur, om 390. Largeur, om 235.

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N° 71. — Coffret. — Art français, XIVe siècle.

(Planche LIV)

De forme rectangulaire, muni d’un couvercle plat, il est orné sur toutes les faces de sujets exécutés en bas-relief. Ces bas-reliefs sont séparés par des bandeaux ménagés dans le champ de l’ivoire, sur lesquels sont clouées des frettes de fer forgé qui maintiennent toutes les parties du coffret ainsi que la tige terminée par un moraillon en forme de lion qui se rabat sur la serrure dont les bords sont découpés à jour. La poignée, qui surmonte le couvercle, également de fer, est ornée de deux têtes de basilics.

Couvercle. A gauche, l’attaque du château d’Amour et un chevalier enlevant une dame; au centre, un tournoi ; à droite, des chevaliers envoyant des fleurs à des dames au moyen d’une catapulte.

Devant. Alexandre écoutant les leçons d’Aristote; le Lai d’Aristote; la fontaine de Jouvence.

Extrémité de droite. Un chevalier délivre une dame des mains d’un homme sauvage. Le

même chevalier est reçu dans un château.

Extrémité de gauche. Tristan et Yseult à la fontaine, surpris par le roi Marc. — La chasse à la Licorne.

Partie postérieure. Un chevalier combattant un lion ; Lancelot traverse une rivière en se servant de son épée comme d’un pont; Lancelot endormi sur un chariot garni de clochettes.

Longueur, om 295- Hauteur, om no. Largeur, om 153.

Ancienne collection Meyrick.

Ancienne collection Spitzer, n° ii4du Catalogue de vente.

N° 72. — Couvercle d’un coffret. — Art français, XIV' siècle.

Au centre de cette plaque qui a servi à fermer un coffret, sont figurés deux chevaliers tournoyant en avant d’un château sur les remparts duquel sont réunis divers personnages, seigneurs et dames. A droite et à gauche on aperçoit deux serviteurs, qui, montés dans des arbres, sonnent de la trompette, et deux groupes de seigneurs et de dames qui contemplent le combat.

Longueur, o ” 175. Largeur, o m 098.

N° 73. — Feuillet de diptyque. — Art français, XIV' siècle.

, Les sculptures qui ornent ce feuillet de droite d’un diptyque sont entièrement découpées a jour. Disposées en deux registres superposés, abrités par des arcatures de style gothique,

IVOIRES

chaque registre comprend deux sujets séparés l’un de l’autre par une mince colonnette : l’Adoration des rois; l’Entrée du Christ à Jérusalem; la Crucifixion; le Noli me tangere. Les nimbes des personnages comme les ornements de l’architecture sont entièrement repercés à jour.

Hauteur, o m 167. Largeur, om 086.

N° 74. — Diptyque. — Art français, XIVe siècle.

(Planche LV)

Chacun des feuillets de ce diptyque qui a conservé une grande partie de sa décoration polychrome est divisé en deux registres, abrités par des arcatures trilobées d’architecture gothique surmontées de feuillages, et chaque registre est divisé en deux parties par une colonnette.

Volet de gauche. — L’entrée du Christ à Jérusalem; la Sainte Cène. Judas accroupi devant la table s’empare d’un poisson pendant que Jésus fait le geste de la bénédiction et que saint Jean s’évanouit. — La Flagellation; la Crucifixion.

Volet de droite. — Jésus lavant les pieds des Apôtres ; l’Arrestation du Christ. Judas embrasse le Sauveur pendant que ce dernier recolle l’oreille de Malchus que saint Pierre vient de trancher. — La Descente de croix; la Résurrection.

Hauteur, o® 145. Largeur, om 208.

N° 75. — Boîte de miroir. — Art français, XIVe siècle.

Cette boîte de miroir, complète, comprend deux valves s’emboîtant dos à dos, de forme circulaire et ramenées à la forme rectangulaire par des figures de basilics sculptées à leur pourtour. Sur l’une des valves, on voit, en avant d’un château, un seigneur et une dame, à cheval, accompagnés d’un serviteur partant pour la chasse au faucon. Sur l’autre, deux groupes amoureux sont figurés de chaque côté d’un arbre du haut duquel l’Amour leur décoche des flèches.

Hauteur, o rao82. Largeur, om 80.

N° 76. — Petit polyptyque. — Art français, XIVe siècle.

Ce polyptyque se compose d’une partie centrale, sorte d’édicule surmontée d’un gable pointu abritant une figure de la Vierge portant l’Enfant Jésus, et de quatre volets destinés à recouvrir cette image, sur lesquels sont figurés, en bas-relief, la Visitation, l’Annonciation, l’Adoration des rois, la Nativité, la Présentation au Temple.

Hauteur, 0 ni 108. Largeur, o m 097.

CATALOGUE OPPENHEIM

COLLECTION DU BARON OPPENHEIM

N° 77. — Diptyque. — Art français, XIVe siècle.

Sur le feuillet de gauche, sous une triple arcature de style gothique, on aperçoit la Vierge debout portant l’Enfant Jésus, accompagnée de deux anges debout portant des flambeaux et de deux anges nus à mi-corps portant des encensoirs ; sur le feuillet de droite est figurée la Crucifixion ; une donatrice est agenouillée près de la Vierge.

Hauteur, om 083. Largeur, om 107.

N° 78. — Diptyque. — Art français, fin du XIVe ou commencement du XVe siècle.

(Planche LVI)

Chacun des volets de ce diptyque, de forme rectangulaire, est bordé de guirlandes de roses et de pampres, profondément refouillées, formant un encadrement dans lequel est inscrit un bas-relief circulaire, dont les figures, de relief très accentué, presque en ronde bosse, sont entièrement découpées à jour et appliquées sur un fond teinté d’azur.

Volet de gauche. — La Crucifixion : A droite et à gauche du Crucifix, qu’accompagnent le Soleil et la Lune et deux anges recueillant dans des calices le sang qui sort des plaies des mains du Sauveur, se tiennent deux groupes de quatre personnages, parmi lesquels on distingue la Vierge, saint Jean et deux saintes femmes, Longin appuyé sur une épée. Audessous de la croix, un crâne humain (la tête d’Adam) et des ossements. Dans les écoin- Çons sont figurés : la Flagellation, des anges en adoration, un donateur et une donatrice agenouillés, les mains jointes devant des prie-Dieu sur lesquels sont ouverts des livres. Le costume de ces personnages est celui de la fin du XIVe siècle ; la femme notamment porte les cheveux disposés en nattes le long des joues, à la mode des règnes de Charles V et de Charles VI.

V olet de droite. — La Mise au tombeau : Le Christ mort vient d’être déposé sur un sarcophage richement décoré d’ornements d’architecture gothique et de roses. La Vierge embrasse la main de son fils ; près d’elle se tiennent debout, dans une attitude douloureuse, saint Jean, sainte Marie-Madeleine, saint Joseph d’Arimathie et un autre personnage. Cette scène est abritée sous trois dais d’architecture gothique. Dans les écoinçons, des groupes d’anges et deux écussons d’armoiries, l’un chargé d’une croix alésée, l’autre d’une croix ancrée.

Ce diptyque est maintenu et encadré par une riche monture en argent, en partie doré, ornée sur les tranches d’une frise décorée de quatrefeuilles repercés à jour, et sur les plats d’un semi de croix alésées et de croix ancrées, dorées, reproduisant les motifs des armoiries sculptées sur l’ivoire.

Travail peut-être exécuté en Savoie ou en Piémont sous l'influence française.

Hauteur, o ® 158. Largeur, o m 315.

Exposition rétrospective de l’Art français en 1900, au Petit palais.

IVOIRES

N° 79. — Dague. — Art vénitien, fin du XVe siècle.

Le manche de cette dague, muni de quillons très courts, ornés de feuillages crispés en bronze doré, se compose d’une tige de bronze doré autour de laquelle s’enroulent quatre branchages d’ivoire, décorés de fleurettes incrustées d’or, de feuillages niellés de noir, de style oriental, et de petits rubis. A la base de ce manche sont gravés deux dragons, et sur l’un des côtés fait saillie un bouton de bronze orné d’une feuille.

La lame quadrangulaire, munie de deux cannelures creuses vers le talon, est de fabrication allemande et du XVIe siècle; elle porte encore des traces d’ornements gravés et d’une inscription dans laquelle on ne distingue plus que les mots : ...ailes in Gottes...

Longueur du manche, o 116. Longueur totale, o m 317.

N° 80. — Diptyque. — Art italien, XVe siècle.

(Planche LVII)

Chaque feuillet est divisé en trois registres par des arcatures d’architecture de style gothique flamboyant, disposées irrégulièrement, flanquées de clochetons, de pinacles et de niches abritant des figurines. Chaque registre comprend lui-même trois sujets principaux. Tous ces sujets et ces ornements d’architecture, d’une extrême finesse, sont entièrement découpés à jour.

Ier feuillet. — Registre inférieur : L’Annonciation, la Nativité, l’Adoration des Mages.

Deuxième registre : L’Annonciation aux bergers; la Mort de la Vierge; la Présentation au Temple.

Troisième registre : Dieu le Père recevant lame de la Vierge ; l’Assomption ; le Couronnement de la Vierge.

2e feuillet. — Registre inférieur : Le Portement de croix; la Flagellation; le Noli me tangere ; les âmes des patriarches dans les limbes.

Deuxième registre : La Descente de croix; la Crucifixion; la Résurrection.

Troisième registre : La Trinité; le Christ triomphant; saint Michel pesant les âmes.

Ces deux feuillets ont très probablement servi à orner les plats d’une reliure.

Hauteur de chaque feuillet, 0 m 18. Largeur de chaque feuillet, om 118.

Ancienne collection Spitzer, nos 147 et 148 du Catalogue de vente.

COLLECTION DU BARON OPPENHEIM

N° 81. — Portraits de deux réformateurs. — Art allemand, XVIe siècle.

Ce médaillon ovale, serti d’argent, offre sur l’une de ses faces un portrait d’homme en buste, de profil à droite, les cheveux courts, coiffé d’une toque, la barbe longue, vêtu d’une sorte de simarre. Dans le champ à gauche, le monogramme HR. Au revers est sculpté un autre personnage, en buste, également de profil à gauche, les cheveux complètement cachés par une coiffe et un bonnet, la barbe longue et pointue. Il est vêtu d’un pourpoint qui laisse voir un col de linge plissé, et d’une houppelande. Bordure en forme de torsade sculptée dans l’ivoire. Bélière en argent.

Hauteur, o m 063. Largeur, o m 05,

N° 82. — Portrait d’homme. — Art allemand, XVIIe siècle.

Sur l’une des faces de ce médaillon circulaire, orné d’une monture d’argent gravé, est représenté le portrait de Goetz de Berlichingen en buste, de trois quarts à droite, barbu, chauve, les cheveux longs, cuirassé, appuyé de la main droite sur une épée.

Au revers, un écusson d’armoiries entouré de lambrequins, surmonté d’un heaume couronné, dont un animal tenant un plus petit animal dans la gueule forme le cimier : les armes sont de gueules à une roue de...

Diamètre, o m 062.

N° 83. — Triomphe d’Amphitrite, par François Duquesnoy, XVIIe siècle.

Sur un char en forme de conque sont assis Amphitrite et un autre personnage ; le char est traîné par deux chevaux marins que guident des amours et que précède un amour tenant une torche. Devant et derrière le char, nagent des divinités marines.

Bas-relief.

Hauteur, on' 10. Largeur, om 25.

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