CHAMBRE DE COMMERCE! DE CETTE
Cette, le 25 novembre i887.
A Monsieur Riondel, capitaine de frégate, en retraite,
à Cherbourg.
J’ai l'honneur de vous informer que la Chambre de commerce de Cette, qui suivait, depuis longtemps, avec une très vive attention l’intéressante question qui a motivé de votre part l’étude d’un projet de réformes tendant, d’abord à diminuer les chances d’abordage des navires en mer, et ensuite à faire régler tous différends pouvant en résulter par des tribunaux internationaux, avait déjà donné à ce projet sa plus complète approbation.
En effet, par une lettre écrite à M. le commissaire général de la marine à Marseille, lettre qui devait être transmise à M. le ministre, amiral Aube, au sujet de la publicité à donner aux jugements rendus par la commission des naufrages, la Chambre avait de son initiative privée nettement formulé le vœu de voir adopter et appliquer au plus tôt l’ensemble des mesures que vous proposez.
Aujourd’hui vous la trouvez encore peut-être plus disposée à renouveler ce vœu, car en définitive elle reconnaît que les cinq propositions qui constituent l’objet de la pétition 666, adressée au Parlement, réalisées et rendues pratiques suffiront pour corriger et améliorer, dans la limite du possible, un état de choses qui, s’il venait à s’aggraver, ce qui est probable étant données les exigences actuelles de la navigation, ne tendrait à rien moins qu’à la rendre presque impossible.
Veuillez agréer, Monsieur, l’assurance de ma considération la plus distinguée.
Le Président de la Chambre,
Signé : RIEUNIER.
P. S. — Vous trouverez, ci-incluse, copie de la lettre précitée.
Cette, le 27 juillet 1887.
Monsieur le commissaire général,
La Chambre de commerce de Cette estime en effet qu’il ne faut répudier aucune mesure capable d’assurer davantage la sécurité de la navigation et dans cet ordre d'idées, elle prend la liberté de recommander à la très haute sollicitude de M. le ministre de la marine l’adoption et l’application des diverses mesures préventives qui ont été exposées par leur auteur, M. le commandant Riondel, dans une des dernières séances de l’Académie des Sciences et qui ont pour but de rendre moins fréquentes les collisions en mer.
Daignez agréer, etc.
Pour le Président,
Certifié conforme.
Le Secrétaire , Signé : VIVARÉS.