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HOUILLES

TENEUR eo

MATlftMS V0LATIU8

TENEUR en

CEKDBCS

NATURE

OKS GIHDREB

Menus de Maries

33 à 35 32 à 34 24 à 25 22 à 24 13 à 14 12àl3

aOà 11

fusibles légèrement fusibles

infusibles

légèrement fusibles

id.

fusibles

Menus de Béthune gras

Menus et tout-venants de Ferfay Menus de Dources

Menus de Béthune maigres

Menus de Carvin

On peut employer sans mélange les menus lavés de Dourges et de Maries, les menus et les tout-venants de Ferfay, indépendamment de Taddition de briquettes ou de gros charbons. Les menus maigres de Béthune et de Carvin seront mélangés avec moitié de combustibles gras au minimum, par exemple avec des menus de Dourges ou de Béthune ou avec des menus ou du tout-venant de Ferfay.

Dans le Nord de la France on pourra employer un combustible constitué pour la plus grande partie de fines auxquelles on adjoindra du tout-venant et des briquettes, surtout s'il s'agit du service des chemins de fer. Les briquettes servent alors à Tallumage, à la mise en pression et dans des cas particuliers où Ton doit relever ou pousser le feu. La houille sera employée sous forme de mélange composé d*un quart tout-venant (à 30 0/0 de gailletteries), trois quarts de fines ou menus, criblés sur barreaux longs, espacés de 1 à 4 centimètres. Un tiers du poids des fines sera, par exemple, formé de fines à 1 centimètre, et les deux autres tiers de fines à 4 centimètres. Pour les trains express la proportion de tout-venant sera portée à 60 0/0 au lieu de 25 0/0.

Au point de vue de la nature, le combustible à employer dans le Nord de la France sera, par exemple, formé de 40 0/0 de charbon très gailleteux, ^ 0/0 de charbon à coke, 25 0/0 de charbon demi-gras et 10 0/0 de charbon maigre, soit environ deux tiers de charbon gras et gazeux sous forme de tout- venants et de fines, provenant surtout des mines du Pas-de-Calais et contenant 20 à 35 0/0 de matières volatiles ; le reste, soit un tiers, pourra être du charbon demi-gras et maigre sous forme de fines, provenant des mines du Nord et de la Belgique et renfermant il à 18 0/0 de matières volatiles. Les charbons

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des diverses provenances seront mélangés de manière à constituer un combustible contenant environ 25 0/0 de matières volatiles.

DansTEst de la France, on emploiera notamment en mélanges les qualités suivantes :

Charbons menus maigres du Nord de la France, de Saône-etr Loire et du bassin de la Sambre (Belgique) ;

Charbons menus demi-gras des bassins de Charleroi et Liège (Belgique);

Charbons menus gras flambants des bassins du Nord et du Pasde-Calais ou de Saône-et-Loire ;

Grosse houille flambante des houillères de la Saar (Prusse) ;

Charbons menus flambants des houillères de la Saar.

Dans le Midi, les différentes houilles employées pourront être :

Du charbon grêle, du charbon grenu, du charbon menu et des fines, provenant des mines de Carmaux (Tarn) ;

Du charbon en roche et des petites noisettes, provenant des mines de Graissessac (Hérault) ;

Les noisettes provenant des mines de Campagnac (Aveyron).

On peut refuser les houilles maigres de moins de 10 0/0 de matières volatiles et les charbons flambants de plus de 33 0/0 de matières volatiles. Les uns exigent un tirage excessif ; les autres ont nn pouvoir calorifique trop peu élevé, et le mélange des deux qualités ne donne môme pas toujours une xjnalité de combustible d*un bon emploi.

En Angleterre, on brûle, en général, des houilles de très bonne qualité donnant une vaporisation de 8 à 9 kilogrammes ; les meilleures sont celles du Pays de Galles, que Ton mélange parfois avec un tiers de charbon maigre, hard coal. La houille du Derbyshire est presque aussi estimée; on remploie sur les réseaux du Centre, particulièrement sur le Midland. Les lignes de la côte Est de l'Angleterre, comme le North Eastem, font usage de houille de Newcastle. Les lignes écossaises brûlent, en général, du charbon de pays, inférieur aux houilles anglaises.

Pour le service des chemins de fer, on charge le charbon sur les tenders, tel qu'il vient de la houillère ; il n'y a donc pas vraiment de mélange en Angleterre.

En Amérique, les menus d'anthracite sont brûlés en mélange aveo des charbons gras. A New-York, on brûle un mélange qui ne contient pas beaucoup plus de 10 0/0 de menus gras. De même, on

EMPLOI DE LA HOUILLE DANS LES FOYERS i'51

peut mélanger les menus d'anthracite avec des résidus épais des raffineries de pétrole.

En ce qui concerne spécialement le service des chemins de fer, les mélanges doivent être opérés de manière à assurer, en même temps qu*ttne teneur convenable en matières volatiles, une combinaison de cendres telle que Tinfluence fâcheuse de la fusibilité soit éliminée.

Dans cet ordre d'idées, on pourra, par exemple, mélanger les houilles à cendres plus ou moins fusibles des bassins du Nord et du Pas-de-Calais aux charbons du Pays^ de Galles, du Northumberland et du Durham à cendres infusibles. Au point de vue des matières volatiles, on mélangera des charbons du Pays de Galles avec des charbons du Northumberland ou du Durham.

n est difGcile de fixer des proportions absolues pour ces mélanges, car tout dépend des conditions d'exploitation des lignes et des plus <ra moins grandes facilités de réception des différentes sortes de eharbons. A titre d^exemple, on peut dire qu'un mélange de 3/4 de Cardiff et de 1/4 de charbon du Durham et du Northumberland donnera de bons résultats économiques.

Indépendamment du genre de mélanges que nous venons de signaler, oq peut en réaliser d'autres très intéressants avec des briquettes, dagproset du mena. 11 est, d'ailleurs, également impossible de donner «ne formule générale, mais la proportion du gros on des briquettes par rapport au menu est d'environ 50 0/0. La proportion de menu tend à augmenter au fur et à mesure de l'augmentation de l'efiectif des machines à grande grille.

Cependant il ne faut pas perdre de vue ce principe que l'emploi de matières premières de qualité inférieure ne procure souvent qn'une économie apparente. Avec l'emploi exagéré des menna, la vaporisation est certainement beaucoup moins abondante et moins sûre.

Les chauffeurs,s'il8 sont consultés, préféreront toujonrsles gaillettes, comptant de la sorte se remettre plus rapidement en pression. En réalité, le menn vaut moins que la gaillette, à cause de sa plus forte proportion de cendres ; théoriquement, l'excès de cendres dans les menus est en général de 9 0/0. Industriellement^ étant donné que les cendres peuvent entraîner avec elles une certaine quantité de charbon non brûlé, l'écart est de 20 à 25 0/0 au point de vue de l'utilisation, 30 0/0 au maximnm.

D'autre part, Temploi exclusif de gros morceaux est préjudiciable à la bonne marche d'une chaudière. La couche de combustible sur la grille est plus inégale et les rentrées d'air, si mauvaises pour une vaporisation régulière, seront plus fréquentes.

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