CXCIV. e novembre
Proclamation à Londres de la paix conclue avec le roi de France.
Archives de la mairie de Londres ; reg. C, fol. 96".
Edwart, par la grâce de Dieu roi d'Engleterre, seignour d'Irlande et d'Aquitaine, aus maire et viscontes de Londres salutz.
Por ce que pees et acord sont faites entre nous, noz alliez , aidantz et adherens d'une part et nostre très cher frère le roi de Ffrance, ses allietz et adhérente d'autre part, sur touz les debatz et descors qe nous avions ou porreons avoir ensemble; et eions jurez sur le corps Jeshu Crist la dite pees , et auxi nostre très cher filz et autres nos enfantz et autres , tant de nostre sank corne plusours autres grants de roialme, et auxi ont jure nostre dit ffrere, nostre très cher neveue le duk de Normandie et Aoz autres neveuz, les enfantz de nostre dit ffrere et plusours autres de son sank et autres prelatz, barons , et chivalers de roialme; et ascunes de nostre roialme et de noz subjitz se povent enforcer de faire ou entreprendre ascune chose contre la dite pees en prenant, détenant forteresse ou fesant pilages, em prenant genz ou arestant lour corps, lour biens ou marchandises contre la dite paes, de quoi il nous desplerroit très grantment et ne le pourons ne voudrions passer sur dissimulation en ascune manere ; nous volenz oboier de tut nostre poair es choses desuzdites , volons, discrivons et ordeignons par délibération de nostre consail, de certein science, qe
ÈUt XIY*SlfeGUL
si ascunez de noz subgy, de quelqe estât ou condition q'il soit, face ou efforce de faire contre la dite pais en fesant pliages, pregnant on détenant forteresce, persone ou biens quecomqes du roialme ou autres terres de nostre JErere, «de sesoiigu, alliez on a(4)heraas» ou autres quicomqes facent contre la dite pees et il ne se detesse, cesse, aedeqpastede s* faire et rende les damages qe fait avéra, dedeins un mois empnes ce q'il jreca«ete sur ce requis par ascune de noz officiers , sergeantz , persones publiées, qe par «cflHe fait saftloowaot et sanz autres process, condempnation ou délation, ilz soient delors tenuz et reputez pour baniz de nostre roialme et de tout nostre poair, amri eu roialme et terres de nostre dit frère et touz lour biens confisqez et obligez a nous et a nostre domajgne et sy'û paent estoe tsowE en nostre roialme , qe punition soit fait corne .de treitours et rebeelles, a nonz et par Ja mancrc q'il est acuslume a faire en crime de lèse majesté, sanz faire sur ce grâce, rémission ou pardon ascune; si mandons et comandons enjoioantz estrettement a vous, sur qantqe vous purrez forfaire envers nous, qe vous publiez et lacez publier oes présentes par touz leB liueues notables de vostre baillie et toutez les choses desuzdites gardez et facez garder entièrement et acompler de point en point, et sacbez qe si vous en soiez necligent on defailont, wesqesla peine desuzdit, nous vous ferroms rendre les damages a toux ceux qe par vostre defaute ou negligens averont este grevez ou damagez et outre ce vous em punirons par tiele manere q'il sera example a touz antres; et semblable nous ad promis nostre dit frère faire en son roialme et nous ad baille ses lettres et nous lui avons auxi baille les nostre^ «nxept et reserve pour nous et nous aamiez se q'cst dit et cscript en la dit pees en Tartide de Bretaîgne.
Done a nostre pdois de 'Westminter, le sisme de novembre, Fan de nostreTegne treflttprart.
vjXCV. g novembre 1364.
Matoeveot d'Edward III aux vicomtes de Londres, pour faire partir d'Angleterre, dans le plus bref délai, tons les commandants des places fortifiées, dans les drarai provinces de France, excepté la Bretagne.
Archives de la mairie de Londres; reg. G, fol. SB
vo
Edward us, Dei .gratia rax AngUe, dominus Ibernie et Àquitiaie, vkecuûiilibiis Londoriensibus salutam.
Precipimus vobis, firmiter injimgentes, qnod statkn visis presentibns, in civitate predicta et suburbtis ejusdem, in loris ubi expedire viderilis, ex parte vestra publice proclamait facialis quod -osâmes capîtanei et custodes castrarum., viUaram et fartatidonim per geotes nostrasin jfuibnscymque partibus ex terris de dominie et potestate régis Ffrancie, ducafta firkannie excepta,, occapatorum in Anglia jam existera, cum omnem celeritatem, sub fork&ictura vite et membcorum -et omnium aliorum que nobis ibrisfacere poteruat, ad mare se trabant, ex «de ad dilectnm et fidelem nostrum Tfaomam de Holand, constem KanL Gapitaneum et Jecum nostrum tenentem in partibus Ffrancâe et ducatus Nonnanie toamwlnri, ad fatiendum ea que per àktaim comitem nomine aostro eis injnqgftur ex parte nostra fit hoc noUaienns amktatis.
Teste me {psov^pud Westm. vin die novembris, anno rqjai aostri tricesimo .quarto.
su* aifecii. f53
CXCYI. lô n^cinbïB 13Û4,
Ordonnance de Charles V suc la liberté du commerce eatre les marchaatk anglais et français . '
Archives de la mairie de Londres; reg. &, fcL 154 T°.
Lettera régis Ffrancie pro intrcatoribcra Aligne.
Charles, par la gracede DieBrroideFfraoceT a ton les justices, capitaines, ehaBteleyns, des pot» et de» passages de aostre royaume ou a love Beutenantt et a tout* box autres officiers et subgjetz salua.
Corne one traittîe de la pee» lait et acorde entre nostre très cher seignour et pîere , dont Dieu ait l'ame , d'une part, et nostre très cher et très ame frère, le roi d'Angleterre d'autre part, pur le comune profit des royaumes et subgicz de lune partie et de l'autre et pur ceo qe plus ferme amour y fust et soit nurrye et maintenue touzjours par comune conversationn , fus* et soit entre les autres choses consenti et acorde qe les subgiez de l'une partie pust et puisse paisiblement converser et marchannder et mener et conduire toutes denrées et tout fait' de marchanndise exercer, ove poair de l'autre, cessante tout empeschement, par payant les redevances ancienement acustumez, si corne en l'article faisant de ceo mentionn, en ce dit trailtie est plus au plain contenu : nous vous mandons et comandohs estroitement et a chescun de vous, si corne a lui apartyndra, qe les subgiez de nostre dit frère vous laissez converser et marchander, mener et conduire lour dites marchandisez, par les pors et passages de nostre royaume et ayllours en nostre poair, paisiblement solonc ceo qe contenu est ove dite article, kquel nous voloms de nostre partie estre tenu, garde et acompli; et si vous trovez qe ascuns denrées ou marchanndises des subgiez de nostre dit frère soient empeschez ou arrestez ou autre gryef fait a yceux ou a ascun de lui a contraire , faitz les leur rendre et deliverer, et tout grief reparer, et tout ramener au primer et due estât sans delay, si q'il n'en conveigne retourner a nous ; car il nous en desplarroit.
Donc a. Paris, le xvi jour de novembre , l'an de grâce M1, ccc. lx et quatre.