‹ Collection Jacques DoucetChapitre 11 sur 20 · CLÉMENT-PIERRE · texte numérisé non relu

CLÉMENT-PIERRE

Dijon, 1740 ■{- Beaulieu, près Melun, 1808.

La Corbeille de mariaae.

Dans une pièce aux murs ornés de colonnes et de sculptures, qui va s'arrondissant, à gauche, où elle prend le jour par deux hautes fenêtres, une jeune femme, debout et tournée vers la gauche, arrange de la main droite un ornement autour de son cou. Un homme, debout derrière elle, lui passe le bras gauche autour de la taille et lui indique de la main droite une glace, disposée entre les fenêtres, et qui reflète leurs deux images. A gauche, une soubrette debout et une marchande de modes assise sur un tabouret présentent à la jeune femme des bijoux et des dentelles qu'elles tirent, la première d'un coffret placé sur une console devant la glace, la seconde d'un carton posé à terre. A droite, un homme et une femme déroulent des coupons d'étoffes et les étalent sur le dossier d'une chaise; derrière eux, un homme en livrée et une femme dont on n'aperçoit que la tête regardent le groupe principal. Au fond, portés sur un nuage, deux amours tiennent une guirlande de fleurs dont ils ont enchaîné le jeune couple.

Signé à l'encre, en bas, à gauche, au-dessous du dessin, sur la monture : C. P. Mari Hier inv. et del. iyyi .

Sanguine.

Haut., 357millim.; larg., 285 millim.

Le médaillon formant trumeau, qui surmonte la glace où se mire la jeune femme, est décoré des initiales L. B. entrelacées.

Cadre style Louis XVI, bois sculpté et doré, portant en or sur fond noir, dans un médaillon formant fronton et encadré de fleurs, les initiales L. B. entrelacées.

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MOREAU le Jeune

(JEAN-MICHEL) Paris, 1741 -J- Paris, 1814.

Portrait de Mme Papillon de La Ferté.

Elle est vue en buste, le corps de face. Le visage aux traits délicats est tourné de trois-quarts vers la gauche et très légèrement incliné, le regard abaissé. Ses cheveux poudrés et relevés au sommet de la tête sont coiffés d'un pouf de roses et de plumes; deux grosses boucles descendent en diagonale, l'une derrière l'oreille et l'autre au-dessous. Elle porte un corsage largement décolleté en carré, bordé d'une ruche et orné d'un petit nœud sur le devant.

Signé à droite, au-dessus de l'épaule : J.-M. Moreau.

Crayon noir, rehaussé de sanguine dans les chairs, les roses de la coiffure et le vêtement.

Ovale. Haut., 1 58 millim.; larg., 126 millim.

Provient des descendants de Papillon de La Ferté.

Salon de 1 783 : n° 3 1 2. Portrait de Madame de La Ferté.

Repr. dans M, Tourneux, la Collection J. Doucet, etc., (les Arts, op. cit., p. 22), sous le titre : Mlle Papillon de La Ferté; — et en fac-similé par la Société de reproduction des dessins de maîtres (2e année, 19 10).

Papillon de La Ferté, intendant et contrôleur de l'argenterie, menus plaisirs et affaires de la Chambre du roi (1 727-1 794), dont Moreau le Jeune avait dessiné et gravé le portrait en 1 770, se remaria en 1 782 avec une toute jeune femme, Catherine-Louise- Henriette de Villers; la présence d'un Portrait de Mme de La Ferté, dessiné par Moreau le jeune, au Salon de 1783, autorise à croire que le présent dessin est bien le portrait de la seconde femme de l'intendant des Menus, et non le portrait de sa fille, comme on l'a cru quelquefois.

Cadre ancien, époque Louis XVI, de forme ovale, bois sculpté et doré; au fronton, les armes royales entre deux palmes croisées.

MOREAU le Jeune

(JEAN-MICHEL

Fêtes du mariage de Marie- Antoinette. <*>

Illumination du parc de Versailles

Juci , .

(19 mai 1770).

Le spectateur, placé à l'extrémité du Tapis vert et tournant le dos au Château, a devant lui une foule compacte, à travers laquelle voitures et carrosses peuvent à peine se frayer un passage; tous ces curieux se pressent autour du bassin d'Apollon, dont les eaux jouent, et, au delà, sur les bords du grand canal. A droite et à gauche, dessinant la ligne des parterres et suivant le canal pour aller rejoindre un grand motif lumineux qu'on distingue au loin, des portiques et des girandoles de lumières se détachent sur le fond sombre des arbres, éclairant toute la composition.

Lavis d'encre de Chine sur trait de plume.

Haut., 2i3 millim. (y compris une très mince bande rapportée en biseau dans le haut, à gauche); larg., 373 millim.

Reproduit en fac-similé par la Société de reproduction des dessins de maîtres (ire année, 1909).

Esquisse du grand dessin commandé à Moreau le Jeune, nouvellement nommé dessinateur des Menus-Plaisirs, en même temps que plusieurs autres représentations des principales cérémonies et fêtes ayant eu lieu à l'occasion du mariage du Dauphin, plus tard Louis XVI, et de Marie-Antoinette. — Le dessin terminé, exécuté à l'encre de Chine, dans un format plus grand (H. 390 millim.; larg., 800 millim.) et suivant une perspective un peu modifiée, fut exposé au Salon de 1781, n° 3oo, sous cette désignation : « Dessin de l'illumination ordonnée par M. le duc d'Aumont pour le mariage du Roi. Cette vue est prise du bas du Tapis vert, d'où l'on voit toute l'étendue du canal ». Il est aujourd'hui conservé au musée du Louvre (n° 3 1 5 5 8.) . Au contraire des autres vues des cérémonies de la cour dessinées par Moreau le Jeune à l'occasion du sacre du roi et de la naissance du Dauphin, il n'a pas été gravé (cf. Goncourt, l'Art du XVIIIe siècle, éd. in-18, 3e série, p. 157).

Le mariage eut lieu le 16 mai 1770, mais, par suite d'un orage survenu dans la soirée, le feu d'artifice et l'illumination ne purent avoir lieu ce jour-là; on les donna seulement le 19. Pour la description de cette fête de nuit, cf. Mercure de France, juin 1770, p. 177 ; Journal de Papillon de La Ferté (éd. E. Boysse ; Paris, 1887, in-8°), p. 276; et Description des fêtes, etc. donnés à Versailles a l'occasion du mariage de Msr le Dauphin (Paris, s. d.), pp.' 33-48.

Cadre ancien, époque Louis XVI, bois sculpté et doré.

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MOREAU le Jeune

(JEAN-MICHEL

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<Ô du v Fêtes du mariage de Marie- Antoinette,

Festin royal dans la salle de l'Opéra de Versailles i^WWMC^ (16 mai 1770).

Dans la salle de TOpéra de Versailles, splendidement illuminée par des lustres, une vaste table rectangulaire a été dressée, dont un surtout à colonnade, entouré de candélabres, décore la partie centrale, et autour de laquelle sont assis, en fer à cheval, les seigneurs et les dames de la Cour admis au grand couvert. D'autres seigneurs, sur deux ou trois rangs, se tiennent debout autour des convives; les avant-scène, les balcons et les loges sont garnis d'une foule de spectateurs. Au premier plan, à gauche, des officiers de service portant des plats.

Lavis de sépia sur trait de plume.

Haut., 23o millim ; larg., 263 millim.

Sur la monture, on lit, à l'encre, en bas, à gauche : Desin. M. A. Slodt? ; au milieu : Bon L. D. D. [le duc d'Aumont, premier gentilhomme delà Chambre] ; et à droite : Arretté pour être exécuté. De la Ferté [Papillon de La Ferté, intendant des Menus-Plaisirs].

Repr. en fac-similé par la Société de reproduction des dessins de maîtres (3e année, 191 1), sous le titre de : Banquet à la cour, avec une notice par E. Dacier, attribuant par erreur le dessin à M. -A. Slodtz. Cette notice est entièrement reprise ci-dessous d'après des documents nouveaux, réunis par M. A. Vuaflart.

Cadre ancien, fin époque Louis XV, bois sculpté et doré, à fronton coquille et chutes de guirlandes de feuillage.

L'indication portée sur la monture du dessin : Desin. M. A. Slodt^, sur laquelle on s'appuyait pour attribuer le Festin royal (n° 36 bis), et le Bal paré, qui lui fait pendant (n° 36fer), au plus célèbre des Slodtz, le sculpteur René-Michel, dit Michel-Ange (1 705-1 764), doit avoir été écrite postérieurement au visa du duc d'Aumont et de Papillon de La Ferté; il y a, en tout cas, la plus formelle impossibilité matérielle à la considérer comme une signature de l'auteur du dessin ; et voici pourquoi.

Ce dessin et le suivant ne sont point, comme on l'avait cru jusqu'ici, des projets exécutés par un dessinateur des Menus-Plaisirs en vue d'une décoration éphémère des salles de Versailles, ordinairement réservées aux fêtes de la Cour (par exemple, le manège de la Grande Écurie) ; ils représentent des fêtes ayant eu lieu réellement et qu'il

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a été possible d'identifier en toute certitude, grâce aux descriptions minutieuses que nous en ont laissées les contemporains : il s'agit là, à n'en pas douter, de deux des solennités données dans la salle de l'Opéra de Versailles, à l'occasion du mariage du Dauphin, plus tard Louis XVI, et de Marie-Antoinette, le 1 6 mai 1 770 et jours suivants. Le duc d'Aumont, premier gentilhomme de la Chambre, en exercice pendant l'année 1770, et Papillon de La Ferté, intendant des Menus-Plaisirs, furent les grands ordonnateurs de ces fêtes du mariage, préparées dès longtemps. Papillon de La Ferté on a publié lui-même le compte rendu complet dans un ouvrage anonyme extrêmement rare, puisqu'on n'en connaît plus à l'heure actuelle que deux exemplaires (l'un à la Bibliothèque de l'Arsenal, l'autre à la Bibliothèque d'art et d'archéologie), intitulé : Description des fêtes et spectacles donnés à Versailles à l'occasion du mariage de Monseigneur le Dauphin (Paris, chez Vente, libraire des Menus-Plaisirs du Roi, s. d., in-8° de 64 p.). C'est précisément cette brochure qui permet de reconnaître les deux cérémonies représentées dans les deux dessins dont il est ici question.

Le Festin royal eut lieu le soir du mariage, le 16 mai 1770, « dans la salle de spectacle, dont on releva le plancher à la hauteur de celui du théâtre » (c'est-à-dire de la scène). Cette salle de spectacle est d'autant mieux facile à identifier qu'elle existe encore aujourd'hui : c'est la salle de l'Opéra de Versailles, construite sur les dessins d'Ange- Jacques Gabriel, hâtivement terminée en vue du mariage du Dauphin et inaugurée à cette occasion (cf. Papillon de La Ferté, Journal, éd. Boysse, 1887, p. 204 et 214; G.Brière, le Château de Versailles, architecture et décoration, Paris, 19 10, t. ier, p. 39, et t. II, pi. 1 63 et 164; et le comte de Fels, A.-J. Gabriel, Paris, 1912, pp. 89 et suiv.).

D'ailleurs, la salle fût-elle disparue que le livret consacré par Papillon de La Ferté aux fêtes du mariage permettrait encore de reconnaître aisément le lieu où se fit le Festin royal. La description de la salle du festin occupe les pages 5 à 1 1 : on y traite, non seulement de la disposition de la salle, mais aussi de sa décoration et de son illumination. Entre autres détails caractéristiques, on retiendra notamment la surélévation du plancher remonté au niveau de la scène et l'installation d'une balustrade entourant la table à distance et séparant « les officiers qui servoient d'avec les spectateurs qui se trouvoient en dehors » ; tous ces détails, et celui que «les balcons qui sont au bas des premières loges et toutes les loges étoient occupés par une nombreuse quantité de personnes de distinction », concordent trait pour trait avec le dessin (n° 36 *").

Le lendemain 17, il y eut spectacle dans la même salle, transformée en une nuit, et le 19, avant l'illumination des jardins représentée dans le dessin de Moreau le jeune décrit ci-avant sous le n° 36, se donna le Bal paré (cf. Papillon de La Ferté, Journal, p. 273 et 274). La description de la salle de bal occupe les pages 17 à 32 de la Description des fêtes : elle est si minutieuse et à la fois si précise qu'elle permet d'identifier en toute certitude le dessin de la collection Doucet qui fait pendant au Festin royal (n° 3 5 *").

On utilisa pour le bal la scène même de l'Opéra de Versailles, aménagée et décorée pour la circonstance : la salle ainsi obtenue mesurait 88 pieds de largeur sur 78 de profondeur et 55 de hauteur (1. 28m,5o ; prof. 25m,27 ; h. 1 7m,8o) ; elle avait la forme d'un carré long, pris sur la largeur « et dont les quatre angles formoient des pans coupés, deux desquels joignoient les colonnes de l'avant-scène par deux avant-corps ; les deux autres étoient réunis au fond par une partie circulaire ». Les trois étages de galerie sont ensuite décrits dans le détail, ainsi que leur décoration et leur luminaire. Tous ces renseignements — nombre des colonnes et des pilastres, place des bustes, des statues

dans les niches des pans coupés, des peintures des arcades, etc. — concordent rigoureusement avec le dessin auquel ils s'appliquent ligne à ligne.

Il n'y a donc aucun doute quant aux sujets de ces deux dessins. Reste à en déterminer l'auteur.

Malgré la mention du nom de M. -A. Slodtz, inscrite sur la bordure de l'un des dessins (le Festin royal), il est matériellement impossible de songer à cet artiste. Slodtz mourut, en effet, le 26 novembre 1 764, c'est-à-dire six ans avant le mariage du Dauphin, à une époque où il ne pouvait être question de l'aménagement du théâtre de Versailles, alors en cours de construction, pour une solennité qu'on ne prévoyait encore qu'à longue échéance.

On ne peut pas davantage proposer le nom de Michel-Ange Challes, nommé dessinateur du Cabinet du roi le 23 février t 765 , peu après la mort de Slodtz : des raisons de technique s'y opposent, comme aussi ce fait que les lettres de noblesse accordées à l'artiste en novembre 1770, mentionnent expressément et exclusivement le concours qu'il a apporté aux illuminations, lors des fêtes du mariage.

Reste Moreau le jeune. Deux sortes de faits, les uns d'ordre documentaire et les autres d'ordre technique, militent en sa faveur, et tous deux sont également convaincants. D'une part, on sait par Papillon de La Ferté {Journal, p. 412), que Moreau le jeune, protégé par le duc d'Aumont, avait été chargé « de faire les dessins et les gravures du mariage en 1770». Un état de paiement conservé aux Archives nationales (O1 ^044) le porte comme ayant touché, en 1774, 2.000 livres « à compte de différents dessins auxquels il travaille, lesquels dessins doivent servir à exécuter les gravures des fêtes données à l'occasion du mariage de S. M. en 1770 ».

Aucune de ces gravures ne fut exécutée, soit qu'on ait renoncé à commémorer des fêtes attristées par la catastrophe de la place Louis XV, où plus de cent trente personnes périrent étouffées et écrasées le soir du feu d'artifice tiré le 3o mai (Mémoires secrets, t. V, p. 1 38), soit pour toute autre raison.

Quant aux « différents dessins », on n'en connaissait jusqu'ici que deux, et qui représentent tous deux le même sujet : l'illumination du parc de Versailles, le soir du 19 mai 1770; on vient devoir que l'esquisse d'après nature pour le dessin définitif, conservé au Louvre, appartient à la collection Doucet (n° 36).

Il paraît démontré maintenant que le Festin royal et le Bal paré font partie de la même série d'esquisses croquées et lavées par Moreau le jeune d'après nature, en vue des dessins définitivement préparés pour la gravure, comme l'est l'Illumination du musée du Louvre. L'un de ces dessins a d'ailleurs conservé sur sa monture le visa du duc d'Aumont [Bon.L.D. Z).)et celui de Papillon de La Fevxé (Arretté pour être exécuté. La Ferté), auxquels on ajouta postérieurement et erronément le nom de M. -A. Slodtz.

Outre ces arguments d'ordre documentaire, il est permis d'achever la démonstration, au point de vue technique, par le simple rapprochement entre Y Illumination d'une part, le Bal paré et le Festin royal de l'autre. La comparaison avec quatre esquisses de Moreau le jeune, à la plume et sans lavis, sur papier calque, pour les quatre grands dessins gravés à l'occasion des fêtes données, les 21 et 23 janvier 1782, par la Ville de Paris à l'occasion de la naissance du Dauphin, n'est pas moins convaincante. Ces esquisses, signées par l'artiste et paraphées par les échevins, sont conservées aux Archives nationales (K. 1018) ; les gravures appartiennent à la Chalcographie. Au cours d'une communication faite à la Société d'iconographie parisienne, le 10 décembre 19 10, M. A. Vuaflart a présenté la photographie de ces esquisses, dont la facture est manifestement identique à celle du Festin royal et du Bal paré.

4o COLLECTION JACQUES DOUCET

MOREAU le Jeune

(JEAN-MICHEL

3^4: 36* Fêtes du mariage de Marie- Antoinette.

Bal paré sur la scène de l'Opéra de Versailles

(19 mai 1770).

Le bal se donne dans une salle magnifiquement illuminée par des lustres, sur trois côtés de laquelle une galerie formant balcon ouvre entre de hautes colonnes cannelées. Entre ces colonnes et dans des loges ménagées au-dessus de l'entablement, se presse une foule de spectateurs. Dans la salle même, des seigneurs et des dames, celles-ci assises au premier rang, forment le cercle autour d'un espace laissé libre, où la Dauphine et le Dauphin, se faisant vis-à-vis, ouvrent le bal.

Lavis de sépia sur trait de plume.

Haut., 227 millim.; larg , 268 millim.

Pour la notice historique, voir le n° précédent.

Cette salle de bal, construite pour la circonstance, était due à la collaboration d'un certain nombre d'artistes, tels que de Machy pour l'architecture, Canot pour la figure, Boquet fils pour les petits plafonds, Baudon père et fils pour le paysage; le grand plafond, peint par Briard, représentait Psyché conduite à l'immortalité par l'Amour et admise au rang des divinités. — Les spectateurs occupaient non seulement les galeries et les loges de ce salon, mais aussi celles de la salle de théâtre, brillamment illuminée comme au jour du festin royal. Le rez-de-chaussée de la salle de bal était garni de banquettes pour les princes, princesses, ambassadeurs et seigneurs de la Cour, dans Tordre accoutumé ; on distingue, sur le dessin, le roi assis un peu en avant de la Cour. — Le bal ouvrit à six heures ; il fut suivi du feu d'artifice, qui devait être tiré trois jours plus tôt — le soir du mariage — et qu'un orage avait obligé de remettre au 19. Pendant le souper, on prépara l'illumination du parc et du canal, qui dura une partie de la nuit (voir le n° 36).

Cadre ancien, fin époque Louis XV, bois sculpté et doré, à fronton coquille et chutes de guirlandes de feuillage.

MOREAU l'Aîné

(LOUIS-GABRIEL) Paris, 1740 -J- Paris, 1806.

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tûM** Paysage : la Rivière.

Sur le bord d'une rivière venant de la gauche et contournant une éminence boisée, verdoyante et couronnée par un palais en ruines, qui occupe le fond de la composition, un homme vu de dos, accompagné de deux femmes, Tune debout, l'autre assise et tenant une ombrelle ouverte, désigne du doigt une barque dans laquelle se trouvent quatre personnages. A gauche, des roseaux; à droite, le tronc et les branches d'un vieil arbre mort, se détachant sur la verdure un peu jaunie d'autres arbres.

Gouache.

Haut., 3 1 5 millim ; larg., 257 millim. Collection Léon Roux, architecte.

Cadre en partie ancien, époque Régence, bois sculpté et doré.

COLLECTION JACOUKS DOUCET

MOREAU l'Aîné

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