DOMENICO THROTOKUPULI, DIT EL GRECO
L ANXON'CIATIOX
ooaflo js Tia .uuqoxoToajHT ooiwaMoa
ZOITATDZOZWA .1
DOMENICO THEOTOKOPULI dit EL GRECO
Jésus au mont des Oliviers
C'est la dernière veillée : avant l'ultime sacrifice, Jésus a voulu passer la dernière nuit en communion avec le Père. Le jour va se lever; au fond, à droite, les gardes s'avancent, guidés par Judas. Au premier plan, les disciples dorment comme s'ils ignoraient le drame divin dont l'événement est proche. Et voici que Dieu, pour soutenir le Fils dans la suprême épreuve, lui a envoyé un ange, un ange aux grandes ailes blanches et au corps fait de lumière, dont le volume léger et presque transparent se confond avec l'aspect même de la montagne. Jésus seul doit le voir, et agenouillé devant lui, les bras écartés et les mains qui planent en un geste d'abandon résigné, il attend que l'ange, pour parfaire sa mission divine, vienne mouiller sa lèvre du vin vivifiant et éternel dont est rempli le calice, qu'il tient de sa main gauche.
Dans cette page de sublime inspiration, le peintre a signifié, à la fois, et
l'être qui vit de la vie terrestre, et l'être qui ne peut être animé que d'une
vie de symbole.
Toile. — Haut. : im,7o ; larg. : im,i25.
Signé : oo;j.^vixoç GeoToxo7cou),oç ETrotï] .
Œuvre de la vieillesse du maître.
Comparer avec l'exemplaire plus petit du Musée de Lille.
A appartenu à la cathédrale de Sigûenza.
Collection de Guerrara Jungairo, Lisbonne.
Exposé à Budapest, au Musée des Beaux- Arts ;
à Munich, à FAncienne Pinacothèque, 1911, n° 9;
à Dusseldorf, 1912, n° 69.
A consulter : V. Terey, Der Cicérone, III, p. 4- Kunsl und Kûnstler, IX, 218 ;
A.-L. Mayer, El Greco, p. 54; et Die Galérien Earopas, VII, 1912, 4e partie, p. 497-
odjiho ,i:-i Tin jJinoaoToaHT onr/iaMoa
*n:im.io 8Ha tya)\i. ua suaiil
DOMENICO THEOTOKOPULI dit EL GRECO
Saint André
II est représenté de trois quarts à gauche, jusqu'à mi-corps, en grande barbe et cheveux épais. Il est drapé dans un pallium vert, sur un vêtement bleu. Il appuie contre son épaule gauche la poutre de sa croix et sa main gauche dessine un geste qui bénit.
Toile. — Haut. : o,mjo ; larg. : om,535.
Signé des deux initiales grecques, en bas, sur le bois de la croix.
Œuvre de la vieillesse du maître.
Comparer l'exemplaire des Apôtres, au musée Greco, à Tolède.
A appartenu à la cathédrale de Sigilenza.
Collection de Guerrara Jungairo.
Exposé à Budapest, au Musée des Beaux-Arts ;
à Munich, à l'Ancienne Pinacothèque, 191 1, n° 10;
à Dusseldorf, 1912, n° 70.
A consulter : V. Terey, Der Cicérone, HI, 5 et Kunst und Kùnstler, IX, 220 ;
A.-L. Mayer, El Greco, p. 89,"et El Mmeum, I, p. 462.
o;);.i;i;> ,i>i tïg .iJu^oauToai-rr oDiwai/îoa
knar.i tmiàb
DOMENICO THEOTOKOPULI dit EL GRECO
Le Christ bafoué par les soldats
Jésus est debout, vu de face, la tête levée et résignée. Il a ramené sa main droite près de sa poitrine, en un geste pieux d'abandon de soi. A son poignet une corde est passée, qu'un des bourreaux tire violemment. Autour de lui des hommes d'armes, portant des pertuisanes et des fauchards, lui crachent à la face des injures avec de bestiales grimaces. Pourtant, à gauche, un homme en armure semble assister avec peine à cette scène de brutalité.
Toile. — Haut. : im,28 ; larg. : i,m65-
La composition de cette œuvre si dramatique se retrouve en partie dans le célèbre tableau : Le Christ bafoué par les soldats et dépouillé de ses vêtements, qui est une des merveilles de la cathédrale de Tolède.
Collection de M. Th. Duret, Paris.
A consulter : Cossio, El Greco, p. 599, n° 3o2.