Ibidem, C
5. La Bouteillerie ne relevait pas du comté de Combour, mais, originairement du moins, de la chùtellenie de Tinténiac.
G. Déclaration de Saint-Mahé en 1621.
de la métairie de Saint-Mahé, une motte de terre surmontée des derniers débris d'une tour féodale ; c'est tout ce qui reste de cette vieille résidence seigneuriale.
Le 25 octobre 1459, Gilles du Buat rendit aveu au baron de Combour pour ses terre et seigneurie de Saint-Mahé; il vivait encore en 1465, mais Jean du Buat lui avait succédé en 1486 l. Mahaut du Buat épousa vers 1500 Guillaume de la Bouexière2, et Gilles de la Bouexière, probablement leur fils, était en 1534 seigneur de Saint-Mahé et époux de Catherine Chauveau 3. Ce seigneur mourut le 6 janvier 1562, laissant Saint-Mahé à son fils François de la Bouexière, mari de Françoise de la Marzelière, qui en 1573 rendit aveu à la baronnie de Combour pour ses fiefs et son « emplacement de chasteau d'antiquité appelé Saint-Mahé4. » François de la Bouexière était mort en 1584 et sa veuve alors remariée à Claude Moraucl, seigneur de la Provostière; mais cette dame, Françoise de la Marzelière, jouissait encore en 1593 de la terre de Saint-Mahé, comme douairière. Renaud de la Bouexière, son fils, rendit aveu à Combour pour sa seigneurie de Saint- Mahé en 1596 5 et épousa Isabelle de la Croix; toutefois il vendit Saint-Mahé à sa sœur Françoise de la Bouexière, femme de Jean du Breil, seigneur de la Colombière'1. Ptenault du Breil, leur fils, rendit aveu à Combour en 1621 pour cette terre de Saint-
•2. Kcrviler, Bio-bibliographie bret., VII, 83.
:i. Abbé Pàris-Jallobert, Reg. jiaroiss. de Trévérièn, 4.
i. Archiv. du château de Combour.
.">. Ibidem.
ti. Archiv. d'îlle-et-Vilaine, B, 488.
Mahé, qu'il donna en partage, l'année suivante, à son frère cadet Jean du Breil, époux d'Anne Le Queu1. Ce dernier ne conserva point Saint-Mahé, qu'acheta avant 1642 Pierre Mouschoux, alloué de Combour, mari de Perrine Busnel2.
Peu de temps après, la seigneurie de Saint-Mahé fut distraite de la terre de ce nom ; Pierre Mouschoux vendit, en effet, les fiefs de Saint-Mahé, en 1650, à Guillaume Eon, sénéchal de Combour, qui les rétrocéda au seigneur de Trémigon, et depuis lors ces fiefs demeurèrent unis à ceux de Trémigon. Pierre Mouschoux conserva « la terre, manoir et chapelle de Saint-Mahé, comprenant 350 journaux de terre3. » Cette propriété appartint ensuite : en 1682 à Malo Mouschoux, en 1712 à Jean Clouet et en 1786 à Jean Potelet. A la seigneurie de Saint-Mahé furent longtemps unies celle du Buat en Bonnemain, relevant de Lanclal, et celle de la Chalopinaye, en Lourmaie, relevant de Limouëlan. La terre seigneuriale de Saint-Mahé, tenue de Combour, se composait par elle-même du château de ce nom, — qu'avait remplacé un petit manoir au xvu° siècle — d'une chapelle, de l'emplacement d'un moulin, de bois futaie et taillis et de quelques belles métairies. Quant aux fiefs, ils étaient en Combour au nombre de trois, jouissant d'une haute justice. A cause de l'un d'eux, dit le Fief des Nobles, il était dû au seigneur de Saint-Mahé par le prieur de Combour douze miches de pain feuilleté, quatre à la Saint-Martin, quatre le jour de Pâques et quatre à la fête de Noël ; ce dernier jour le prieur devait, en outre, présenter à