QUATRIÈME LETTRE
Versailles, le 3 Février 1888.
Je suis enchanté de voir le succès qu’ont eu vos dernières conférences. Le besoin d’une législation internationale saute aux yeux pour arrêter les véritables actes de vandalisme que les journaux signalent si fréquemment, cet hiver encore. Il n’y a que la résistance de l’Angleterre qui puisse arrêter le gouvernement français, mais elle suffit pour le paralyser.
Néanmoins, si le Ministre actuel s’en mêle, il est assez intelligent pour comprendre que son initiative est indiquée dans une pareille question et qu’il ne suffit pas de voir vos efforts avec plaisir, qu’il faut y participer, autrement le rôle du Ministre serait d’être traîné et ne serait plus de diriger.
Je lisais ces jours-ci le budget de la Société de sauvetage. Faire tant d’efforts pour sauver les marins sur la côte et les noyer avec tant d’indifférence au large, c’est le comble de l’absurdité. Notre époque est pleine de pareils contrastes.
Signé : GICQUEL DES TOUCHES.
— UÈ —