‹ Colonisation dans le comté de Portneuf [microforme]Chapitre 7 sur 8 · WANT JU · texte numérisé non relu

WANT JU

qui sant allés s’y fixer en rendent le meilleur témoignage, et disent qu'’elles produisent abondamment et que la culture en est généralement facile.

Du reste, c'est à ceux qui veulent s'établir dans cette localité à aller visiter et choisir eux-mêmes leurs terres dans la saison convenable. (*) La chose les intéresse de trop près pour qu'ils puissént, dans ce choix définitif, se fier à d’autres qu'à euxmêmes.

Le meilleur rang dans S. Ubalde est, sans contredit, Te rang S. Achille, que nous avons pris la peine d’aller voir cette année. Le sol y est de la première qualité : c'est de la terre forte, mélangée d’un peu de sable.

(*) Il y a déjà plusieurs colons de l'Ile d'Orl*ans qui sont allés prendre des terres dans cette localité : bon nombre d'autres se proposent, parait-il, d'initer leur exemple. La voie la plus facile pour s'y rendre, c’est de s’embarquer, le mardi ou le samedi après-midi, sur le steamboat L'Éloile, qui les conduira aux Grondines moyennant la légère somme de 40 sous. De à à Sa n'- Ubalde, ils n'auront plus que six Heues enriron à faire par d'assez beaux chemins.

Ces terres sont moins avantageuses pour les premières années, que celles où Je sable domine ;: mais aussi elies renferment pour l'avenir des richesses inépuisables. II y a, parait-il, encore 89 à 40 lots à prendre dans ce rang,

Partcut dans S. Ubalde, les moïssons ont la plus belle apparence. Il er est de même sur les bords de la Rivière Batiscan : l’on nous a dit que trois colons vont y récolter, dès cette année, suffisamment pour vivre.

Maintenant, Messieurs, nous ne serions pas justes, si nous ne rendions pas ici hommage au zèle et au dévouement de Monsieur le curé de Deschambault pour l’œuvre de la colonisation. Après son ministère, c’est son œuvre de prédilection: : il lui consacre ses veilles et tous ses moments de loisir. Quel intérêt il porte aux braves colons de Montauban et de Chavigny ! Que d’occupations il s'impose, soit pour les diriger dans

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ces endroits nouveaux, soit pour leur distribuer les secours de la colonisation, soit pour écarter les mille et mille obstacles qui se rencontrent sur leurs pas ! Il faut avoir visité le novvel établissement de la Rivière Batiscan. pour apprécier le mérite de M.

Bellenger et savoir ce que la Colonisation lui. doit de reconnaissance.

Qu'il nous soit aussi permis, en terminanñt, Messieurs, d'exprimer ici un vœu, qui sera accueilli favorablement —nous osons l’espérer-—par ceux qui ont le pouvoir de lé mettre à exécution On parle beaucoup de colonisation ; on y voit l'avenir du pays.

Quel avantage pour cette œuvre de la colonisation, sur la rive nord du fleuve, si le cheïnin de fer que l'on doit y construire, au lieu de côtoyer les bords du St. Laurent, se faisait le plus au nord possible ! Quel avantage, en particulier, pour les colons de S. Ubalde, de Montauban et de Chavigny, si le chemin de fer passait dans $ 1 aux pieds fles Lau-

rentides l'Afioubné en Pifol: fu'il.est.

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