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DINANDERIE

N° ng. — Aiguière. — Travail flamand, XIIe siècle.

(Planche LXIV)

Elle affecte la forme d’un lion à la crinière frisée et ciselée, posé sur ses quatre pieds. La tête relevée offre un peu l’aspect d’un visage humain et de la gueule sort une sorte de crapaud dont la bouche forme le goulot. Un personnage à demi nu, agenouillé sur le dos de l’animal, retient le lion par les oreilles et forme l’anse de l’aiguière. Sur le dessus de la tête, un orifice fermé par un couvercle triangulaire, monté à charnière. Sur le poitrail et les jambes du lion, des gravures simulant la disposition du pelage.

Hauteur, om 22. Longueur, o m 21.

N° 120. — Flambeau. — Art flamand ou allemand, XIIe siècle.

(Planche LXV)

La base du flambeau est formée par une sorte de gros basilic ou d’animal fantastique dont la queue se termine également par une tête et des griffes de dragon. Sur le corps de ce monstre, dont un travail de gravure accentue les détails, s’enroule et s’élève un rinceau plusieurs fois replié, soutenu par un homme demi nu, et terminé par une large feuille, ornée de nervures, au centre de laquelle naît la pointe destinée à tenir le luminaire. Patine noirâtre par place. Fonte très légère.

Hauteur, o "» 24. Largeur, om 185.

N° 121. — Flambeau. — Travail flamand, XIIe siècle.

(Planche LXVI)

Sur le dos d’un lion dressé sur ses quatre pattes, la gueule ouverte et menaçante, est monté à califourchon un personnage à longs cheveux, imberbe, vêtu de chausses collantes et d’une longue tunique. Delà main droite il s’appuie sur la tête de l’animal, delà gauche il

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soutient, au-dessus de ses épaules, une tige végétale dont l’épanouissement forme la bobèche d’un appareil de lumière que termine une longue pointe. Certains détails de la construction anatomique du lion, la crinière, les yeux, les flancs sont accentués, par un travail de gravure. Le même procédé a été , employé pour donner plus d’accent', au personnage. Traces de dorure.

Hauteur, o m 405. Largeur, om 230.

N° 122. — Aiguière. — Art flamand, XIIIe siècle.

(Planche LXVIII)

Elle est en forme de buste d’homme et supportée par trois pieds en forme de griffes. Le visage, aux traits fortement accentués, est imberbe et encadré par de longs cheveux coupés sur le front, au milieu duquel s’ouvre le goulot. Les cheveux sont exprimés par un travail de gravure , et l’anse qui s’attache à l’occiput, au-dessous d’un orifice rectangulaire, figure un basilic. Patine noirâtre.

Hauteur, o m 225.

N° 123. — Aiguière. — Travail flamand, XIIIe siècle ou commencement du XIVe.

(Planche LXIV)

Elle représente un lion accroupi étreignant de ses deux pattes de devant deux basilics qui se redressent vers lui pour le mordre au poitrail. La crinière, très abondante, est frisée et ciselée ; les naseaux de l’animal servaient de goulot, les oreilles d’orifices pour remplir l’aiguière. L’anse est composée d’un basilic affectant un mouvement onduleux dont la queue se termine, comme celles d’ailleurs des autres reptiles qu’écrase le lion, par des feuillages stylisés. Doré.

Hauteur, o0» 22. Longueur, o ™ 205.

N° 124. — Aiguière. — Art flamand, XIVe siècle.

(Planche LXVII)

Elle affecte la forme d’un cheval arrêté, harnaché, portant sur son dos un chevalier armé, coiffé d’un heaume à haut cimier. Le chevalier tient de la gauche les rênes du cheval et, d’après le mouvement du bras droit, on peut conjecturer qu’il tenait sa lance en arrêt. Goulot placé au front du cheval; l’orifice destiné à remplir le vase s’ouvre sur la nuque de l’animal. Le harnais du cheval est en partie figuré par un travail de gravure. Anse en forme de basilic.

Hauteur, o™ 455. Longueur, o"> 38.

Publié : E. Molinier et F. Marcou, Exposition rétrospective de l'Art français, des origines à 1800, p. 16.

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N° 125. — Fontaine. — Art flamand, XVe siècle.

Elle affecte la forme d’une tour cylindrique, portant sur trois pieds en forme de griffe, ornés de masques humains; elle est chargée à sa base de trois têtes d’animaux de haut relief; à l’une d’elle vient s’emmancher un robinet surmonté d’un épi gothique.

Hauteur, o™ 495. Diamètre, o” 125.

N° 126-127. — Flambeaux (Paire de). — Art flamand, XVe siècle.

Chacun de ces flambeaux se compose d’une large base circulaire sur laquelle se dresse une tige en forme de colonne, sur le chapiteau de laquelle s’épanouit une double branche. Chacune de ces branches supporte une statuette d’homme et une statuette de femme en costume du XVe siècle. Tous ces personnages supportent d’une main une bobèche ornée d’imbrications, au milieu de laquelle est fixé un binet à six pans, repercé à jour.

Hauteur, om 275. Diamètre de la base, o m 168.

N° 128. — Grand Lustre. — Art flamand, XVIe siècle.

Il est à seize lumières, disposées sur deux étages, autour d’une tige centrale, terminée à la partie inférieure par un culot orné de crochets gothiques et muni d’une tête de lion de haut relief, tenant en sa gueule un anneau mobile ; chacune des branches, recourbée en volute et accompagnée d’une large bobèche, est ornée de feuillage de vigne entrelacé. Une figure de la Vierge portant l’Enfant Jésus et entourée de rayons surmonte la tige centrale et sert à suspendre tout l’appareil de lumière.

Hauteur, 1 m 05 . Diamètre, i m 00.

N° 129. — Flambeau. — Art allemand, XVIe siècle.

Sur une base circulaire, se dresse une statuette d’homme debout en costume de lansquenet, tête nue, portant une longue moustache et les cheveux courts. De ses deux bras étendus, il soutient deux larges bobèches, au centre desquelles sont fixés des binets à six pans et découpés à jour.

Hauteur, om 315. Diamètre du pied, 0 m 16.

ORFÈVRERIE RELIGIEUSE

N° 130. Reliquaire de la Vraie Croix. — Argent doré et émaux cloisonnés en or. Art byzantin, IXe au Xe siècle.

(Planche LX1X)

Ce reliquaire se compose d’une boîte rectangulaire en argent doré, fermé par un couvercle plat à coulisse. Toutes les faces de la boîte, sauf le dessous qui est simplement doré et orné d’une croix gravée, accompagnée de quatre ornements en forme de T grec, se détachant sur un fond pointillé, sont recouvertes d’émaux cloisonnés en or, sur fond d’argent, affectant les teintes suivantes : blanc, bleu lapis translucide, bleu lilas opaque, lie de vin translucide, vert translucide, jaune opaque. A l’intérieur de la boîte existe encore un cloisonnage en argent, en forme de croix, à double traverse, qui indique l’emplacement de la relique.

Couvercle ; face extérieure. — Au centre, le Christ en croix, nimbé du nimbe crucifère, vêtu du colobium, accompagné des représentations du Soleil et de la Lune ; le titulus porte la simple inscription IC (Ir(aouç), et à droite et à gauche de la tête du Christ on lit les inscriptions habituelles : IACO VCûC COV — (’loè 0 owç aoo) — IAOV H MITIP C — (’lSoù r, y.r(-Yjp usu). A droite et à gauche de la croix, on voit la Vierge — ©€G)TGûKC (•/; ôsc tsy-or) — et saint Jean HCOANIC (’lwàvvïjc). Enfin autour de cette scène, qui occupe le centre du couvercle, en bordure, sont disposés quatorze bustes de saints, accompagnés d’inscriptions : saint Demetrius, saint Eusthatius, saint Laurent, saint Luc, saint Marc, saint Thomas, saint Jacques, saint Damien, saint Côme, saint Grégoire, saint Simon, saint Jude, saint Mathieu, saint Barthélemy.

Le revers du couvercle offre, en quatre compartiments, les compositions suivantes, gravées et niellées sur un fond d’argent doré : L’Annonciation : XAIP€SXAPTOM — La Nativité : H F€NA (sic). — La Crucifixion. Le Christ est vêtu du colobium et accompagné des inscriptions qu’on vient d’énumérer sur la face supérieure du couvercle. — La descente du Christ aux Limbes.

Sur les côtés de la boîte sont représentés, en émail cloisonné, treize bustes de saints, accompagnés d’inscriptions : saint Anastase, saint Nicolas, saint Pierre, saint Paul, saint

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Jean, saint André, saint Pantaléon, saint Eustrate, saint Mercure, saint Platon, saint Procope, saint Georges.

Longueur, om io. Largeur, ora 074. Épaisseur, om 021.

Publié : Bock, Die byxanlinischen Zdlenschmel%e.

Voyez à la série des Ivoires le coffret byzantin qui contenait ce reliquaire. (N° 64).

N° 131. — Flambeau. — Cuivre ciselé et doré, et cristal de roche gravé. Art arabe et français (Limoges), XIIe siècle.

(Planche LXX)

Sur la base, de forme triangulaire et pyramidale, soutenue par trois demi-figures de lions, sont gravés et ciselés trois sujets abrités sous des arcades d’architecture et accompagnés de grands rinceaux stylisés : l’Annonciation, la Visitation et la présentation au Temple. La tige cylindrique se compose d’une pièce de cristal de roche sur laquelle sont sculptés en relief des rinceaux stylisés, et de quatre boules aplaties, deux en cristal de roche, deux en cuivre doré, superposées et alternant. La partie de cristal sculptée en relief est de travail arabe et du XIe siècle. La bobèche, de forme circulaire, au centre de laquelle se dresse une pointe destinée à supporter le luminaire, est ornée à sa partie inférieure de feuillages imbriqués et de rinceaux gravés.

Hauteur, o m 355. Largeur, om 195.

N° 132. — Châsse en argent doré. — Art allemand, XIIe siècle.

De forme rectangulaire allongée, elle est fermée par un couvercle à quatre rampants, surmonté d’une partie méplate. Sur la base, sur le bord et sur le haut du couvercle, sont frappés des ornements représentant de larges feuillages. Quant aux autres surfaces soit de la caisse, soit du couvercle, elles sont décorées de rinceaux de filigranes encadrant soit des pierres cabochons, soit des- pierres gravées antiques, parmi lesquelles on distingue un camée ovale, sardonyx à deux couches, représentant un buste de femme de profil à droite. Aux extrémités du couvercle, deux anges en buste, sonnant de la trompette. Serrure à moraillon.

Hauteur, o” 145. Longueur, o® 21. Largeur, o" 09.

ORFÈVRERIE RÈLIGIEUSE

N° 133. — Vierge reliquaire. — Cuivre battu, champlevé et émaillé. Art limousin, XIIe siècle.

(Planche LXXI)

La Vierge est assise de face sur un siège sans dossier, construit sur un plan pentagonal. A sa partie supérieure, sur le fond et sur les côtés, ce siège est garni d’une galerie découpée à jour. A sa partie supérieure s’ouvre une porte destinée à clore le reliquaire, porte sur laquelle est représenté saint Pierre, tenant les clés, assis, coiffé de la tiare pontificale, sorte de pileus différant par sa forme des mitres des évêques. Cette figure, gravée, est réservée sur un fond émaillé de bleu lapis où s’épanouissent des rinceaux terminés par des fleurons polychromes. Douze figures de saints, probablement les apôtres, sont représentées sur les côtés du siège et disposées en deux étages, sous des arcatures gothiques. Ces figures gravées s’enlèvent sur des fonds émaillés de bleu lapis, de bleu clair et de rouge.

Vêtue d’une robe longue et d’un grand manteau, un voile sur la tête et le front ceint d’une couronne, la Vierge tenait de la main droite une tige de fleur dont il ne subsiste que le support. De la main gauche, elle soutient l’Enfant Jésus vêtu de long et couronné, qui de la main gauche tient un livre fermé. Le bras gauche de Jésus a disparu. Sur la base formant escabeau qui soutient les pieds de la Vierge, on lit en lettres émaillées de rouge, placées entre deux filets d’émail bleu clair, le commencement de la salutation angélique : AVE MARIA GRACIA PLENA.

La ceinture de la Vierge est émaillée de bleu et un fermail orné de fausses pierres est fixé sur sa robe. Nombreuses traces de dorure.

Hauteur, on> 43. Largeur, om 20.

N° 134. — Grand reliquaire dit Châsse aux oiseaux. — Art français, milieu du XIIIe siècle.

(Planche LXXII)

Sur une terrasse en cuivre doré, portée par quatre griffes de lions, tout ornée sur ses côtés de médaillons et d’écussons ornés de peintures sous verre, de cabochons ou de perles de cristal de roche, taillées en facettes, quatre figurines en bronze doré, gracieusement drapées, soutiennent sur leurs épaules le reliquaire. Ce reliquaire consiste en une pièce creuse de cristal de roche, taillée à huit pans, gravée de lignes brisées et de rosaces, contenant des reliques, sertie dans une monture de cuivre ciselé et doré, ornée de feuillages et munie en ses extrémités de clochetons à jour, surmontés d’oiseaux flanquant des pignons sur lesquels sont représentées en relief l’Annonciation et la Crucifixion. Une large crête fili-

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granée surmonte ce monument; cette crête est interrompue dans sa course par trois reliquaires cylindriques, en cristal de roche, contenant des reliques. Ces cylindres, comme les extrémités de la châsse, sont surmontés de boules en cristal sur lesquelles sont perchés des oiseaux de bronze doré. Sur la base sont fixées également, montées en bronze doré, cinq boules de cristal, une grosse cantonnée de quatre petites.

Hauteur, o1” 34. Largeur, om 155. Longueur, om 29.

Ancienne Collection Debruge-Dumesnil.

Ancienne Collection Soltykoff.

Ancienne Collection Seillière.

Décrit par Labarte, Histoire des Arts industriels, ire édition, t. II.

N° 135. — Ciboire en cuivre champlevé, émaillé et doré. — Art français, seconde moitié du XIIIe siècle.

(Planche LXXIII)

Ce monument est construit à six pans. Le pied, bordé d’une moulure rentrante, offre, dans six triangles séparés par des réserves formant une étoile à six rayons d’où paraît naître la tige, six figures de prophètes représentés à mi-corps et tenant des phylactères. Ces figures, gravées et niellées d’émail, s’enlèvent sur un fond uniformément recouvert d’émail bleu lapis.

La tige est interrompue au milieu de son parcours par un nœud prismatique orné de six têtes d’apôtres, exécutées de la même façon que les personnages figurés sur le pied ; mais l’émail niellant les traits de la gravure est un émail rouge foncé.

Sur chacune des faces du ciboire proprement dit est représentée une scène de la Passion : Jésus amené devant Pilate, la flagellation, le portement de croix, la crucifixion, la mise au tombeau, la résurrection. Les personnages, dessinés avec une extrême finesse et une parfaite correction, sont réservés sur fond d’émail bleu lapis, les traits du dessin, certains accessoires, les nimbes notamment, étant exprimés en rouge.

Le même système technique se retrouve sur le couvercle, sorte de toit à six rampants, monté à charnière, offrant les symboles des Évangélistes et deux groupes de rinceaux stylisés. Les nimbes sont ici exprimés en bleu clair.

L’amortissement du couvercle est formé par une flèche à six pans, surmontée d’une croix placée sur une boule légèrement aplatie, en cristal de roche. Dorure admirablement conservée.

Hauteur, om 35.

ORFÈVRERIE RELIGIEUSE

N° 136. — Calice en argent doré et émaillé. — Art italien (Sienne), XIVe siècle.

(Planche LXXIV)

Le pied est à douze lobes, profilés suivant des courbes et des contre-courbes, moulurés, gravés sur leur tranche et chargés d’une première série de douze médaillons en émail translucide sur argent, représentant les symboles des Évangélistes, saint Michel terrassant le dragon, saint Christophe, sainte Marie-Madeleine, saint Jean-Baptiste, saint Antoine de Viennois, un saint abbé, le roi David et un apôtre. Au-dessus, sur le pied, vers la tige, six médaillons repoussés représentent des prophètes, et six figures de saints sont émaillées dans les écoinçons déterminés par ces médaillons. A la base de la tige, interrompue par un nœud orné de six médaillons émaillés, on lit l’inscription gravée : -J- Calix abbie (abbacie) sic (sic, Sctncti), Michaelis, de Sen(is ). Au-dessus et au-dessous du nœud, les angles de la tige, sur les faces de laquelle sont gravés des bustes de saints, sont garnis de petites figurines en relief formant cariatides. La fausse coupe est ornée de six figures d’anges gravés, à micorps.

Hauteur, om 243.

N° 137. — Buste d’une sainte. — En ivoire et en cuivre doré, XVe siècle.

Le buste, coupé un peu au-dessous des épaules, est de cuivre doré et battu; mais le visage, qu’encadre les plis d’un voile que retient un couronne fleurdelisée, est d’ivoire. Sur la poitrine est fixé un verre destiné à laisser apercevoir la relique. Base moulurée, à six pans, ornée de créneaux.

Hauteur, om 28. Largeur, 0“ 21.

N° 138. — Grande croix reliquaire. — En argent, ornée d’émaux translucides. Art italien (Sienne), XVe siècle.

Cette croix processionnelle servait de reliquaire. En effet, à l’intersection de ses bras, se trouve un médaillon circulaire entouré de six pétales, disposés comme les pétales d’une fleur, en cristal de roche, formant réceptacle pour les reliques. Les bras et le fût sont terminés par des médaillons polylobés, sertissant des émaux translucides sur argent. Ces médaillons, comme ceux en forme de losanges qui font saillie sur la tige comme sur les bras, sont ornés, en leurs angles saillants, de boules de cristal de roche ou de boules d’argent.

Tout le fût de la croix, dont la tranche est recouverte d’ornements d’argent doré, découpés

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à jour, est en dehors des émaux représentant les sujets indiqués plus bas, recouvert de plaquettes d’émaux translucides sur argent, représentant des feuillages.

Face principale : Sujets représentés dans les médaillons : saint François recevant les stigmates; saint Louis de Toulouse; l’Adoration des Rois; sainte Elisabeth de Hongrie,- assise, priant et ayant des roses sur ses genoux. Le Christ apparaissant à une sainte de 1 ordre de saint François.

Revers : Le Christ en Majesté, accompagné d’anges ; les symboles des Evangélistes, l’Annonciation, la Nativité, saint Laurent, saint François prêchant.

Hauteur, om 50. Largeur, om 42.

N° 139. — Reliquaire. — Argent doré. Art espagnol, commencement du XVIe siècle.

(Planche LXXXV)

Ce reliquaire, en argent repoussé et doré, repose sur un pied à quatre lobes, dessinés suivant des courbes et des contre-courbes, selon les principes de l’art gothique, ornés de feuillages repoussés dans le style de la Renaissance. Sur un des lobes est fixé un écusson d’armoiries chargé de cinq castilles. De la tige, de style gothique et interrompue par un nœud à six pans, bordé d’engrêlures, naissent comme deux cornes d’abondance, deux supports qui servent de piédestaux à deux figurines d’anges qui flanquent le reliquaire. Celui-ci, de forme rectangulaire, fermé par un couvercle à quatre rampants, surmonté d’une boule de cristal et d’un fleuron, est orné d’arcatures gothiques et de feuillages de style Renaissance. Sur la base, le poinçon : CERV.

Hauteur, 0"> 405. Largeur, om 205.

N° 140. — Lanterne. — En bronze doré. Art allemand, commencement du XVIe siècle.

Elle affecte la forme d’une édicule gothique ajourée, de forme hexagonale, munie de contreforts et surmontée de pinacles, chacune des faces abritant une figure d’apôtre ou de prophète, supportée par une tige ornée de feuillages. Des figurines sont également fixées aux contreforts et sur le toit pointu qui surmonte l’objet. Le culot est tout recouvert de rinceaux et de feuillages crispés sur lesquels se relèvent des fleurettes émaillées à froid. Un cabochon de cristal est enchâssé à sa partie inférieure. Bronze doré.

Hauteur, om 41.

ORFÈVRERIE CIVILE

N° 141. — Coupe double. — Montée en cuivre et en argent ciselé, doré et émaillé.

Art allemand, XVe siècle.

La coupe, de forme hémisphérique très aplatie, est de bois et repose sur un pied en bronze doré, orné d’arcatures de style gothique et de feuillages crispés. L’anse fixée sur le côté est de forme relevée et pareillement ornée de feuillages. Quant à la petite coupe hémisphérique de bois qui, renversée, forme le couvercle de la première, elle est bordée d’argent et munie d’une couronne découpée à jour qui en surélève le pied. Sous le pied est fixée une plaquette circulaire émaillée, ayant sans doute la signification d’un blason : d’azur, au lion d’or.

Hauteur totale, om 17. Diamètre, om 12.

N° 142. — Coupe. — Couverte en corne de chèvre du Tyrol ( Steinbock ), montée en argent doré. Art allemand, fin du XVe siècle.

(Planche LXXVI)

Elle est de forme cylindrique et légèrement évasée, munie sur un de ses côtés de trois fortes saillies destinées à permettre de la tenir plus sûrement. Elle repose sur trois pieds en argent doré, représentant des chèvres aux cornes démesurées ; un cercle d’argent doré, orné d’un rang de feuillages, en garnit l’orifice ; sur ce cercle est frappé un poinçon illisible. Couvercle en argent doré, en forme de bulbe à six lobes, surmonté de feuillages et d’une petite statuette d’homme s’appuyant sur un écusson.

Hauteur, om 24.

N° 143. — Cor. — Art allemand, XVe siècle.

Il est décoré, vers son pavillon, d’une inscription illisible, gravée en caractères gothiques, puis d’une représentation du Christ tenant une croix, accompagné de plusieurs apôtres;

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enfin, d’une représentation de la Crucifixion. Plus loin, vers l’embouchure, se voient des frises d’ornement, en longueur; les unes portent des rinceaux, les autres des lettres gothiques se répétant dans un même ordre et sans signification apparente. Monture en bronze dorée, ornée de feuillages crispés.

Longueur, om 275.

N° 144. — Grand bocal double. — En madré, monté en vermeil. Art allemand, XVIe siècle.

(Planche LXXVII)

De forme hémisphérique aplatie, cette coupe, de même que celle plus petite qui lui sert de couvercle, est décorée vers son épaule d’une sorte de réseau filigrané en vermeil, accompagné de menus feuillages. La base, très finement moulurée, est sertie d’un cercle d’orfèvrerie ciselé et filigrané, et sur sa partie supérieure on voit une dentelle de feuillages de vermeil, de style gothique. L’anse, recourbée en forme de volute ajourée, est garnie sur ses deux faces de deux plaques de vermeil, repercées et filigranées.

La base enfin de la plus petite coupe, qui forme couronnement quand elle est posée sur la grande comme un couvercle, est munie d’une large bordure en vermeil composée de feuillages gothiques, à la base desquels court un bourrelet de filigranes. Sous les pieds de la grande et de la petite coupe sont fixés deux médaillons en argent repoussé et doré, portraits des possesseurs de ce vase :

i° Sous la grande coupe, un portrait d’homme en buste, de profil à droite, barbu, les cheveux recouverts d’un bonnet et d’une toque, vêtu d’une houppelande ; légende : LAVX KRELER- WAS- ALT'LLMDXX. Bordure de filigrane. Diamètre, om058.

20 Sous la petite coupe : un portrait de femme en buste de profil à gauche, les cheveux recouverts d’une coiffe brodée, un tnanteau court, d’étoffe semée de feuillages, sur les épaules. Légende : ELISABET- KRELERIN' HET- ICH- DIE- GESTHALT • VND • ALT • Bordure filigranée.

Hauteur totale, 0“47. Diamètre, o™28.

N° 145. — Vase à boire en forme de soulier. — Art allemand, XVI' siècle. (Planche LXXVIII)

Le soulier est de cuir noir, à bout pointu et relevé, et cette extrémité est garnie d’une pointe recourbée en argent doré et gravé, à laquelle est suspendu un grelot. Une large frise d’argent, gravée de feuillages et dorée, borde le haut de la chaussure et sert à maintenir

ORFÈVRERIE CIVILE

un couvercle bombé, repoussé, orné d’arabesques et de cuirs découpés, terminé par un bouton composé de deux figurines d’homme soutenant un écusson sur lequel sont gravées trois jambes, accompagnées de trois alênes de cordonnier.

Hauteur, o"> 145. Longueur, o® 190.

N° 146. — Bocal en jaspé, monté en cuivre doré. Art allemand, XVIe siècle.

(Planche LXXIX)

La coupe, de forme sphérique aplatie ainsi que la coupe plus petite qui lui sert de couvercle, est taillée dans un jaspe brun et vert foncé. La monture du bocal consiste en un pied de calice à six lobes, de style gothique décoré de feuillages découpés vers le culot du vase, et en une anse courte dont les extrémités, ornées d’un grènetis, sont repliées comme des feuillages desséchés.

La petite coupe, qui étant renversée sert de couvercle, est munie d’un pied de bronze doré richement bordé de feuillages découpés. Au fond du pied se relève en bosse un masque d’homme sauvage.

Hauteur, om 23. Diamètre, om 12.

N° 147. — Plateau en vermeil. — Art portugais, 1537.

De forme circulaire il repose sur un pied bas orné de feuillages dans le style de la Renaissance italienne. Sur l’ombilic très saillant et orné en son centre d’un médaillon de femme se développe une scène de chasse au sanglier. Toute cette scène est d’un relief très accentué. Le marli est divisé en six compartiments, par des pilastres, et dans chacun de ces compartiments est représentée une scène à plusieurs personnages, repoussés et ciselés en très haut relief: Le Jugement de Paris ; Loth fuyant Sodome; Pyrame et Thisbé; Mucius Sccevola; Un prince rendant la justice ; David venant de voler les armes de Saül. Sur un petit cartouche, dans ce compartiment, on lit la date de 1537.

Poinçons : G3.

Diamètre, 0m030. Hauteur, omo6o.

N° 148. — Coupe en faïence italienne, montée en vermeil. Art italien, milieu du XVIe siècle; art allemand, fin du XVIe siècle.

La pièce, de faïence italienne, due sans contredit à un artiste d’Urbino, Orazio Fontana, qui a motivé cette monture en orfèvrerie, est de forme insolite. Elle a comme galbe géné-

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ral l’air d’une sphère aplatie, et en réalité se compose de deux hémisphères réunis et ornés au culot de larges feuillages en relief, teintés de vert. Un rang de perles saillantes, teintées de jaune, contourne le haut de la coupe. Sur chacun des hémisphères est peint en couleur, au milieu d’un paysage, un sujet allégorique : un fleuve assis à terre, appuyé sur son urne et tenant en main une palme vers lequel s’avance un berger qui le couronne de chêne; une femme tenant une palme et une branche de chêne vers laquelle s’avance un jeune homme nu tenant des balances et une palme, et également une branche de chêne (? allusion aux armoiries des délia Rovere, seigneurs d’Urbino).

La monture en vermeil consiste en une base bombée, ornée de godrons et de cuirs découpés, une tige en balustre et deux frettes verticales décorées de mascarons et de figurines qui réunissent la base au cercle d’orfèvrerie, gravé de lambrequins, qui forme l’orifice du vase. Couvercle bombé en argent repoussé, en partie doré, orné de godrons et surmonté d’une statuette du dieu Mars.

Hauteur, on’25.

N° 149. — Bocal en cristal de roche, monté en vermeil. Art allemand, fin du XVIe siècle.

La patte bombée est sertie d’un large bandeau en argent, gravé de menus feuillages et doré ; la tige, composée de deux morceaux de cristal formant un balustre, est également ornée de feuillages, de cercles et de volutes de vermeil. De cette patte naissent sur de grandes feuilles trois frettes qui enserrent le bocal, de forme ovoïde, taillé à pans, et se rattachent au moyen de masqués de femmes au bandeau d’orfèvrerie gravée qui compose l’orifice du vase. Couvercle bombé, en cristal taillé à facettes, monté en vermeil et réuni au bocal par un petit crochet.

Hauteur, om 24.

N° 150. — Bocal en verre monté en argent doré. Art allemand, XVIIe siècle.

(Planche LXXX)

Le bocal est de forme cylindrique et repose sur une base assez large. Le verre, blanc et incolore, imite par ses rayures verticales les dispositions du latticinio de Venise.

La monture de vermeil consiste d’abord en un cercle qui entoure la base, puis en une armature ciselée composée de deux anneaux décorés de volutes et de feuillages repercés à jour, placés horizontalement l’un à l’orifice, l’autre à la base du bocal. Ces deux anneaux sont réunis par deux branches verticales, ciselées avec la plus grande finesse, ornées de

ORFÈVRERIE CIVILE

mufles de lions et interrompues au milieu à peu près de leur longueur par deux médaillons ovales en vermeil : l’un offre un portrait de femme à mi-corps, de trois-quarts à droite, habillée à la mode du commencement du XVIIe siècle, accompagnée de la légende : V’G* G’F-MARIA’CATHA-G’H-Z B'V’L. L’autre médaillon présente un écusson d’armoiries à onze quartiers, sommé de trois heaumes et accompagné de la légende DIEV ME CONDVISE. Deux autres frettes réunissent horizontalement ces médaillons. Couvercle bombé, en argent repoussé et doré, orné de palmettes et de têtes de lions, surmonté d’un cheval au galop sautant par-dessus une étoile (Brunswick).

Hauteur, om 34.

N° 151. — Coupe composée d’un nautile monté en argent doré. Art allemand, XVIIe siècle.

(Planche LXXXI)

Le nautile, doublé d’argent, surmonté d’un crapaud ailé en vermeil, orné d’un masque d’homme barbu et ailé, est gravé sur ses deux faces. D’un côté on voit, dans une barque conduite par des Indiens, une dame en costume Louis XIV ; un personnage vêtu à l’européenne sonne de la trompette à l’avant du bateau. Sur l’autre face on voit un éléphant et un oiseau au milieu d’un paysage. Sous le mascaron d’argent, un chiffre de lettres entrelacées dans lequel on distingue des E et un V.

Ce nautile est soutenu par un triton de haut relief tenant en main une conque, placé lui-même sur une tortue qui repose sur une mer composée d’un morceau de quartz brut. La base ovale est munie de quatre pieds affectant la forme de poissons fantastiques, sortes de poulpes à face humaine. Poinçons : CM.D.

Hauteur, om 325.

COLLECTION OPPENHEIM

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