CONCLUSIONS
Ce travail nous a donc permis de joindre à la liste assez longue des combinaisons de l’antipyrine, qui, il est bon de le remarquer, ne sont pas toutes bien définies et soigneusement étudiées, trois combinaisons nouvelles sur la constitution desquelles les analyses et les caractères chimiques ne laissent aucun doute :
1° La combinaison moléculaire de l'acide ortho-aminobenzoïique avec l'antipyrine, donnant des cristaux à une molécule d’eau de cristallisation alors que l'antipyrine et l’acide orthoaminobenzoïque cristallisent anhydres.
Le point de fusion 49°, bien différent de celui des deux corps constituants, permet d'affirmer l'existence de cette combinaison.
Les réactions colorées elles-mêmes y décèlent nettement la présence de l’antipyrine. ane
Ce composé n’est pas dissociable par le chloroforme.
2° Au contraire l'acide méta-aminobenzoïque et l’antipyrine se combinent sans eau de cristallisation; mais la consistance pâteuse du produit à la température ordinaire permet encore d'affirmer l’existence de cette combinaison. Ce produit est disso-
ciable par le chloroforme.
3° Enfin l'acide para-aminobenzoïque forme également une
= 2 — combinaison hydratée C*H‘AzH?COOH,C‘‘H'?Az?0,H*0 dissociable par le chloroforme. Ce dernier composé fond dans son eau de cristallisation à 58-59°, recristallise pour ne fondre ensuite qu’à une température comprise entre 105° et 110°. Il reste longtemps en surfusion à la température ordinaire.
Il donne nettement les réactions de l'antipyrine.
Vu et permis d'imprimer :
Montpellier, le 6 février 1896.
Le Recteur,