‹ Collection du baron Albert Oppenheim, tableaux et objets d'artChapitre 39 sur 53 · Bouteille. — Nassau, XVIIIe siècle · texte numérisé non relu

Bouteille. — Nassau, XVIIIe siècle

La panse est sphérique, légèrement aplatie et munie sur ses côtés de petites anses destinées à faire passer des cordons de suspension. Sur les deux faces aplaties, dans deux médaillons octogonaux, est figuré le jugement dernier. Tout le reste de la pièce est émaillé de violet, et sur ce fond sont rapportées des fleurs de lys et des pastillages émaillés en bleu. Col émaillé de bleu.

Hauteur, om2 3.

N° 251-252. — Figurines (Deux). — Nassau, XVIIIe siècle.

De grès gris, ces deux figurines représentent l’une un homme jouant du cor, l’autre un homme jouant de la vielle.

Hauteur, o “ 25 et o m 245.

N° 253. — Vase. — Kreussen, 1640.

Sur sa panse, ovoïde, taillée à six pans et vernissée de brun foncé, dans six compartiments ovales, séparés par des termes, sont représentés en relief et décorés d’émaux polychromes : Saturne, Jupiter, Mars, le Soleil, Vénus, Mercure et la Lune. Deux têtes de chérubins émaillées accompagnent chacune de ces représentations. La date de 1640 est peinte dans le médaillon où est représentée la Lune.

Monture et couvercle en étain.

N° 254. — Canette. — Kreussen, 1643.

Grès brun. Décor émaillé en couleurs. Sous cinq arcatures, aux archivoltes décorées de feuillages, se tiennent debout quatre personnages en costume du XVIIe siècle, la cinquième arcature étant occupée par un écusson d’armoiries accompagné des lettres VGGC' MZB. Au-dessous de deux autres personnages, on voit aussi une inscription : VG'G‘ E • A • M • Z • B ; puis V • G ■ G • G ■ A ■ M • Z • B et la date 1 643 .

Couvercle en étain.

Hauteur, om 14.

GRÈS ALLEMANDS

IOI

N° 255. — Canette. — Kreussen, 1649.

De grès brun, elle est décorée sur son pourtour des figures des sept planètes, en relief, rehaussées d’émaux polychromes; sous l’anse, la date : 1649.

Couvercle en étain.

Hauteur, om io.

N° 256. — Canette. — Kreussen, 1650.

Grès brun. Décor en relief émaillé en couleur. Sur la frise, de chaque côté d’un médaillon circulaire, où on voit un carrosse tiré par quatre chevaux, accompagné du nom et de la date HANNS • GERBERT • 1650, sont représentés les douze apôtres, en relief. Au-dessus et au-dessous de cette frise, une moulure ronde, sur laquelle se relèvent des ornements émaillés.

Couvercle en étain portant un écusson d’armoiries gravé.

N° 257. — Petit vase. — Kreussen, 1666.

De grès brun, à panse piriforme et orifice largement évasé, il est décoré sur sa face antérieure d’un écusson d’armoiries peint en émail, accompagné des initiales A • F ■ K • G * K et de la date 1666, et sur ses côtés de quatre figures d’apôtres en relief, rehaussées d’émail, sur fond bleu, entourés de cartouches, de feuillages et de fruits polychromes.

Hauteur, om 115.

N° 258. — Canette. — Kreussen, 1675.

De grès brun, elle est décorée au moyen d’émaux appliqués à plat. De chaque côté d’un écusson d’armoiries soutenu par un ange, accompagné des initiales I V et de la date 1675, sont rangés tous les membres de la famille Vogel, le père, la mère, quatre fils et trois filles, les membres de la famille déjà décédés à la date que porte la canette étant indiqués par une croix rouge. Chaque membre de la famille est indiqué par ses prénoms exacts. Sur la base est peinte en blanc l’inscription : WER AVS MIR TRINCKT ZV IEDER ZEIT DEM GESEGNE ES DIE H 5FALTIGKEIT. Au-dessus et au-dessous de la frise, deux bourrelets décorés de feuillages émaillés sur relief.

Couvercle en étain.

Hauteur, c™ 16.

COLLECTION DU BARON OPPENHEIM

N° 259. — Canette. — Kreussen, 1680.

Grès ; décor émaillé sur relief ou peint et doré à plat. Sur la frise, qui contourne la panse, huit médaillons circulaires entourés de cuirs découpés, dans lesquels sont représentés en buste et en costume d’apparat, l’Empereur et les électeurs de l’Empire. Ces bustes sont peints à plat et rehaussés de dorure. Au-dessus et au-dessous de cette frise, deux moulures sur lesquelles se relèvent des feuillages émaillés. Sous l’anse, ornée d’un mascaron, est tracée la date 1680.

Couvercle en étain.

Hauteur, o m i s .

N° 260. — Canette. — Kreussen, 1691.

De forme basse et cylindrique, elle offre sur sa panse, en relief et émaillées, les figures des douze apôtres, séparées en deux séries par la représentation de l’Agneau mystique. Près de l’anse, la date 1691.

Couvercle en argent repoussé, offrant un écusson d’armoirie accompagné de la légende: G A- COLLETTE TV-L* EQVES- AVR- S-P-L-C- DO- DERIN- LIB- BAR- S- PET- SV- OF.

Hauteur, om 170. Diamètre, ora 148.

N° 261. — Canette. — Kreussen, XVIIe siècle.

Elle est de grès brun, et son ornementation en relief, appliquée sur un fond imitant un travail de vannerie, est rehaussée d’émaux polychromes. Sur le devant, entre deux cerfs couchés, un buste de femme, de face, dans une couronne de feuillages ; à droite et à gauche, une chasse à l’ours. Rehauts d’or.

Couvercle en étain.

Hauteur, om 110.

N° 262. — Pot à boire. — Kreussen, XVIe siècle.

De grès gris foncé presque noir, sa panse est renflée vers le culot ; toute sa surface est décorée en creux d’un travail rappelant les ouvrages de vannerie, ornementation sur laquelle sont réservées des bandes tournées en hélices, imprimées de petites étoiles d’or, des roses et des compartiments travaillés en creux, à l’ébauchoir, et émaillés de bleu, de rouge

GRÉS ALLEMANDS

et de blanc. Entre les compartiments, au haut et au bas du vase, de petites têtes à longs cheveux, en relief, frottées d’or. Anse décorée de fleurons imprimés en creux, rehaussés d’émail.

Couvercle en étain orné de fleurs et de feuillages.

Hauteur, om 205.

N° 263. — Canette. — Kreussen, XVIIe siècle.

Grès brun, décoré en émail sur relief. Sur la panse, à droite et à gauche d’un écusson peint, — d’argent à une tête de bœuf de sable — accompagné des lettres H • H • V • W . se développe sur la frise des scènes de chasse au sanglier et au renard. Au-dessus et au-dessous de la frise, deux moulures décorées de rinceaux émaillés sur relief.

Couvercle en étain gravé, orné de deux écussons d’armoiries et de rinceaux et de fleurs.

Hauteur, o ra 1 } .

N° 264. — Canette. — Kreussen, XVIIIe siècle.

La panse est de forme ovoïde, et ornée de sept médaillons en relief, rehaussés d’émaux de couleur représentant les divinités : Saturne, Jupiter, Mars, le Soleil, Vénus, Mercure, la Lune, considérées comme la personnification des planètes et des jours de la semaine. Autour de l’orifice, une devise : Drinck und is Gott nicht ver gis.

Monture en étain portant la date de 1777.

Hauteur, omi7.

faïences allemandes

N° 265. — Très grande cruche. — Hirschvogel, Nuremberg, XVIe siècle. Terre vernissée.

(Planche XCVII)

La panse, divisée en trois zones d’ornements superposés, ainsi que l’anse composée de trois serpents entrelacés, sont uniformément vernissés en jaune. C’est sur le fond que sont rapportés des ornements en relief, recouverts d’émaux polychromes. Sur le col, séparés les uns des autres par des fleurons, surmontés de bouquets de fruits, sont représentés deux bustes d’homme et deux bustes de femme, alternant, semblables deux à deux. Sur l’épaule du vase, à l’opposé de l’anse, deux anges debout soutiennent un grand médaillon circulaire, dans lequel sont peintes les armoiries de la famille Imhoff, de Nuremberg. A droite et à gauche de ce médaillon, deux arcatures, composées de colonnettes, supportant des archivoltes de feuillages et de fruits, abritent deux bustes d’homme ; l’un est représenté de profil, barbu, coiffé d’un chapeau ; l’autre de trois quarts, barbu, les cheveux courts et nu tête.

La frise médiane, plus étroite, montre la répétition, sous des arcatures de feuillages et de fruits, séparées les unes des autres par des fleurettes en relief, des bustes d’homme et des bustes de femme, de profil, alternant et se détachant sur un fond d’émail bleu. Enfin, à la base, on retrouve une disposition d’arcatures analogue, mais les personnages représentés sont en pied : Adam et Ève tentés par le serpent, un lansquenet jouant du fifre, un seigneur et une dame à la promenade, groupe deux fois répété; un lansquenet jouant du tambour.

Terre vernissée et émaillée : Émaux blanc, vert, bleu, violets.

Hauteur, o m 51.

Ancienne Collection de Lord Hastings.

N° 266. — Grande cruche. — Hirschvogel, Nuremberg, XVIe siècle. Terre vernissée.

Sa large panse est divisée en quatre compartiments, par des guirlandes de feuillages en relief, formant des arcades ornées de mascarons à la retombée des archivoltes. Ces reliefs

COLLECTION OPPENHEIM

COLLECTION DU BARON OPPENHEIM

sont émaillés en vert et se détachent sur un fond d’émail blanc, où se profilent aussi, en fort relief polychromé, un groupe de la Charité, les figures de la Prudence et de la Fidélité. Autour de ces figures, au col du vase, dans les écoinçons, des arcatures sont rapportées, des fleurettes, des mascarons, des étoiles, des têtes de chérubins; au-dessous de l’anse on aperçoit un cavalier, armé de toutes pièces, sur un cheval cabré, et entre l’anse et le col, dans une couronne de feuillages, un bœuf ou un cerf ailé, allusion possible au nom du potier.

Couvercle en étain.

Hauteur, om 32.

N° 267. — Grande cruche. — Nuremberg, XVIe siècle. Terre vernissée.

De forme très élevée, de galbe ovoïde, elle est munie d’une anse tordue. Le goulot est émaillé de bleu foncé et de jaune, mais toute la panse est émaillée de vert, et c’est sur ce fond que se détachent les ornements en relief, émaillés de blanc, de jaune, de bleu, de violet très foncé.

Sur le devant, au-dessous d’une aigle à deux têtes, les ailes éployées, est figurée la légende des filles du roi de Mercie ; puis, sans ordre, sont distribués, sur toute la panse des scènes de chasses, des personnages et des animaux de grandeurs différentes, des arbres, des feuillages, des fleurs détachées, des motifs de décoration empruntés à des sculptures de la Renaissance. C’est ainsi que sur l’épaule du vase on voit l’Enfant Jésus accompagné de deux femmes, l’une jouant de la harpe, l’autre de l’orgue, motifs sans lien apparent entre eux. Près de la base, près d’une chasse à l’ours, sous l’émail vert, est gravé un monogramme : un I et un W entrelacés.

Hauteur, ora 382.

N° 268. — Modèle de poêle. — Nuremberg, XVIe siècle. Terre vernissée.

De forme rectangulaire allongée, et à deux étages, il est supporté par quatre lions qui sont dorés, alors que tout le reste du monument est uniformément vernissé en vert. A l’étage inférieur, au-dessus d’une série de moulures, on voit dans des niches, séparées par des cariatides de haut relief, une figure du Dieu Mars qui se repète dans toutes les niches : aux angles, des figures d’enfant. A l’étage supérieur, aux angles des cariatides, dans quatre niches, quatre vases de fleurs. Couronnement formé d’espèces de pommes de pin dorées et de panneaux semi-circulaires ornés de dauphins.

Hauteur, 0“ 275. Largeur, o™ 115. Longueur, O” 165.

faïences allemandes

\° 26g. Modèle de poêle. — Nuremberg, 1568. Terre vernissée.

Il est de forme rectangulaire allongée, porté sur deux lions accroupis, deux balustres et une cloison pleine, sur laquelle sont représentés deux anges sontenant (?) un enfant ; ce dernier support est placé à la partie postérieure du poêle, au-dessous de sa porte. Toute la décoration, exécutée en relief, est émaillée de blanc, de vert, de bleu, de violet et de jaune. Sur la face principale, au-dessous de la partie élevée où passait la fumée, on voit Adam et Eve mangeant du fruit de l’arbre de la science du bien et du mal ; aux angles, deux écussons portent la date 15-68. Sur les côtés, deux bas-reliefs représentent l’adoration des bergers et l’adoration des mages. Le corps supérieur du poêle est décoré d’arabesques dans le style de la Renaissance.

Hauteur, om 315. Largeur, om il. Longueur, om 17.

N° 270. — Modèle de poêle. — - Art allemand, fin du XVIe siècle. Terre non émaillée.

Ce modèle est en terre blanche, non vernissée, et repose sur deux figures de lions accroupis, soutenant des écussons en forme de cartouches. Sur les côtés du corps inférieur du poêle sont, sous des arcatures, représentées les sept planètes ; des mascarons, des cartouches, de petits personnages dans des niches, motifs empruntés à des œuvres d’orfèvrerie, complètent cette décoration. Quant au corps supérieur, à deux étages, il est orné des images des Evangélistes, de la Foi, de la Charité, de l’Abondance, et d’un évêque tenant un calice. Ornements de faîtage en forme de boules.

Hauteur, om 32. Largeur, om 095. Longueur, om 142.

N° 271. — Modèle de poêle. — Suisse, XVIIe siècle. Terre vernissée.

Il est émaillé en vert. Construit sur un plan rectangulaire, il est muni sur ses côtés de deux sièges auxquels on accède par une marche. Sur les côtés, aussi bien à la partie inférieure qu’à l’étage supérieur, dans des niches, sont représentées les planètes, placées sous des arcatures ; aux angles, des figures de saints, debout, ou des colonnettes ; toute cette ornementation, aussi bien que le couronnement, où sont peints des bustes d’homme dans des cartouches, est recouverte d’émaux polychromes, jaune, bleu et manganèse. Près des sièges, dont la marche est décorée d’une tête de chérubin, des figurines de lions de haut relief, et contre le siège, des agneaux.

Hauteur, om 375. Largeur, om 29. Longueur, om 21.

io8

N° 272. — Cruche émaillée. — Wintherthur (Suisse), XVIIe siècle. Grès.

Sa panse, ovoïde, est divisée par des ornements en relief, en quatre compartiments, renfermant des personnages, des mascarons, des bouquets de fruits en relief; on voit Adam et Ève, de chaque côté de l’arbre de la science du bien et du mal, trois fois, Vénus tenant la pomme qui lui a donnée Paris, des têtes de chérubins, des masques de femmes, des fleurs de lys. Toute cette ornementation, ainsi que les reliefs du même genre qui ornent le col du vase, s’enlèvent sur un fond pointillé et jaspé de violet.

Émaux blancs, vert clair, bleu, jaune d’ocre, violet.

Couvercle en étain.

Hauteur, o m j 1 .

N° 273. — Cruche. — Salzburg, XVIIe siècle. Terre vernissée.

Sur le devant de la panse, dans une cavité en forme d’amande émaillé de jaune, est fixé un crucifix émaillé de haut relief, et sur la panse émaillée en blanc grisâtre, recouverte de sable tacheté par place d’émail bleu, sont appliquées deux figurines émaillées de la Vierge et d’un saint. Le modèle de la figure de la Vierge est plus ancien que le XVIIe siècle ; des bandes vertes, gravées sur les bords à la pointe, divisent verticalement la panse du vase; la même teinte verte se retrouve au revers du col, tandis que le devant et les côtés sont émaillés de blanc et de violet, ce décor posé à plat affectant la disposition de dents de loup. Anse émaillée de jaune.

Couvercle et sertissure du pied en étain.

Hauteur, om 24.

N° 274. — Petite canette. — Art allemand ? Brême, XVIIIe siècle. Terre vernissée.

Vernissée en brun, elle est décorée sur sa panse de l’aigle impériale et des armes de la ville de Brême, trois fois répétées, accompagnées de la date 1591 et du monogramme C M. Vers l’orifice, trois masques d’un fort relief, imités des masques chinois.

La date de 1591 s’explique par le fait que le potier s’est servi d’un ancien moule, ou a surmoulé ses ornements sur une pièce ancienne.

Couvercle en étain.

Hauteur, om 20.

faïences allemandes

N° 275. — Petite canette. — Nuremberg, XVIIIe siècle. Terre émaillée.

Elle est décorée, sur sa panse, d’une bacchanale d’enfants, imitée ou surmoulée d’un vase en ivoire. Anse en forme de dauphin. Décor polychrome.

Couvercle en étain doré.

Hauteur, ora 16.

N° 276. — Pot à deux anses. — Saxe, fin du XVIe siècle. Grès.

De forme sphérique, émaillé en brun, il est muni latéralement de deux anses plates. Sur chaque face, entre des croix de saint André gravées en creux, deux médaillons, en relief renfermant deux écussons d’armoiries semblables, accompagnés des lettres H. M. Autour de ces médaillons, autour du col et au-dessous des médaillons, des pastillages émaillés en noir.

Couvercle et monture en étain.

Hauteur, o m 025 .

N° 277. — Bouteille plate. — Annaberg, fin du XVIe siècle.

Elle est vernissée en brun clair, et affecte la forme d’une section de cylindre, qui serait évidée en son centre et posée sur sa tranche. Sur cette tranche, munie de quatre anses destinées à passer des cordons, d’un goulot en forme de tronc de cône renversé sont fixés des pastillages représentant des fleurettes et des cartouches. Sur les flancs sont fixées six représentations des planètes, les Armes de Saxe, de Meissen et de Zeitz, des rosettes et un écusson soutenu par deux lions, chargé d’un monogramme A T L.

Fermeture en étain.

N° 278. — Bouteille en forme de chouette. — Bunstlau, XVIIe siècle.

Ce vase est entièrement vernissé en brun, et l’animal est représenté au repos, les pattes ramassées sous le corps. La tête très stylisée sert de couvercle à cette bouteille dont le goulot, entouré d’une large garniture où sont ciselées des plumes, est d’argent.

Hauteur, om 185.

IIO

COLLECTION DU BARON OPPENHEIM

N° 279. — Grande canette. — (?) Saxe, XVIIe siècle.

Elle est de grès brun, décoré à sa base de mufles de lion et de fleurettes ; sur la panse sont figurés, en relief, le Bon Pasteur et huit apôtres au-dessus desquels on aperçoit des étoiles.

Couvercle et monture en étain.

Hauteur, o m 29.

N° 280. — Cruche. — Breslau, XVIIIe siècle.

En grès gris et vernissé de brun foncé ; la panse, de galbe piriforme, est entourée d’une enveloppe formant une seconde cruche, entièrement découpée à jour, repercée d’ouvertures en forme de quatrefeuilles ou de coeurs. Sur le col sont estampés des cercles s’entrecoupant. Sur le pied, des cœurs et des quatrefeuilles gravés en creux. Anse en volute matée. Sous le pied est gravée, en écriture courante, avant la cuisson, l’inscription : Joh. Corzetius 177.

Hauteur, om 245-

faïences françaises

N° 281. — Bouteille de chasse. — Beauvais, milieu du XVIe siècle.

Bien que son galbe général soit celui d’une bouteille aplatie, sa panse est assez fortement bombée. Munie sur les côtés de nervures creuses et d’anses destinées à passer des lanières de cuir, elle est décorée sur chacune de ses faces d’un grand médaillon circulaire en relief. Dans chaque médaillon, un écusson d’armoiries écartelé aux 1 et 4 de France, aux 2 et 3 de... au lion de..., soutenu par deux anges, et accompagné à la partie supérieure de deux petites salamandres, emblème de François Ier. Au-dessous de l’écusson, six étoiles. Le goulot porte à sa base quelques ornements en creux, exécutés au pouce. Bouchon en étain, muni d’un pas de vis et surmonté d’un croissant.

Émail bleu foncé.

Hauteur, om 39.

N° 282. — Petite cruche. — Art français. Bernard Palissy, XVIe siècle.

(Planche XCVIII)

La panse, cylindrique, repose sur un pied très bas, orné de feuillages renversés sur ses bords. Le culot est recouvert de feuillages, dont de petits godrons très allongés forment les nervures médianes, et le môme genre de décoration se retrouve à l’épaule du vase, dont le col, cylindrique, est entouré d’une course de grands feuillages entourant de petites fleurs. Le bord du goulot est uniformément émaillé de bleu. Une large frise, limitée à sa partie supérieure par un bandeau tout uni, teinté de brun, entoure la panse On y voit au centre une femme nue (? Diane) assise au milieu de rinceaux, de pampres et de fleurs ; elle caresse un cerf, tandis qu’un lion s’incline devant elle; plus loin, au milieu des feuillages, sont représentés des bustes d’enfants, terminés par des cuirs découpés, des oiseaux, des lapins. Fond bleu ; ton vert, brun, blanc, violacé.

Anse ornée de cuirs découpés et d’une tête d’agneau en relief.

Hauteur, o m 18.

Ancienne Collection Fountaine.

N° 283. — Salière. — Terre dite de Saint-Porchaire, XVIe siècle.

(Planche XCIX)

Cette- salière est construite sur plan triangulaire, mais le saleron, au fond duquel on voit,

COLLECTION DU BARON OPPENHEIM

dans une couronne de fruits et de feuillages, les trois croissants entrelacés, emblème du roi Henri II, est de forme circulaire et flanqué de trois volutes, ornées de masques grimaçants, qui le rattachent à l’édicule qui lui sert de support.

Cette édicule se compose de trois groupes de colonnes engagées, et de pilastres soutenant trois arcades, orné en leurs clés et en leurs retombées de mascarons et de mufles de lions. Ce groupe d’architecture est placé lui-même sur un soubassement à trois faces, offrant des dispositions analogues. A la base des colonnes sont roulés de petits serpents en relief, et sur les fûts des colonnes on voit sur l’une un écu de France, sur les deux autres deux masques de chérubin. Sous les arcatures sont assises trois figurines de haut relief : un jeune enfant nu, appuyé sur un écusson de France, la poitrine ornée d’un collier et d’une fleur de lys; un satyre cornu, coiffe d’une sorte de bonnet pointu, le corps jaspé de vert et de brun, une fleur de lys sur la poitrine; il a la bouche largement ouverte et semble crier ; une figure de femme nue, assise, comme la figure d’enfant, sur un petit chien, la jambe gauche posée sur le genou droit; ses cheveux sont relevés et ornés d’un diadème.

Décor incrusté ou peint. Tons brun rougeâtre, jaune, bleu, vert. Le dessous de la salière, entre les pieds, est niellé de brun.

Hauteur, o m 17. Largeur, om 115.

Ancienne Collection Pourtalès.

Ancienne Collection Charles Stein (vente de 1886, n° 97).

N° 284. — Très grande cruche. — France (? Avignon), fin du XVIe siècle.

La panse, très large et très élevée, est uniformément recouverte d’un émail brun, sur lequel se détache, en fort relief, des feuillages et des fruits stylisés, teintés de vert, de jaune et de violet; parmi ces feuillages sont distribués, sans ordre apparent, des figures, des planètes, d’après un modèle allemand (notamment Saturne dévorant ses enfants), figures émaillées de blanc et de jaune. Le goulot, très court, orné d’un masque de chérubin, est supporté par une figure d’homme barbu, cornu, accroupi, les bras relevés au-dessus de la tête. Cette figure est émaillée de blanc. Le même émail recouvre une gracieuse figure de femme nue, de haut relief, qui orne l’anse recourbée en volute. Cette femme tient au-dessus de sa tête un jeune enfant; sur l’anse, enfin, auprès de l’orifice du vase, une tête de chérubin. Intérieur vernissé en jaune.

Terre rouge.

Hauteur, 0 m 46.

Ancienne Collection Milani.

Ancienne Collection Félix, n° 98. Reproduit au Catalogue.

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