‹ Collection Marczell de Nemes de BudapestChapitre 11 sur 22 · LE MAITRE DE LA MORT DE LA VIERGE · texte numérisé non relu

LE MAITRE DE LA MORT DE LA VIERGE

Il paraît assez vraisemblable de voir dans ce maître le peintre Joos van der Beke, dit Joos van Cleef, d'Anvers, né à Clèves ou à Anvers en i485 ; mort à Anvers en i525. Vraisemblablement encore, il fut élève de Jan Jcest von Kalkar; puis il subit l'influence de maîtres comme Quinten Massys, Joachim Patinir et Jan Gossaert. 11 fut, en ion, admis à la Gilde de Saint- Luc, à Anvers.

Sainte Famille

La Vierge est assise portant, à son sein droit, jailli du corsage, l'Enfant Jésus nu. Elle est vue de trois quarts à gauche, ses cheveux blonds dénoués débordant de sa guimple blanche, en costume bleu avec des manches garnies de fourrure. Près d'elle, debout, saint Joseph, coiffé d'un chapeau de paille, lit un livre ouvert devant lui et posé sur un pupitre. Devant la Vierge qui, de la main gauche, tient une fleur, se trouvent un vase contenant d'autres fleurs et un couteau appuyé sur une moitié de citron, à côté d'un morceau et d'une pelure du même fruit.

Bois. — Haut. : om,48 ; Iarg. : om,36.

Exposé à Budapest, au Musée des Beaux-Arts.

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MOOR VAN DASHORST (ANTHONIS) dit ANTONIO MORO

Né à Utrecht en i5i2 ; mort à Anvers en 1578. Élève de Jan van Schorel. Inscrit en i547 à la gilde de Saint-Luc, d'Utrecht. Emmené en i55o, par le cardinal de Granvelle, à Rome, où il devint peintre de Charles-Quint. Envoyé, en i553, à Lisbonne pour y faire les portraits de la fanfille royale et, en i55z{, en Angleterre pour y faire le portrait de Marie Tudor. Rentré à Utrecht en 1556.

Portrait de femme

C'est une jeune femme, debout, vue de face jusqu'à mi-jambes. Elle est vêtue d'un costume dont la jupe s'arrondit à la taille en vertugade à gros plis; son costume est noir avec des manches étroites rayées de blanc. Elle porte au cou et aux poignets une parure de batiste blanche à tuyautés rigides. Ses cheveux sont relevés sur le front et coiffés d'un béguin passementé. Son visage a une grâce mélancolique d'un charme saisissant ; son teint est pâle, ce qui donne à sa joliesse plus d'émotion. Ses yeux ont le regard caressant ; son nez est d'un dessin calme ; sa bouche est fine avec un sourire qui va éclore. Elle s'appuie de la main droite à un coin de table sur lequel un chien griffon est couché. Sa main gauche, le bras à demi ployé, est ramenée près de la pointe du corsage. La figure se détache sur un fond neutre.

Toile. — Haut. : om,o,o ; larg. : om,67.

En haut du tableau à droite, on lit en lettres capitales :

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