‹ Collection Jacques DoucetChapitre 19 sur 20 · JOSEPH · texte numérisé non relu

JOSEPH

Nancy, iy35 -f- Paris, 1802.

1(1000 d-êêCÛ

Portrait présumé de la fille

de Sophie Arnould.

De trois-quarts tournée vers la gauche et regardant en face, la tête de la jeune femme se détache sur le fond gris du papier. Un ruban bleu est passé dans les cheveux.

Pastel.

Ovale. Haut., 3g cent.; larg., 3o cent.

Collection de Mlle Gendron, arrière-petite-fille du peintre.

P Vente Ducreux (16-17 janvier 1 865), n° 91,, sous cette désignation doublement '

inexacte : Sophie Arnould, par Latour.

Ce pastel représente peut-être la fille que Sophie Arnould avait eue de sa liaison avec le comte de Lauraguais, Alexandrine-Sophie, née le 7 mars 1767, dont, suivant M. P. Dorbec, Ducreux peignit encore le portrait en 1798 (cf. P. Dorbec, Joseph Ducreux, dans la Galette des Beaux-Arts [1906], t. II, p. 21 5).

Cadre ancien, d'époque Louis XVI, en bois sculpté et doré, de forme ovale, à couronne de fleurs, nœud de ruban et guirlandes de feuillages.

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GRpEUZE

(JEAN-BAPTISTE

Tournus, 1725 ■{■ Paris, i8o5.

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Tête d'étude pour « la Mère bien- aimée » .

De trois-quarts et regardant vers la gauche, la tête de la jeune femme est renversée en arrière. La bouche entr'ouverte laisse apercevoir les dents. Sur les cheveux bruns est posé une coiffe blanche. L'échancrure du vêtement découvre le creux de la gorge.

Pastel.

Haut., 44 cent.; larg., 32 cent.

Exp. de Cent Pastels (Paris, 1908), n° 20, Étude pour « l'Heureuse Mère ».

Repr. dans les Arts (1904), n° 36, p. 27; — Cent Pastels, texte par Roger- Miles, etc. (Paris, (908.)

Peint en 1769, le tableau célèbre de Greuze, la Mère bien-aimée, représentant Joseph de Laborde, sa femme, sa mère et ses enfants, fait partie aujourd'hui de la collection du marquis de Laborde (cat. J. Martin, n° 169). Il n'a pas figuré au Salon de 1769, quoique porté sous le n° i52 du livret. Il fut prêté en 1860, par la famille de Laborde, à l'exposition du boulevard des Italiens (n° 382). Gravé par Massard, etc., il est reproduit en héliogravure dans le livre de M. C. Mauclair, J.-B. Greuze (Paris, s. d. [1908], p. 79).

L'esquisse, exposée par Greuze en 1765, a inspiré à Diderot un de ses passages les plus célèbres, qui s'applique parfaitement au présent pastel [Œuvres, édit. Assézat [Paris, 1876], t. X, p. 352).

Cf. Lady Dilke. French painters of the XVUIth century (London, 1899), pp. i32 et 137 ; — M. Tourneux, la Collection J. Doucet, etc., les Arts, op. cit\\, .24; — Cent Pastels, etc., op. cit., p. i3 ; — J. Martin et C. Masson, Œuvre de J.-B. Greuze (Paris, 1908), pp. 14 et 73, cat. nos 169 et 1181.

Cadre ancien, d'époque Louis XVI, en bois sculpté et doré, orné de motifs : phénix, feuillage et accessoires, à la partie supérieure ; tête de cheval, urne épanchant son onde et feuillage, à la partie inférieure.

LA TOUR

(MAURICE-QUENTIN DE) Saint-Quentin, 1704+ Saint-Quentin, 1788.

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Le Chevalier de Jars.

Debout et vu presque jusqu'aux genoux, le corps tourné légèrement vers la droite, la tête de trois quarts et regardant à gauche, l'important personnage s'appuie du coude droit sur le dossier d'un siège canné. Portant la grande perruque à boucles tombant sur les épaules, il est vêtu d'un habit de velours gris violacé sur un gilet bleu. Cravate de linon, serrée au cou; jabot et manchettes de dentelles. De la main droite, il puise du tabac dans une boîte qu'il tient de la main gauche. Au fond, à gauche, une draperie d'un rouge foncé; à droite, une échappée d'un gris bleuté.

Haut., 1 m. 16; larg., 85 cent.

Salon de 1740 : « 11 5. Un Portrait jusqu'aux genoux, de M. de *** qui prend du tabac ». — Exp. de Cent Pastels (Paris, 1908), n° 36, Portrait d'Etienne Perrinet, sieur de Jars.

Repr. dans les Arts (1904), n° 36, p. 1 5.

De ce portrait, dont l'identification est établie par une note de Mariette, l'exposition de Cent Pastels contenait deux répliques : l'une, de plus petites dimensions (h. 0,80; l.,o,7o; n° 33, coll. de M. G. Dormeuil); l'autre, de plus grande taille au contraire (h. 1 m. 65 ; 1. 1 m. 35; n° 62, coll. du marquis de Vogué) ; celle-ci repr. dans Cent Pastels et dans la Revue de l'Art, t. XXIV, p. 17.

Etienne Perrinet, sieur de Jars et de Boucart, né en 1670, s'éleva d'une origine modeste aux plus hauts emplois. Directeur de la Compagnie des Indes pour" la régie des fermes générales en 17 19, il acquit, cette même année, une charge de fermiergénéral qu'il conserva jusqu'à sa mort (9 juillet 1762).

Cf. M. Tourneux, la Collection J. Douent, etc., les Arts, op. cit., p. 14; — M. Tourneux, La Tour (Paris, 1904), pp. 3g et 40; — M. Tourneux, F Exposition de Cent Pastels, Galette des Beaux-Arts (1908), t. II, p. 9; — L. de Fourcaud, le Pastel et les Pastellistes français au XVI II" siècle, etc., Revue de Part ancien et moderne (1908}, t. XXIV, p. 221; — P.-A. Lomoisnc, Exposition de Cent Pastels, etc., les Arts (1906), n° 62, p. 20.

Cadre ancien, d'époque Régence, en bois sculpté et doré, à coquilles, torsades, rinceaux et fleurs.

LA TOUR

(MAURICE-QUENTIN DE

8«*Jt §hàÂL Duval de t'Épinoy.

^~ Assis sur un siège en damas rouge, devant une table chargée d'un

livre ouvert et d'une mappemonde, le corps de profil à gauche et vu jusqu'à mi-jambes, Duval de l'Epinoy tourne vers le spectateur son visage, aux traits fins, en souriant malicieusement. Il porte la perruque poudrée, dont les boucles tombent jusque sur les épaules. Le cou serré dans une cravate, il est vêtu d'un habit de moire grise, d'un gilet bleu et d'une culotte grise, que viennent recouvrir les bas blancs. Le jabot et les manchettes sont de dentelles. Les jambes croisées, il tient de la main gauche, posée sur la cuisse, une boîte à tabac dans laquelle puisent le pouce et l'index de l'autre main. Le fond, à droite, est d'un gris bleuté. A gauche, derrière la table, on aperçoit un casier de livres. Pastel.

Haut., 1 m. 18; larg., go cent.

Saisi, comme bien d'émigré, — et signalé comme tel, le 19 novembre 1793, dans le procèsverbal de la Commission des monuments, — au domicile de Jean-Jacques Gallet de Mondragon, petit-fils de Duval de l'Epinoy, il passait à tort, en ces dernières années, pour le portrait de M. de Mondragon. —

Vente du château de Beaumont-la-Ronce (Indre-et-Loire), 1903. -.-jj,f(/ff4

Salon de 1745 : « 167. M***, amy de l'auteur, aussi en grand ». — Exp. de Cent Pastels jL4

(Paris, 1908), n° 37, avec cette indication erronée : « A figuré au Salon de 1740, sous le nom de M. de*'*. »

Gravé par Julie-G. Romain (pour la Galette des Beaux-Arts, n° du ier avril 190-1).

Repr. dans les Arts (1904), n° 36, p. 5 ; — M. Tourneux, La Tour, etc., op. cit., p. 65 ; — la Revue de l'Art (1908), t. XXIV, p. 117; — les A rts (1908), n° 82, p. 21 ; — Cent Pastels, etc., op. cit.

L'identification de ce portrait est établie par un passage de l'abbé Desfontaines, Jugement sur quelques ouvrages nouveaux, t. IX (1745) ; par une note relevée par M. J.Guiffrey sur un exemplaire du livret du Salon de 1745, ayant appartenu à Antoine Duchesne, prévôt des Bâtiments du Roi : « M. Duval, le roy des portraits de La Tour » ; et par une autre note, celle-ci de Mariette, sur un autre exemplaire du même livret, avec cette appréciation : « C'est le triomphe de la peinture au pastel ».

De Louis Duval de l'Epinoy, de l'Épinois ou de l'Epinay, on connaît peu de chose. Ecuyer, conseiller secrétaire du Roi, seigneur de la terre et du marquisat de Saint-Vrain, il maria, le 3 juin 1751, sa fille Marie-Marguerite à François-Pierre de Delay de la Garde, et le 26 juin 1753, sa seconde fille, Marie-Jeanne, épousait Jean-Jacques Gallet, écuyer, seigneur de Mondragon, conseiller d'État, etc., qui passait à tort, dans sa descendance, pour le modèle du présent portrait.

Cf. Mariette, Abecedario, t. Iil (Paris, i856), p. 70; — Champfleury, La Tour (Paris, 1886}, p. 23; — M. Tourneux, Etudes d'iconographie française, etc., Galette des Beaux-Arts (1904), 1. 1, pp. 279 et suiv.; — M. Tourneux, La Tour, etc., op. cit., pp. 44 et 45 ; — M. Tourneux, la Collection J. Doucet, etc., les Arts, op. cit., p. 4 ; — M. Tourneux, l'Exposition de Cent Pastels, Galette des Beaux-Arts (1908}, t. II, p. 9; — L. de Fourcaud, le Pastel, etc., Revue de l'Art (1908), t. XXIV, p. 223 ; — P. -A. Lemoisno, Exposition, etc., les Arts (1908), n° 82, p. 20; — Cent Pastels, etc., op. cit., p. 27.

Cadre ancien, d'époque Louis XV, en bois sculpté et doré, à coquilles, rinceaux ettorsades.

8o COLLECTION JACQUES DOUCET

LA TOUR

(MAURICE-QUENTIN DE

Le Maréchal de Belle-lsle.

En buste, de trois-quarts à gauche, le maréchal, en perruque poudrée, nouée d'un ruban noir, tourne les yeux vers le spectateur. Il porte, sur la cuirasse, un habit bleu à broderies d'or, que traverse en sautoir un large ruban bleu maintenant la plaque du Saint-Esprit. A un ruban rouge tombant des épaules et formant collier, est suspendu l'insigne de la Toison d'or. Au cou, un ruban noir, couvrant la cravate, est noué sous le menton. Fond gris uni.

Pastel.

Haut., 60 cent.; larg., 49 cent.

Provient de Thionville.

Salon de 1748 : « 81. M. le Maréchal de Belleisle ». — Exp. de Cent Pastels (Paris, 1908), n° 40.

Gravé (la tête seule d'après La Tour) par Moitte, Mellini et Vangelisty.

Repr. dans les Arts (1904), n° 36, p. 7; — la Revue de l'art (1908), t. XXIV, p. 119; — les Arts (1908), n° 82, p. 23 ; — Cent Pastels, etc., op. cit.

Charles-Louis-Auguste Fouquet, comte de Belle-lsle, duc de Gisors, pair et maréchal de France, était le petit-fils du surintendant Fouquet. Né à Villefranche en 1 684, mort en 1 76 1 , il s'illustra à la fois comme homme de guerre et comme diplomate. Membre de l'Académie française (1749), il termina sa carrière comme ministre de la guerre (1 758).

Cf. E. et J. de Goncourt, l'Art du XVIII' siècle (Paris, i883),t. I., pp. 228 et 287 ; — Lady Dilke, French painîers, etc., op. cit., p. 164; — H. Lapauze, les Pastels deM.-Q. de La Tour à Saint-.Quentin (Paris, 1899), p. io3; — M. Tourneux, la Collection J. Doucet, etc., les Arts, op. cit , p. 14; — M.Tourneux, La Tour, etc., op. cit., p. 46; — M. Tourneux, l'Exposition de Cent Pastels, Galette des Beaux- Arts (1908), t. II, p. 9 ; — L. de Fourcaud, le Pastel, etc.. Revue de l'art, t. .XXIV (1908), p. 120; — P.-À. Lemoisne, Exposition, etc., les Arts (ig<.>8), n" 62, p. 22; — Cent Pastels, etc., op. cit., p. 3o.

Cadre ancien, d'époque Louis XV, en bois sculpté et doré, à coquilles, rinceaux et fleurettes.

LA TOUR

(MAURICE-QUENTIN DE

H 00 77 l-SOÛU

Sbvouuutt La Maréchale de Belle-Isle.

En buste et de trois-quarts à droite, mais regardant en face, les cheveux poudrés et ondulés, elle est vêtue d'une robe bleue, décolletée, garnie de fourrure blanche et de dentelles. Un ruban bleu est noué autour du cou. Derrière le personnage, à gauche, le haut du dossier du siège sur lequel il est assis. Fond uni d'un gris bleuté.

Haut., 39 cent.; larg., 3o cent.

Provient de Thionville.

Repr. dans les Arts (1904), n° 36, p. 8.

Le Maréchal duc de Belle-Isle épousa, le 21 mai 171 1, Henriette-Françoise de Durfort-Civrac, et en secondes noces, le 1 5 octobre 1729, Marie-Casimire-Thérèse- Geneviève-Emmanuelle , fille de Louis-Marie, comte de Béthune, et d'Henriette d'Harcourt. Née le 4 septembre 1709, la seconde Maréchale de Belle-Isle, dont nous avons ici le portrait, mourut le 3 mars 1755, trois ans avant son fils unique, Louis- Marie Fouquet, comte de Gisors.

Lady Dilke, French painters, etc., op. cit., p. 164; — H. Lapauze, les Pastels de M.-Q. de La Tour, etc., op. cit., p. io3; — M. Tourneux, la Collection J. Doucet, etc., les Arts, op. cit., p. 14.

Cadre ancien, d'époque Louis XV, en bois sculpté et doré à coquilles, rinceaux et

fleurettes.

8i COLLECTION JACQUES DOUCET

LA TOUR

(MAURICE-QUENTIN DE

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Mme Grimod de La Reynière.

Assise et vue à mi-corps, de trois-quarts à gauche, elle regarde en face d'un air satisfait. Les cheveux sont poudrés et ondulés. Un ruban d'un bleu foncé enserre le cou. Elle est vêtue d'une robe de moire bleue décolletée. Le devant du corsage et les manches courtes sont garnis de dentelles. La main droite, jouant avec un éventail ouvert, est posée sur la gauche qui tient les cordons dorés d'un réticule d'étoffe brodée. Fond gris-bleu.

Haut., 79 cent.; larg., 63 cent.

Collection du Dr P. Véron (vente à Paris, i858); — coll. Henri Didie^ (vente à Paris, y fô j Q § 'ép$ 1868, n° i58); — coll. de Mmt Denain (vente à Paris, 1893, n° 35), . I

Salon de 175 1 : «48. Plusieurs têtes au pastel sous le même N° ». Le détail de ces portraits est donné par le Mercure de France, par YAbecedario de Mariette, et par l'abbé Le Blanc (Observations sur les ouvrages de Messieurs de l'Académie exposés au Salon du Louvre, 175 1 ) ; — Exp. de tableaux de l'école française (Paris, 1860), n° 26; — Exp. des Portraits nationaux (Paris, 1878), n° 56i; — Exp. des Pastellistes français (Paris, i885), n° 28; — Exp. de Cent Pastels (Paris, 1908), n° 35.

Repr. dans le cat. de la vente Denain (Paris, 1893); — Lady Dilke, French painters, etc., op. cit., p. 162; — les Arts (1904), n° 36, p. 9; — la Revue de l'art (1908), t. XXIV, p. 19; — Cent Pastels, etc., op. cit.

Le portrait de Grimod de La Reynière, qui fait pendant à celui-ci, a figuré également à l'exposition des Portraits nationaux (n° 56o), — sous la désignation erronée d'Alexandre- Balthazar-Laurent Grimod de La Reynière (1758-1837), l'écrivain gastronome, — ainsi qu'à la vente Denain (n° 34; repr. au cat.).

Il ne s'agit ici, ni de la femme du gastronome, Adélaïde-Thérèse Feuchère (1764-1837), comme l'indique par erreur le catalogue de l'exposition des Portraits nationaux; ni, comme on l'a également imprimé à tort, de Suzanne-Françoise de Jarente, qui épousa, le ier février 1758, le fermier général Laurent Grimod, sieur de La Reynière; mais, de Marie-Madeleine Mazade, née le 28 mai 1716, morte le 23 février 1773, troisième femme d'Antoine-Gaspard de La Reynière (1690- 1756), le premier fermier général de ce nom, qu'elle épousa le 4 décembre 173 1 .

Les difficultés auquelles donna lieu le règlement des portraits de M. et de Mme de -La Reynière, par suite des exigences de La Tour, ont été racontées par Mariette dans un passage maintes fois reproduit de YAbecedario (op. cit., p. 72 et suiv.).

Cf. Goncourt, l'Art du XVIII' siècle, etc., op. cit., t. I, p. 240; — baron R. Portalis, Exposition des pastellistes français, Galette desBeaux-Arts (i885), 1. 1, p. 444 ; — Champfleury, La Tour, me, op. cit., p. 26; — Lady Dilke, French painters, etc., op. cit., pp. 161 et 164; — H. Lapauze, les Pastels, etc., op. cit., pp. 102 et io3 ; — M. Tournaux, La Tour, etc., op. cit., p. 5i ; — M. Tourneux, la Collection J. Doucet, etc., les Arts, op. cit., p. 6; — M. Tourneux, l'Exposition, etc., Galette des Beaux-Arts (1908), t. II, p. 9;— L. de Foucaud, le Pastel, etc., Revue de l'Art (1908), t. XXIV, p. 224; — P.-A. Lemoisne, Exposition, etc., les Arts (1908), n" S2, p. 22; — Cent Pastels, etc., op. cit., p. 26.

Cadre ancien d'époque Louis XV, en bois sculpté et doré, à coquilles, rinceaux, torsad.es

et fleurettes

LA TOUR

(MAURICE-QUENTIN DE

Hk Marguerite Le Comte.

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En buste, presque de face, la tête légèrement à gauche, elle nous regarde en souriant. Sur les cheveux poudrés est posé un petit bonnet de dentelles, dont les brides noires sont nouées sous le menton. Au cou, un nœud de ruban bleu. La robe décolletée est bleue, à larges manches, bordée de fourrures avec nœud de ruban au corsage. La main gauche, ramenée devant la poitrine, tient ouvert un cahier de musique.

Pastel.

Haut., 67 cent. ; larg., 5i cent.

Salon de 1753 : « 74. Le Portrait de Madame le Comte tenant un papier de musique » ; — Exp. de Cent Pastels (Paris, 1908), n° 41 .

Repr. dans les Arts (1904), n° 36, p. 10; — la Revue de l'Art (t9o8), t. XXIV, p. 1 13 ; — Cent Pastels, etc., op. cit.

Née en 17 19, femme d'un procureur au Châtelet, Marguerite Le Comte était l'amie de Watelet, l'artiste-écrivain, qui l'avait installée dans une habitation de plaisance au bord de la Seine, dite le Moulin-Joli, et auprès de qui elle avait son appartement au Louvre. Leur liaison, qui dura plus de trente ans, était admise par la meilleure compagnie, où ils étaient reçus, « ainsi que le mari de la dame, qui, chose assez bizarre, ne la quittait jamais » [Souvenirs de Mme Vigée-Le Brun [Paris, s. d.], t. I, p. io3). Marguerite Le Comte fit avec Watelet le voyage d'Italie, où elle fut reçue triomphalement à Rome par les pensionnaires de l'Académie de France, en 1764. De son côté, Hubert Robert lui dédia une suite de dix pièces gravées, connue sous le nom de Soirées de Rome (1763). Précédemment, Saint-Non lui avait dédié une suite de six vues de la propriété du Moulin-Joli, d'après Le Prince (1755). Aimant et cultivant les arts, elle a laissé quelques eaux-fortes. Sur son portrait, gravé par Lempereur, d'après Watelet, elle est dite : des Académies de peinture et des belles-lettres de Rome, de Bologne et de Florence. Plus simplement au bas d'une de ses estampes, elle a écrit : la Maison de Marie Lecomte, meunière du Moulin-Joli, et c'est sous cette gracieuse dénomination que la jeune femme, accueillante aux écrivains et aux artistes, est le plus connue.

Cf. Abbé Le Blanc, Observations sur les ouvrages de MM. de l'Académie de peinture et de sculpture (i753); — Goncourt, l'Art du XVIII' siècle, etc., op. cit., 1. 1, p. 23 1 ; — H. Lapauze, les Pastels, etc., op. cit., p. io3 ; — M. Tourneux, la Collection J. Doucet, etc., les Arts, op. cit., p. 14 ; — M. Tourneux, La Tour, etc., op. cit., p. 52 ; — M. Tourneux, l'Exposition, etc., Galette des Beaux-Arts (1908), t. II, p. 9 ; — L. de Fourcaud, le Pastel, etc., Revue de l'Art (1908), t. XXIV, p. 224; — P. -A. Lemoisne, Exposition, etc., les Arts (1908), n° 82, p. 24-, — Cent Pastels, etc., op. cit., p. 3i.

Cadre ancien, d'époque Régence, en bois sculpté et doré, à coquilles et torsades.

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LA TOUR

(MAURICE-QUENTIN DE

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Portrait d'un inconnu.

En buste, le corps de trois-quarts à gauche, la tête légèrement à droite et regardant en face, il porte la petite perruque poudrée. Son habit gris bleu s'ouvre sur un gilet bleu à broderies d'or. Cravate serrée au cou ; chemise à jabot de dentelles. Fond gris, avec, à gauche, l'indication d'un tronc d'arbre.

Haut., 58 cent.; larg., 48 cent.

Repr. dans les Arts (1904), n° 36, p. 12.

Cf. H. Lapauze, les Pastels, etc., op. cit., p. io3; — M. Tourneux, la Collection J. Doucet, etc., les Arts, op. cit., p. 14.

Cadre ancien, d'époque Louis XV, en bois sculpté et doré, de forme mouvementée, à coquilles et torsades, avec motif d'ornement formant fronton.

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LA TOUR

(MAURICE-QUENTIN DE

)Ù\M La Marquise de Rumilly. i-^ùno

<r* . (Préparation.)

Tête de trois-quarts à gauche, regardant en face. Cheveux relevés et poudrés. Fond gris.

Pastel.

Haut., 32 cent.; larg., 24 cent.

Au dos, sur le carton de l'encadrement, cette inscription, d'une écriture ancienne : Mmc la Marq. de Rumilly par Latour.

Vraisemblablement nia Marquise de Rumigny (sic), esquisse », de la collection de l'architcte Claret (vente à Paris, décembrs i85o, n° 157).

Exp. de Cent Pastels (Paris, 1908), n° 39.

Repr. dans A. Dayot, l'Image de la femme (Paris, 1899), pp. 177 et 2i3 ; — les Arts (1904), n° 36, p. 11; — Cent Pastels, etc., op. cit.

La personnalité de la marquise de Rumilly demeure incertaine. Il s'agit peut-être de Françoise-Louise-Claude d'Auvillé, qui épousa, à Paris, le 10 janvier 1 757, Etienne- Charles-Julien-Gauthier de Rumilly, sieur de la Motte et Molinous, qui fut officier des gardes du Comte d'Artois, puis conseiller-secrétaire du Roi à la grande chancellerie.

Cf. H. Lapauze, les Pastels, etc., op. cit., p. io3; — A. Dayot, l'Image de la femme, etc., op. cit., p. 201 ; — M. Tourneux, la Collection J. Doucet, etc., les Arts, op. cit., p. 16; — M. Tourneux, l'Exposition, etc., Galette des Beaux-Arts (1908), t. II, p. 9; — P. -A. Lcmoisne, Exposition, etc., les Arts (1908), n° 82, p. 26; — Cent Pastels, etc., op. cit., p. 29.

Cadre ancien, d'époque Louis XV, en bois sculpté et doré.

LA TOUR

(MAURICE-QUENTIN DE

Portrait de jeune fille brune.

(Préparation.)

Tête, vue de face, les yeux largement ouverts, regardant fixement le spectateur; les cheveux brun foncé, découvrant le front. Fond gris, frotté de bleu.

Haut., 3>j cent.; larg., 26 cent.

Exp. de Cent Pastels (Paris, 1908), n° 38, Masque de jeune femme à cheveux noirs.

Repr. dans A. Dayot, l'Image de la femme, etc., op. cit., titre et p. 208 ; — les Arts (1904), n° 36, p. i3; — Cent Pastels, etc., op. cit.

D'après M. Roger-Miles, ce serait très probablement le portrait d'une demoiselle La Chanterie, née en 1730, et qui eut à l'occasion recours aux bons offices de La Tour pour désarmer la justice. Choriste à l'Opéra et fort jolie, elle eut des relations avec plusieurs hauts personnages de la cour de Louis XV. S'appelant en réalité Marie-Louise Chaumont, elle prit le nom de son père, vaguement écrivain, qui signait Guenon de la Chanterie.

Cf. H. Lapauze, les Pastels, etc., op. cit., p. io3; — M. Tourneux, la Collection J. Doucet, etc., les Arts, op. cit., p. 16; — M. Tourneux, l'Exposition, etc., Galette des Beaux-Arts (1908), t. II, p. 9; — P. -A. Lemoisne, Exposition, etc., les Arts (1908), n" 82, p. 26; — Cent Pastels, etc., op. cit., p. 28.

Cadre ancien, d'époque Louis XV, en bois sculpté et doré, à fronton ornementé.

LA TOUR

(MAURICE-QUENTIN DE

timi

Portrait de jeune femme.

(Préparation.)

Tête de trois-quarts et regardant à droite. Expression souriante. Cheveux relevés et ondulés, à peine indiqués. Fond gris du papier, frotté d'un peu de bleu à droite.

Pastel.

Haut., 32 cent.; larg., 24 cent.

Cadre ancien, d'époque Louis XV, en bois sculpté et doré, plat et uni, avec fronton à coquille, rinceaux et fleurettes.

LA TOUR

(MAURICE-QUENTIN DE

^ Portrait présumé de d'Alembert.

(Préparation.)

Tête de trois-quarts et regardant à droite. Petite perruque. Cravate serrée au cou.

Pastel, papier gris.

Haut., 28 cent.; larg., 23 cent.

Repr. dans les Arts (1904), n° 36, p. 6.

Le portrait de d'Alembert, par La Tour, exposé au Salon de 1753 ; gravé par N.-F. Maviez, Massard, par Dagoty père (en coul.), par. Hopwood, etc.; publié par A. Gasté (1 896), a été récemment donné au musée du Louvre par la famille de M. Danjon, professeur à la Faculté de droit de Caen. La « préparation » s'en trouve au musée de Saint-Quentin. (Cf. M. Tourneux, le Portrait de d'Alembert, etc., Revue de l'Art [191 1], t. XXIX, p. 5 et suiv., avec les reproductions du portrait et de la « préparation ».)

Jean Le Rond d'Alembert, né à Paris le 16 novembre 171 7, mort le 29 octobre 1783, s'illustra à la fois comme littérateur, philosophe et mathématicien. Membre de l'Académie des sciences (1 741) et de l'Académie française (1 754), il devint secrétaire perpétuel de cette dernière compagnie ( 1 772). Avec son ami Diderot, il dirigea la publication de V Encyclopédie (175 1-1772), dont il écrivit le Discours préliminaire.

Cf. M. Tourneux, la Collection J. Doucet, etc., les Arts, op. cit., p. 16. Cadre ancien, d'époque Louis XV, bois sculpté et doré, à fronton ornementé.

PERRONNEAU

(JEAN-BAPTISTE) Paris, 1 7 1 5 -f- Amsterdam, 1783.

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Portrait d'enfant.

Vu à mi-corps, très légèrement à gauche, les yeux bleus regardant en face, il est vêtu d'une robe à taille, décolletée et à manches courtes, de brocart blanc à broderies jaunes, bleues, roses et rouges, bordée de dentelles au corsage et aux manches. Dans la main gauche, il tient un jouet couvert en rouge. Le bras droit pend le long du corps. Fond gris bleu, ombré à droite dans la partie inférieure.

Signé en haut, à gauche : Perronneau pinx., 1744.

Pastel.

Haut., 5i cent.; larg., 41 cent.

Exp. de Cent Pastels (Paris 1908), n° 82 (indiqué par erreur comme daté de 1 741).

Repr. dans les Arts (1904), n° 36, p. 25 ; — la Revue de l'Art (1908), t. XXIV, p. 224; — Cent Pastels, etc., op. cit. ; — L. Vaillat et P. Ratouis de Limay, J.-B. Perronneau (Paris, 1909), pi. 35 ; — Ch. Moreau-Vauthier, les Portraits de l'Enfant (Paris, s. d.), p. 241.

Ce ne peut être, comme on Ta pensé un moment, le portrait du Jeune Ecolier, frère de l'auteur, tenant un livre, exposé par Perronneau en 1746 (n° i5o), puisque le livret annoté de ce Salon, signalé par M. J.-J. Guiffrey, indique cet ouvrage comme un tableau « en huile ».

Cf. M. Tourneux, la Collection J. Doucet, etc., les Arts, op. cit., p. 16 ; — M. Tourneux, l'Exposition, etc., Galette des Beaux-Arts (1908), t. II, p. 9; — L. de Fourcaud, le Pastel, etc., Revue de l'Art (1908), t. XXIV, pp. 229 et 292; — Cent Pastels, etc., op. cit., p. 68 ; — Bulletin de la Société de l'Art français (1909), p. 5y; — L. Vaillat et P. Ratouis de Limay, Perronneau, etc., op. cit., pp. 7, 8, 9, 85 et 142, cat. n° 3 ; — Ch. Moreau-Vauthier, les Portraits de l'Enfant, etc., op. cit., p. 240.

Cadre ancien, d'époque Louis XVI, en bois sculpté et doré, avec nœud de ruban, formant fronton, guirlandes et chutes de fleurs et de rubans.

PERRONNEAU

JEAN-BAFTISTE)

À.tittôo

Le Comte de Bastard.

En buste, la tête levée, de trois quarts et regardant à gauche, il porte la haute perruque dite « de procureur», à larges boucles tombant sur les épaules. Il est vêtu d'un habit de velours gris noirâtre, sur un gilet gris foncé, qui s'ouvre sur un jabot de dentelles. Le cou est serré dans une cravate de linon blanc. Sous le bras gauche, on aperçoit une pointe du tricorne noir.

Signé, au-dessus de l'épaule gauche : Perronneau pinx. nobre 174J.

Pastel.

Haut., 67 cent.; larg., 56 cent.

Collection John W. Wilson (vente à Paris, 1881, n° 20) —

Exp. des Alsaciens-Lorrains (Paris, 1874), ^964; — Exp. des Pastellistes français (Paris, 1 885), n° 72 ; — Exp. de Cent Pastels (Paris, 1908), n° 79.

Gravé par Achille I. Gilbert (la gravure dans la Collection de M. John W. Wilson, exposée, etc. [Paris, 1873], p. 53 ; et dans le Catalogue des tableaux, etc., composant la galerie de M. John W. Wilson [Paris, 1881], p. 22).

Repr. dans les Arts (1904), n° 36, p. 17; — la Galette des Beaux-Arts (1908), t. II, p. 1 1 ; — la Revue de l'art (1908), t. XXIV, p. 227 ; — Cent Pastels, etc., op. cit. ; — L. Vaillat et P. Ratouis de Limay, J.-B. Perronneau, etc., op. cit., pi. 73.

Selon MM. L. Vaillat et P. Ratouis de Limay, ce serait probablement Dominique de Bastard, jurisconsulte français, né à Toulouse en i683, mort en 1777. Doyen du Parlement de Toulouse, il devint membre du conseil du roi (1774).

Cf. J. Sermure, Exposition des Pastellistes français, dans l'Art (i885), t. lor, p. 160; — M. Tourneux, J.-B. Perronneau (Paris, s. d.; tir. à part de la Galette des Beaux-Arts, 1896), p. i5; — M. Tourneux, la Collection J. Doticet, etc., les Arts, op. cit., p. 16; — M. Tourneux, l'Exposition, etc., Galette des Beaux-Arts (1908), t. II, p. 11; — L. de Fourcaud, le Pastel, etc., Revue de l'art (1908), t. XXIV, pp. a3o, 283, 284 et 292 ; — Cent Pastels, etc., op. cit., p. 65 ; — L. Vaillat et P. Ratouis de Limay, Perronneau, etc., op. cit., pp. 12, 87 et 142, cat. n* 14.

Cadre ancien, d'époque Régence, en bois sculpté et doré, à coquilles, rinceaux et fleurettes.

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PERRONNEAU

(JEAN-BAPTISTE

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ok V A Portrait d'une jeune femme

tenant un bouquet.

Assise et vue à mi-corps, un peu penchée vers la gauche, elle tourne vers la droite sa tête coiffée de cheveux bruns, légèrement poudrés, et regarde en face. Le cou est orné d'un rang de perles. La robe décolletée, d'un gris-bleu, et les manches courtes sont bordées de fine batiste blanche plissée. Le corsage et les rubans sont bleus. De la main gauche, qu'elle ramène vers la poitrine, la jeune femme tient un petit bouquet de « barbeaux » ou bleuets. La main droite est posée à plat sur une table. Un bracelet de trois rangs de perles serre le poignet gauche. Fond gris clair, avec, à gauche, une draperie rouge.

Signé à gauche, au-dessus du bras droit : Perroneau, 1749.

Pastel.

Haut., 60 cent.; larg., 47 cent.

Salon de 1750 : « 134. Madame ***, ayant un bouquet de barbeau » ; — Exp. de Cent Pastels (Paris, 1908), n° 81 .

Repr. dans les Maîtres du dessin (1901), 3eannée ; — les Arts (1904), n° 36, p. 23 ;

— la Revue de l'Art (1908), t. XXIV, p. 23 1 ; — Cent Pastels, etc., op. cit. ; — L.Vaillat et P. Ratouis de Limay, Perronneau, etc., op. cit., pi. 79.

Cf. M. Tourneux, Perronneau, etc., op. cit., p. 17; — M. Tourneux, la Collection J. Doucet, etc., les Arts, op. cit., p. 18 ; — M. Tourneux, l'Exposition, etc., Galette des Beaux-Arts (1908), t. II, p. 1 2 ;

— L. de Fourcaud, le Pastel, etc., Revue de l'Art (1908), t. XXIV, p. 280 ; — P. -A. Lemoisne, Exposition, etc., les Arts (1908), n° 82, p. 3o ; — Cent Pastels, etc., op. cit., p. 67 ; — L. Vaillat et P. Ratouis de Limay, Perronneau, etc., op. cit., pp. 16, 91, 120 et 142, cat. n° 38.

Cadre ancien, d'époque Louis XV, en bois sculpté et doré, de forme mouvementée, à coquilles, torsades et guirlandes de fleurs.

PERRONNEAU

(JEAN-BAPTISTE

Jacques- Charles Dutillieu.

En buste, il est aperçu dans un ovale formant lucarne. Portant la petite perruque poudrée, nouée par un ruban noir, il est vêtu d'un habit de velours rouge-orangé, sur un gilet de même couleur. A la cravate de linon blanc, serrant le cou, s'attache un jabot de dentelles. Sous le bras gauche on aperçoit la pointe du tricorne. Fond gris bleu.

Signé, près de l'épaule gauche : Perronneau.

Pastel.

Haut., 72 cent.; larg., 60 cent.

Par le Livre de raison de J.-C. Dutillieu, nous savons que ce portrait a été exécuté à Lyon en 1759.

Ancienne collection Willemoy.

Exp. de Cent Pastels (Paris, 1908), n° 80, Portrait de M. Dutilleul.

Repr. dans le Livre de raison de Jacques-Charles Dutillieu, publié et annoté par M. F. Bréghot du Lut (Lyon, 1886); — M. Tourneux, Perronneau, etc., op. cit., p. 32; — les Arts (1904), n° 36, p. 21 ; — Cent Pastels, etc , op. cit.; — L. Vaillat et P. Ratouis de Limay, Perronneau, etc., op. cit., pi. 69.

Le portrait de Benoite Jacquin, femme de J.-C. Dutillieu, qui fait pendant à celui-ci (cat. Vaillat, n° 76), appartient à la collection de M. Léon Michel-Lévy. Il a figuré à l'exposition de Cent Pastels (n° 88) et est reproduit dans le livre de M. M. Tourneux sur Perronneau (p. 32), dans Cent Pastels, et dans le Perronneau de MM. Vaillat et P. Ratouis de Limay (pi. 60).

Jacques-Charles Dutillieu, né à Paris en 1718, mort à Lyon en 1782, avait débuté par être peintre de fleurs. Ses envois à l'exposition de la place Dauphine lui avaient valu les encouragements d'Oudry. 11 travailla même pour la Cour ei pour la duchesse dé Mazarin. Mais à la suite de la guerre de la Succession d'Autriche, ne trouvant plus à exercer son talent, il partit pour Lyon où il s'établit fabricant de soieries.

Cf. M. Tourneux, Perronneau, etc., op. cit., pp. 3i et 32; — Lady DUke,French pointers, etc., op. cit., pp. 164 (indiqué par erreur comme de La Tour) et 169; — M. Tourneux, la Collection J. Doucet, etc., les Arts, op. cit., p. 18 ; — M. Tourneux, l'Exposition, etc., Galette des Beaux-Arts (1908), t. II, p. 12; — L. de Fourcaud, le Pastel, etc., Revue de l'Art (1908), t. XXIV, pp. 284, 287 et 292; — Cent Pastels, etc., op. cit., p. 66; — L. Vaillat et P. Ratouis de Limay, Perronneau, etc., op. cit., pp. 33, 97 et 142, cat. n° 75.

Cadre ancien d'époque Louis XV, en bois sculpté et doré, à baguettes, avec coquilles et ornements dans les coins.

PERRONNEAU

(JEAN-BAPTISTE

Abraham van Robais.

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En buste et vu de face, la longue perruque poudrée tombant sur les épaules, il est vêtu d'un habit de velours rouge. A la cravatejie linon blanc est attaché un jabot de dentelles. Sous le bras gauche, on aperçoit la pointe du tricorne. Fond gris jaunâtre.

Signé, en haut, à droite : Perronneau.

Pastel.

Haut., 73 cent.; larg., 59 cent.

Provient des environs de Montauban, de la famille Camp, alliée à Samuel van Robais, petit-fils d'Abraham van Robais.

Vraisemblablement le n° 62 du Salon de 1773 : « M. V. R... », dont les dimensions, 27 pouces sur 22, concordent parfaitement avec celles du présent portrait.

Exp. de Cent Pastels (Paris, 1908), n° 78, Portrait de M. Van Robai.

Repr. dans Lady Dilke, French painters, etc., op. cit., p. 168 (sous la désignation erronée de M. le Mas du Puyssac); — les Arts (1904), n° 36, p. 19 (même désignation) ; — la Revue de l'Art (1908), t. XXIV, p. 289 ; — Cent Pastels, etc , op. cit.; — L. Vaillat et P. Ratouis de Limay, Perronneau, etc., op. cit., pi. 32.

Dans une lettre adressée d'Abbeville, le 2 janvier 1770, à l'amateur Orléanais Desfriches, Perronneau écrit : « J'ai profité de l'automne pour venir chez Monsieur

Théophile Vanrobesse à Abbeville, faire le portrait de leur perre » Sur la demande

du modèle, l'artiste en exécuta deux répliques, à peu près dans les mêmes dimensions (cat. Vaillat, n0s 1 1 5 et 116; coll. de Mme X... [Groult] et Henry Michel-Lévyj.

Abraham van Robais, né le 25 mai 1698, mort le 3i mai 1779, cinquième fils d'Isaac van Robais, était fabricant de draps à Abbeville.

Cf. M. Toumeux, Perronneau, etc., op. cit., p. 46; — Lady Dilke, French painters, etc., op. cit., p. 173; — M. Tourneux, la Collection J. Doucet, etc., les Arts, op. cit., p. 18; — M. Toumeux, l'Exposition, etc., Galette des Beaux-Arts (1908), t. II, p. 12; — L. de Fourcaud, le Pastel, etc., Revue de l'Art (1908), t. XXIV, pp. 284, 288, 289 et 292 ; — Cent Pastels, etc., op. cit., p. 64; — Bulletin de la Société de l'Art français (1909), p. 58 ; — L. Vaillat et P. Ratouis de Limay, Perronneau, etc., op. cit., pp. 45, 102 et 142, cat. n* 114.

Cadre ancien, d'époque Régence, en bois sculpté et doré, à coquilles et ornements dans les coins.

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PERRONNEAU

(JEAN-BAPTISTE

Portrait de femme.

En buste, la tête de trois-quarts à gauche, elle regarde en face avec une expression souriante. Sur les cheveux bruns, légèrement poudrés, où sont piquées quelques fleurettes, est posé un fichu bleu dont une pointe retombe sur l'épaule droite. Au côté droit du corsage décolleté, de gaze transparente, s'attache une draperie bleue dont on voit flotter l'extrémité derrière l'épaule gauche.

Pastel.

Haut., 61 cent.; larg., 49 cent.

Cadre ancien, d'époque Louis XV, en bois sculpté et doré, avec fronton ornementé.

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