‹ Collection Marczell de Nemes de Budapest (volume 2)Chapitre 2 sur 14 · ÉCOLE HOLLANDAISE · texte numérisé non relu

ÉCOLE HOLLANDAISE

DU

XVIF SIÈCLE

ABRAHAM VAN BEIJEREN

Né en 1620 ou 1621 à la Haye ; mort après 1674, à Alkmaar. Peut-être élève de Pieter de Sutter. Travailla à Leyde en 1G39 ; à la Haye, de 1640 à 1657 ; puis à Delft, la Haye et Amsterdam, jusqu'en 167 1.

Rivage marin, avec poissons

Sur une plage, les pêcheurs, dont on aperçoit un groupe à droite, ont déchargé le produit de leur pêche sur le sol ou dans les corbeilles, tourteaux, langoustes, raies, barbues, thons, etc. Au fond, à droite, la mer, et quelques bateaux dans le lointain.

Toile. — Haut. : ora,9i5 ; larg. : im,i38. Signé : A. v. B. f.

Exposé à Budapest, au Musée des Beaux-Arts ;

à Munich, à l'Ancienne Pinacothèque, 191 1, n° 1 ;

à Dusseldorf, 1912, n° 5g.

ABRAHAM VAN BEIJEREN

Nature morte

Sur une table couverte en partie d'un tapis de velours héliotrope, on a disposé dans un plat de métal et autour d'un grand verre de Bohême, à demi rempli, des fruits, du pain, etc.

Toile. — Haut. : om,6a ; larg. : om,52. Signé : A. v. B. f.

Exposé à Dusseldorf, 1912, n° 54-

QUIERIN BREKELENKAMP

Né en 1620 à Swamerdani, près Leydc ; mort en 1668, à Leydc, où il travailla depuis 1648.

Le Buveur

Le gentilhomme a complètement oublié d'être sobre. Pour l'instant, il est assis sur une chaise et cuve béatement son ivresse dans un sommeil réparateur. Il appuie sa main droite, les doigts ployés, sur sa cuisse droite et il retient son feutre à larges bords sous son bras gauche et sur sa cuisse gauche. Sa jambe gauche est légèrement portée en avant. Son habit est quelque peu déboutonné. Sa tète, à la longue chevelure bouclée, se penche avec abandon sur son large col de batiste blanche empesée. Près de son pied droit on remarque les débris d'un verre.

Derrière lui, à droite, une jeune femme est debout, vue de dos. Elle est vêtue d'une jupe brune et d'une casaque grenat foncé bordée de fourrure blanche. Elle est coiffée d'un bonnet blanc. Sa main droite, relevée contre le chambranle de la porte, laisse entendre que cette femme d'une tournure délicieusement élégante appuie sa tète sur son bras... ; mais non, elle ne se recueille pas : elle marque à la craie les consommations prises, et prépare son addition. De sa main droite, le bras tendu, elle porte une cafetière. Au fond, contre le mur, une carte géographique est suspendue.

Bois. — Haut. : om,347 ; larg. : om,2g5. Exposé à Dusseldorf, 1912, n° 4a-

AELBERT CUYP

Né à Dordrecht en octobre 1620; enterré dans la même ville, le 7 novembre 1691.

Portrait d'enfant

C'est un enfant à la face joufflue sous les longues mèches hirsutes de ses cheveux châtain foncé. Il est assis sur le sol, de trois quarts à gauche, la tête tournée de face et ses grands yeux étonnés semblent suivre avec attention le travail du peintre. Il est vêtu d'un costume rouge avec un large col blanc rabattu, garni de dentelle. Il a une petite culotte courte qui laisse voir ses bas blancs négligemment tirés et il tient de ses deux mains, sur sa jambe croisée, son large feutre de ton crème. La figure se détache en pleine lumière sur un fond sombre.

Haut. : onl,77 ; larg. : o'",63.

Vente Wedender, Cologne, 1899, n° 49- Décrit par Dr Hofst. de Groot, t. II, n° i32. Exposé à Dusseldorf, 1912.

AELBERT CUYP

Paysage avec bergers, chasseurs et vaches

Au premier plan, une vache isabelle est couchée de trois quarts à gauche près d'une vache brune couchée de profil à droite. A quelque distance d'elles, de l'autre côté d'une barrière rustique, une paysanne coiffée d'un large chapeau de paille est arrêtée, ayant près d'elle un gamin vu de trois quarts à gauche. La paysanne a posé devant elle une jarre de lait en cuivre jaune. A gauche, près, de deux arbres au tronc dénudé, deux chasseurs sont arrêtés ; l'un, assis, vu de dos, est en train de charger son fusil. L'autre, vu de face, en haut-de-chausses de velours vert foncé et en gilet blanc à manches roses, s'efforce de tirer à lui une branche d'arbre. A ses pieds, son chien noir est arrêté. Dans les premiers plans, le sol est occupé par des bruyères et des plantes à larges feuilles. Derrière les figures à droite, on aperçoit une montagne au flanc de laquelle sont construits des tourelles et des remparts ; entre ces tourelles et ces remparts, un torrent se précipite, faisant, sur les roches, cascader ses eaux tumultueuses qui semblent brodées d'écume. A gauche, sous le poudroiement d'or du soleil qui se couche, on voit se dresser, géants de pierre, témoins des siècles passés, des tours et d'autres constructions en ruine qui se réfléchissent dans les

eaux frissonnantes d'un fleuve. Plus haut que les tours, au fond, sous le ciel radieux d'azur et de lumière, la montagne achève de se silhouetter.

Toile. — Haut. : im,07 ; larg. : im,54. Signé à gauche, en bas : A. Cuyp.

Collection Pereire, Paris, 1872.

— Comte de Camondo, Paris.

— Ch. Sedelmeyer, Paris.

Exposé à Budapest, au Musée des Beaux- Arts, 191 1 ;

à Munich, à lAncienne Pinacothèque, 1911, n° 2;

à Dusseldorf, 1912, n° /}o- A consulter : J.-W. Burger, La Galerie de M. Pereire ;

Ch. Sedelmeyer, Catalogue of 100 paintings, 1902, n° 6 ;

HoFSTEDE de Groot, HollûTulische Maler (Catalogue raisonné Smith), t. II, n° 3i2.

JACOB GERRITSZ CUYP

Né à Dordrecht en décembre i5o4 ; mort dans la même ville en i65i ou i652. Élève de A. Bloemart, à Utrecht.

Portrait de Geertruy Marseys

(Épouse de Baltser Schuylenburg)

La dame est représentée jusqu'aux genoux, assise, et de trois quarts à gauche. Elle est vêtue d'un costume de soie brochée noire garni de fourrure. Coiffée d'un bonnet de batiste blanche empesée, elle a le cou enserré dans une fraise de mousseline blanche à tuyautés rigides. Autour de ses poignets, deux rebras de batiste blanche garnis de point-coupé. Sa figure est d'un caractère grave, déjà marquée par l'âge, avec des rides autour des yeux, près des tempes, et un menton qui se dessine sous un pli gras du cou. Ses deux mains sont appuyées, les bras ployés, aux accoudoirs du siège, et ses doigts, l'index droit et l'annulaire gauche, sont ornés de bagues. Ses mains, que le travail et les douleurs aussi ont fatiguées jusqu'à la déformation, sont d'une extraordinaire vérité et d'une indication vraiment aiguë de la situation de la personne représentée.

La figure s'enlève en lumière sur un fond sombre.

Bois. — Haut. : im,2i5 ; larg. : om,go5. Collection Alewyn, à Amersfoort.

— de Ridder, Francfort.

Exposé à Budapest, au Musée des Beaux-Arts, 1911 ;

à Dusseldorf, 1912, n° 3g.

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