‹ CombourChapitre 51 sur 82 · Du Paz, Hist. généal. de plusieurs maisons de Bret · texte numérisé non relu

Du Paz, Hist. généal. de plusieurs maisons de Bret

Du temps du bienheureux Barthélémy, abbé de Marmoutiers après Albert, Rivallon seigneur de Combour, du consentement cl'Aremburge, sa femme, et de ses enfants Guillaume, Jean, Gilduin et Havoise, donna aux religieux de Marmoutiers une terre de son domaine avec une église construite, en l'honneur de la Trinité, à Combour même, dans Fespoir d'obtenir par les prières de ces moines de se rendre agréable au Seigneur. A ce don il ajouta des rentes importantes, tant pour bâtir les lieux réguliers que pour y entretenir des religieux. En faisant cette fondation, il pria l'abbé Barthélémy, qui se trouvait alors au prieuré de Beré, près Châteaubriant, de lui envoyer quelques moines à Combour, lui laissant d'ailleurs une entière liberté, tant pour le nombre et la qualité des religieux qu'il y enverrait que pour la disposition des biens du nouvel établissement. Rivallon fit tout cela avec beaucoup de solennité à Combour; mais, afin d'y donner plus de vigueur, il fit confirmer la fondation de son prieuré par Conan II, duc de Bretagne, qui imprima le signe de la croix sur la charte et investit luimême l'abbé Barthélémy dans le cloître du monastère de Beré1.

Barthélémy étant devenu abbé de Marmoutiers en 1064 et le duc Conan II étant mort à la fin de 1066, c'est nécessairement entre ces deux dates qu'il faut placer celle de la fondation du prieuré de Combour ; on croit, d'ailleurs, que Barthélémy fit le voyage de Bretagne au commencement de 1066.

Rivallon compléta sa fondation par le don qu'il fit

1. D. Morice, Preuv. de l'Hist. de Bret., I, 425. — D. Martène, Hist. de Marmoutiers, I, 405.

aux religieux de Combour de l'église de Saint-Ouen de la Rouairie, au diocèse de Rennes, avec sa dîme et ses oblations. Ce don est également antérieur à la fin de Tannée 1066, car Conan II, Aremburge et les enfants du seigneur de Combour l'approuvèrent avec empressement'. Vers la même époque, et toujours sous le gouvernement de l'abbé Barthélémy (1064-1084), les moines de Marmoutiers reçurent les églises paroissiales de Cuguen et de Noyal-sous- -Bazouges, qu'ils unirent, pour quelque temps du moins, à leur prieuré de Combour2.

Nous avons dit que Rivallon Le Chat n'avait cédé qu'une moitié des revenus de l'église Notre-Dame de Combour aux moines de Marmoutiers. Cela venait de ce que cette église était alors partagée entre deux familles. Nous avons ajouté que certains fils de Rivallon, oubliant l'exemple donné par leur père, avaient injustement repris possession de cette moitié. Cependant les évêques d'Aleth ou de Saint- Malo parvinrent, avec le temps, à déterminer tous ces simoniaques à remettre Notre-Dame de Combour aux mains des religieux de Marmoutiers, et ceux-ci, après diverses péripéties dont nous reparlerons, en demeurèrent enfin seuls maîtres.

De 1104 à 1124, l'abbaye de Marmoutiers fut gouvernée par un religieux appelé Guillaume de Combour. Fils d'Arengrin et d'Aremburge, cet abbé appartenait, selon dom Martène, à une noble'famille de Combour, mais ne possédait rien de la seigneurie cludit lieu. Vers l'an 1108, Guillaume vint à Combour et y reçut de sa sœur Adelôse la terre de la Bigo-

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