‹ Combustibles industrielsChapitre 31 sur 118 · DENSITÉ II · texte numérisé non relu

DENSITÉ II

A l'État de ORAiiis

A l'état db poossixr

Anthracite

Charbon bitumineux

L'addition d'eau a, en outre, Tavantage de laver les charbons et d'éliminer les impuretés, le soufre, Tacide sulfurique, les schistes. Ce lavage sommaire et préparatoire ne coûte pas plus de 25 centimes par tonne.

On pompe donc le mélange d*eau et de poussier, on le refoule dans une conduite, aussi loin qu'il est nécessaire, et on le fait arriver dans des bassins de clarification et d'évaporation, où une proportion de 10 à 20 0/0 d'eau peut être éliminée. Un séchage plus énergique dans une étuve éliminera une plus grande quantité d*humidité, si c'est nécessaire.

Le transport du poussier s'effectuerait ainsi à de grandes distances. Avec une conduite de 60 centimètres de diamètre, on pourrait envoyer à 8 kilomètres une quantité de 31 .000 tonnes par vingt-quatre heures. On a fait des expériences dans lesquelles le diamètre des conduites variait. Sur une distance de 48 kilomètres, avec une pression de 84 kilogrammes par centimètre carré, on a obtenu les débits suivants :

Diamètre des tuyaux en centimètres 10 20 30 45 60 Débit en tonnes par 24 heures 320 1824 5120 13730 28160

D'ailleurs, sans même réaliser ce transport à grande distance par des tuyaux, dont l'installation serait coûteuse, on pourrait songer à transporter les schlamms après évaporation dans les bassins, ou même après séchage. Ce séchage est suffisant quand les poussiers ne contiennent plus que 20 ou 40 0/0 d'humidité, les appareils pouvant les brûler dans cet état. Le poids mort transporté est donc peu considérable. Il peut diminuer d'ailleurs si l'on fait varier la quantité d'eau et si l'on n'additionne le poussier que de 40 à 20 0/0 d'eau avant l'aspiration par les pompes. On compense largement, même avec ce poids mort d'humidité, les vides et la place perdue dans les wagons, et surtout dans la cale des navires, par Tempilage des blocs de houille, d'un diamètre absolument variable et encombrant.

Les usines pourraient donc recevoir leur provision sans faire la transformation sur place, et des stocks assez grands seraient accumulés sans crainte d'inflammation spontanée, puisque les menus contiennent de Teau. Les navires emporteraient enfin, sous le même volume, une charge beaucoup plus grande.

Principes de la combustion. — Trois principes fondamentaux jouent un rôle dans l'emploi du charbon pulvérisé comme combustible.

i^ La chambre de combustion doit toujours être maintenue à une température élevée ;

â<* Le combustible pulvérulent doit être introduit au centre du courant d*air qui lui sert de véhicule, et ce courant ne doit jamais être interrompu ;

3^ Les particules de charbon doivent rester en suspension dans Fair jusqu*à leur combustion complète.

Celte dernière condition est d'une importance capitale, parce que, si une partie de la poudre de charbon s'échappe du courant gazeux et tombe au fond de la chambre de combustion, elle se transforme en coke, au lieu d'éprouver une combustion complète.

La première des conditions nécessite des dispositions spéciales, lorsqu'on emploie des chaudières à foyer intérieur, pour éviter que le voisinage des parois à une température relativement basse n'em- ] èche la combustion complète du combustible en poudre. 11 faut, dans ce cas, revêtir l'intérieur du foyer avec des briques qui, prenant une température élevée, empêchent le refroidissement de la flamme et jouent le rôle de volant de chaleur. La présence de ces briques n'entraîne aucune perte de chaleur; elles servent d'intermédiaires pour transmettre le calorique à la surface de chaulTe effective.

La seconde condition exige, pour être remplie, une disposition convenable des appareils, et c'est surtout dans cette direction que s est exercée l'ingéniosité des inventeurs.

La troisième condition dépend surtout du degré de finesse de la poudre de charbon, et c'est le coût de la préparation de cette poudre qui limite en pratique et au point de vue commercial l'emploi de ce système de chauffage.

Historique. — En 1831, Henschel, de Cassel, employait un courant d'air chargé de poussière de charbon pour le chauffage de fours à briques, pour le soudage et autres opérations faites sur les métaux. Putsch, en Angleterre, tenta d'employer le chauffage au poussier pour la fabrication du verrei

ODMBUSTIBLES INDUSTRIELS

Les premiers appareils étaient à tirage forcé. On insufflait de Taîr qui entraînait les poussiers dans la chambre de combustion. Tel est le principe des appareils imaginés par Mac Auley, de Denver (Colorado), en 1881, Hathaway, de Boston (Massachusetts), en 1886, et Neubart, de Charlottenburg (Autriche), en 1893. Ces appareils n'ont pas fait Tobjet d'applications pratiques.

M. Crampton, en Angleterre, a fait, de 1868 à 1873, une série d'essais sur la houille pulvérisée, quHl réussit à brûler dans des fours métallurgiques et même sous des chaudières, en employant de Tair soufflé par un ventilateur pour activer la combustion. Il est aussi rinventeur d'un appareil fort ingénieux pour introduire la houille pulvérisée dans les foyers. Le combustible était réduit en une poudre fine, dont les parcelles avaient un demi-millimètre de diamètre.

C'est surtout en Allemagne que des essais nombreux ont été faits pour brûler le poussier de houille.

Appareil Wegener. — Le premier appareil imaginé en Allemagne,

dans ces dernières années, est celui de M. Wegener, dont le brevet a été pris en 1891. L'appareil se compose essentiellement [fig. 46) d'un réservoir vertical, où les poussiers sont distribués par un cylindre cannelé.

L'entrée de ces poussiers dans la chambre de combustion a lieu directement, ou, mieux, est facilitée par une arrivée de vapeur ou d'air comprimé, et quelquefois par une injection simultanée des deux éléments.

Diverses modifications ont été faites à ce premier projet. La dernière consiste à tamiser les poassiers à travers une grille, et à admettre, en sens inverse, un courant d'air produit par un ventilateur horizontal qui tourne de manière à introduire dans la chambre de combustion 5 kilogrammes de poussier par minute.

C'est sous cette dernière forme que l'appareil a été expérimenté à

Fio. 46. — Appareil Wegener.

FOYERS SPfiCIAnX 171

Berlin. Il a pu Taporiser 24 kilogrammes d*ean par mètre carré de sarface de chauCTe et réaliser une économie de 25 à 30 0/0 sur la

consommation antérieure du combustible.

L'appareil Wegener actuel comporte, à sa partie supérieure, un entonnoir dans lequel on place les sacs de houille pulvérisée ; les sacs pèsent 25 kilogrammes environ. La houille tombe sur un petit tamis circulaire ayant 130 millimètres de diamètre. L'air pénètre en dessous par un grand tuyau en tôle ayant un diamètre de 500 miiiimètres et passe dans le foyer en se mêlant à la houille pulvérisée qui tombe de Tentonnoir. Pour éviter que le tamis ne s'obstrue, on Fagite constamment au moyen du dispositif suivant : à la partie inférieure du tuyau de rentrée d'air se trouve une turbine munie de trois petites cames. L'appel d'air à travers les aubes de cette turbine la fait tourner à grande vitesse, et le tamis reçoit de 150 à 250 chocs par minute. Ce mouvement détermine l'introduction de la houille pulvérisée dans l'air servant à la combustion, auquel elle se mélange intimement avant de passer dans le foyer. Le rôle du chauffeur se borne à verser des sacs de houille pulvérisée dans l'entonnoir de temps en temps, et à s'assurer que l'air entre en quantité suffisante pour la combustion. Si l'admission d'air par l'ouverture principale est trop faible, ce que l'on voit dès qu'il se produit delà fumée, on augmente l'arrivée d'air au moyen de deux tuyaux en tôle disposés à cet effet; la quantité d'air nécessaire varie avec la qualité de houille que l'on emploie. On règle le nombre de secousses du tamis, c'est-à-dire la quantité de houille qu'on introduit dans le foyer au moyen d'une vis qui agit sur la turbine. La houille pulvérisée s'enflamme dès qu'elle pénètre dans la région du foyer garni de briques réfractaires. Un seul chauffeur peut assurer le service de plusieurs chaudières. ^

Appareil Friedeberg. — Le brevet de l'appareil de M. Friedeberg remonte à l'année 1893; toutefois les applications du foyer ne semblent pas jusqu'ici des plus nombreuses.

Le poussier est chargé dans une trémie {fig. 47). L'air arrive par un tuyau latéral et passe directement dans un autre tuyau branché sur le premier, ou bien monte pour venir agir sur le poussier dans la trémie. Il chasse le poussier dans un canal. Puis le mélange se rend, par un tuyau, jusqu'à l'orifice d'introduction, dans la chambre de combustion et rencontre, un peu avant cet orifice, la seconde partie du courant d'air dont un registre permet de régler la quantité.

Une ouverture ménagée à la partie inférieure du tuyau qui mène & rorifice d'introduction, sert à enlever les impuretés entraînées par le mélange d'air et de poussier.

Avec Tappareil ainsi disposé, on peut obtenir des températures de 1.450*» sans chauffer Tair, et, si Ton fait usage d'air chaud, on arrive à des dégagements de chaleur analogues à ceux qu'on obtient dans les gazogènes. Des expériences, qui ont pleinement réussi, ont

d'ailleurs été faites pour chauffer des fours à creuset ou même des fours à fusion d'acier.

Appareil Sohwarzkopf. — Nous décrirons avec plus de détails l'appareil pour la combustion du poussier imaginé par M. Schwarzkopf.

L'appareil [flg, 48) se compose essentiellement d'une trémie a, où sera chargé le poussier. Cette trémie est fermée à sa partie inférieure par deux plaques d'acier c et c? formant ressort. La plaque c est tendue plus ou moins fortement par la vis h. La plaque d ne supporte pas directement le poids du poussier, et est allégée de ce poids par une plaque e. Elle est munie, à son extrémité, d'un cran A, sur lequel viendra frapper le marteau g de la roue distributrice f. Le marteau g^ en frappant le point A, écarte la plaque d de sa position ; une certaine quantité de poussier passera. Ce poussier pénètre dans la chambre de combustion â, avec le courant d'air qui entre par les orifices ^ m, n, sous l'action de la dépression créée par la cheminéd.

Avec cette disposition, on peut régler très facilement les quantités d'air et de poussier et obtenir des proportions convenables, ce qui est le point important, comme on Ta vu. A Taide de la vis 6, il est possible d*écarter plus ou moins la plaque c et de réaliser un passage bien déterminé du poussier.

L'admission d'air est réglée par un registre o.

Pour opérer la mise en route, il faut chauffer les parois de la chambre de combustion. On allume, à cet effet, im feu de bois, ou bien on enflamme du pétrole. Après cinq minutes de chauffage, le poussier entre en ignition. Dans les usines, où les appareils de vapeur chôment le dimanche, l'opération sera donc des plus facile et des plus prompte pour la mise en route du lundi matin.

Si le travail est, en outre, interrompu pendant la nuit, il ne sera pas nécessaire d'opérer un rallumage avec un foyer spécial. Les pertes de chaleur auront été, en général, assez faibles, et le poussier se rallumera par la simple mise en route de la roue distributrice.

On pourra donc arrêter la combustion d'une chaudière comme on arrête la machine et les transmissions d'un atelier, à Theure des repas, par exemple.

Pour la mise en route chaque matin, on utilisera la vapeur qui peut rester dans la chaudière à la fin de la nuit, ou bien on aura un moteur à pétrole spécial, ou même, enfin, le chauffeur agira lui-même sur le volant, la force nécessaire à la marche de la roue distribu-

Fio. 48. — Appareil Sehwarzkopf .

irice étant une fraction de cheval assez faible, jr environ.

iU

COMBUSTIBLES Iin>USTRIBLS.

Des expériences assez nombreuses ont été faites pour vérifier reffîcacité de Tappareil de M. Schwarzkopf.

Dans une première série d'expériences, on opéra avec trois chambres de combustion placées sous une chaudière. Une cheminée eu fer produisait le tirage et av^H une hauteur de 16",50 pour une section de 28 décimètres carrés. ^^

Les résultats des expériences furen^ les suivants :

Pression de vapeur

Teneur en acide carbonique \ la sortie de la première chambre de combustion

Teneur en acide carbonique à la sortie de la troisième chambre de combustion

Quantité d'oxyde de carbone à la sortie de cette môme chambre

Tours de la roue distributrice

Dépense d'air rapportée à la quantité théorique

Température des gaz au bas de la cheminée.

Quantité d'eau vaporisée par kilogramme de charbon

Effet utile

EXPiniERCK

néant

BXPÉaiEIlCt

néant

EXP^EIE?ICE

5»^ff,20

néant

On a pu recueillir ainsi quelques données intéressantes sur les consommations. On a constaté que les flammes attaquaient et corrodaient moins énergiquement les tôles des chaudières. On a reconnu que les organe^ de Tappareil s'usaient fort peu. Les ailes de la roue distributrice, qui sont construites en acier, n'éprouvent aucun choc de la part des poussiers qui sont impalpables, et une diminution de quelques millimètres sur la longueur peut seule être constatée après un an de service. Le marteau g et le butoir h s'usent assez vite, mais ces organes coûtent très peu à remplacer.

Les prix d'achat ou d'installation sont d'ailleurs les suivants :

Pour un appareil avec roue distributrice de 200 millimètres de diamètre, pouvant débiter par heure 115 kilogrammes de charbon ou 150 kilogrammes de lignite, on payera 1.250 francs. Dans ce prix, ne sont pas comprises les dépenses pour transmission, plaques de fixation des appareils, maçonnerie des chambres, etc.

Un appareil avec roue de 400 millimètres, pouvant distribuer par

heure 230 kilogrammes de charbon ou 300 kilogrammes de lignite coûte 1.875 francs.

La transmission reviendra à 125 francs environ. Enfin une chambre de combustion de 2 mètres à 2°^,50 de longueur nécessitera une dépense de 900 francs.

Appareil Baumert et Wegmer. — Dans ce foyer la combustion du charbon en poudre est provoquée par un courant d'air très vif produit au moyen d'un ventilateur de forge, Tappel de Tair par une cheminée à fort tirage ne paraissant pas suffisant.

Le brûleur consiste en un vase à parois métalliques garnies intérieurement de produits réfractaires affectant la forme cylindrique ou la forme d'une poire.

La partie antérieure du brûleur qui est ouverte est construite de manière à pouvoir être engagée dans la porte du foyer, si Ton a affaire à une chaudière cylindrique ordinaire, ou dans le tube, s'il s'agit d'une chaudière à foyer intérieur.

A la partie postérieure, le brûleur est surmonté de la trémie de charbon pulvérisé et sur le couvercle plat qui le limite extérieurement s'adapte le tuyau d'arrivée d'air.

On chauffe d'abord le brûleur, puis on admet le poussier de charbon que le courant d'air entraîne dans le milieu incandescent.

Le charbon brûle en suspension et produit une chaleur blanche. Les gaz chauds, en atteignant les carnaux de la chaudière, se détendent; leur température baisse de ce chef et de celui de l'absorption rapide de la chaleur par les surfaces en contact.

La chute du charbon fin est réglée mécaniquement par un petit appareil distributeur qui emprunte son mouvement au courant d'air introduit dans le brûleur. L'admission du charbon et celle de l'air peuvent être réglées à volonté.

Dans des expériences faites près de Berlin, on aurait constaté une économie considérable dans l'emploi du combustible et une réduction des frais de chauffage.

Appareil Rûhl. — La figure 49 représente un foyer Rûhl, appliqué à un couple de chaudières à foyers intérieurs de 58"', 6 de surface de chauffe, les tubes-foyers ayant 700 millimètres de diamètre et 3 mètres de longueur. Ces tubes sont recouverts sur toute leur longueur d'une couche de matériaux réfractaires, le foyer proprement dit étant limité à la manière ordinaire par un autel, mais la grille

étant remplacée par une sole pleine, recouverte également de brique» réfractaires.

La porte du foyer est munie d'un conduit pour l'arrivée d'air, dont on peut régler l'ouverture au moyen d'un registre manœuvré à l'aide d'un levier. Au-dessous de ce conduit principal sont ménagé» un certain nombre d'évents plus petits, dont on peut également régler l'ouverture à volonté. L'air amené dans le foyer par ces évents, outre qu'il active la combustion, a surtout pour effet de refroidir le bouclier qui abrite la porte et Tempèche de rougir.

Le charbon pulvérisé est amené par une vis sans fin dans une trémie placée à la partie supérieure de l'appareil et tombe de là, par des tuyaux dans le conduit d'amenée d'air.

Pour obtenir l'alimentation continue de la trémie de chargement et pour éviter l'engorgement pouvant provenir d'un débit trop grand de la vis dans les moments où l'on a intérêt à diminuer la charge du foyer, Tappareil est muni d'une seconde vis sans fin commandée par la première et tournant en sen»

contraire, laquelle ramène, par conséquent, au point de départ l'excès de charbon non tombé dans les canaux débouchant dans le conduit d'amenée d'air, par suite de leur obstruction partielle à l'aide d un registre de réglage actionné par une manivelle.

En même temps, comme l'élévateur qui alimente la vis de chargement continue également à amener toujours la même quantité de charbon, l'auge du transporteur est munie d'un tuyau de retour par lequel l'excédent de charbon retombe dans la fosse de l'élévateur. La seule précaution à prendre pour obtenir une alimentation régulière du foyer est de remplir de temps à autre cette fosse ; le chauffeur n'a pas besoin de se préoccuper de Texcédent de débit du transporteur, puisque cet excédent est ramené automatiquement à son point de départ Les divers appareils mécaniques sont animés d'un mouvement uniforme produit par une transmission quelconque ou par un électromoteur.

Fio. 49. — Appareil RQhl.

FOYERS SPÉQAUX 177

La mise en fea de TappareU est très simple et se fait au moyen de bois. Dès que le bois est en pleine ignition, on fait arriver de la poudre •de charbon qui prend feu aussitôt. Les parois réfractaires sont très rapidement portées à une température suffisante pour amener Tinilammation spontanée de la poudre de charbon, au fur et à mesure •de son introduction. Cette température est telle qu'après un arrêt de plus d*une heure on peut remettre Tappareil en marche en projetant simplement dans le foyer une poignée de copeaux ou de papier.

Appareils divers. — On a breveté une grande quantité d'appareils basés sur le même principe et destinés à brûler le poussier de •charbon.

Nous citerons entre autres le foyer Freitag essayé en Hollande.

Dans le bassin de la Saar, on emploie le chauffage à pulvérisation d'eau inventé par MM. Bechem et Post de Hagen.

On projette sous la grille du foyer, au moyen d'un appareil spécial, de Teau pulvérisée mélangée à de Tair sous pression. 11 se produit un brassage énergique des couches inférieures du combustible et une très grande élévation de la température, qui a pour résultat de produire la combustion parfaite des couches supérieures du charbon* L'eau de condensation s'écoule dans un bac d'alimentation.

Les prix de revient de cet appareil ont été trouvés les suivants pour six mois d'essai. Avec le chauffage ordinaire, la tonne de vapeur revenait à environ 2 francs alors qu'avec le nouveau chauffage ce prix est tombé à 1 fr. 35, le poussier étant évalué à 2 fr. 50. Dans les exploitations minières où les poussiers valent environ 0 fr. 60 la tonne, l'économie serait encore plus grande.

Le système Westlake, de Brooklyn {flç. 50), consiste, en principe, dans l'emploi d'une trémie où est introduit le charbon en poudre par un tambour placé au fond de la trémie. Le tambour est muni de saillies qui projettent le charbon pulvérulent par de petites ouvertures sur le devant de la grille; la poussière combustible est alors entraînée dans le foyer par le tirage même. Le système est mû par une petite machine à vapeur qui agit sur le tambour par l'intermédiaire d'un cliquet et d'une roue à rochet. La marche n'est pas continue et ne se produit que lorsque la pression de la vapeur tombe au-dessous de la pression normale, elle cesse dès que celle-ci est dépassée. Cet effet est réalisé simplement par un régulateur de pression déplaçant «n levier qui laisse ou non engager le cliquet dans les dents de la ffoae à rochet.

Le tableau suivant donne le résultat dressais faits avec le foyer Westlake. Le poussier de charbon employé contenait 1,16 0/0 d'eau, 29,83 0/0 des matières volatiles, 54,03 0/0 de carbone fixe, 14,98 0/0 de cendres.

Poids du cbarbon en poudre

NM

kg.

— ordinaire

Poids total du combustible

— d*eau vaporisée

Eau vaporisée par kilog. de combustible

Eau vaporisée par kilog. de combustible en

vapeur à 100« avec de l'eau à 100^

Poids de charbon pur brûlé

Eau vaporisée par kilog. de charbon pur. . .

Eau vaporisée par kilog, de charbon pur en

vapeur à 100» avec de Teau à lOO*»

Fio. 50. — hoyer Westiake.

Dans le foyer Pinther, le charbon {fig, 51) tombe, au travers de rouleaux tournant dans le même sens, dans une caisse, d'où il est soufflé par un double courant d'air, réglable à volonté. L'appareil

peut s'écarter en pivotant sur ses charnières pour la mise en train et la vidange des scories.

Dans le foyer construit par Tldeal Fuel Feeder C<*, de New- York, le charbon passe de la trémie [fig, 52) au broyeur pourvu d'ailettes fixes alternativement longues et courtes hh'h.^ avec dents ^3, correspondant aux ailettes et aux dents c^ de la noix, commandée par la vis sans fin E. Le charbon concassé puis broyé tombe sur un plateau à ailettes et à dents qui ramènent à un ventilateur à palettes aspirant de Tair par une ouverture réglable achevant la pulvérisation du charbon et refoulant le mélange d'air et de charbon par un injecteur.

Dans l'appareil Leipp, le charbon est distribué sans tamisage par une noix au droit d'un ventilateur dont le courant arrive par un carneau annulaire au bas d'une chambre de combustion conique ; l'appareil est muni d'un cendrier à eau.

Le système Schûtze repose sur l'emploi d'un distributeur à pochette qui laisse échapper le charbon au droit d'un ventilateur.

Fio. 51. -- Foyer Pinther.

Pio. S2. — Broyeur pour Fio. 53. — Foyer de l'Idéal Fuel Feeder C*.

le fo VLTde l'Idéal Fuel

FtfO' r(:\

Le loyer Schmitz distribue la farine de charbon par des palettes;

elle est refoulée, puis aspirée par un ventilateur et passe au foyer par un conduit recourbé. On recueille Texcès d^ charbon dans deux bacs pleins d^eau placés au bas de T appareil.

Le foyer de Camp utilise un mélange d'air et de charbon en poudre soufflé par un ventilateur : ce mélange arrive par une hélice mélangeuse dans un moufle dont la température élevée empêche le contact immédiat des parois froides et assure la combustion complète.

La grille en fonte du foyer a poussier Parton est percée de trous coniques au travers desquels un souffleur injecte un mélange d'air et de vapeur surchauffée. La combustion s'achève par des chicanes. Le souffleur a jets multiples de vapeur est muni d'ajutages réglables aspirant Pair.

Dans le foyer Russel Lester et Ernst, le courant d'air chaud et de charbon réglé par un ventilateur est refoulé dans une tuyère à fente verticale avec lames pivotantes que Ton manœuvre au moyen d'un renvoi de mouvement.

L'appareil à combustible pulvérisé Riedinger comporte un piston qui se meut librement dans un cylindre et qui repose par des talons sur le charbon pulvérisé contenu dans le cylindre. Sous le piston, on introduit de Tair sous pression par un tuyau suffisamment flexible pour suivre tous les mouvements du piston auquel il est fixé par un tube central. Au bout de ce tube central est placé dans une direction perpendiculaire un autre tuyau portant une ailette et recourbé à son extrémité. L'air sous pression s'échappe à la fois par ce tuyau et par un orifice percé à la partie inférieure du tube central. Dans ces conditions, le tuyau recourbé à ailettes se met à tourner, et le charbon pulvérisé est soulevé et brassé par des tourbillons d'air. Il se produit en même temps un appel d'air extérieur par des tubes convergents fixés dans le piston et par des orifices percés dans le couvercle du récipient.

Le mélange s'élève dans un tuyau monté à joint télescopique dans la gaine centrale et se rend au foyer par une conduite spéciale. Cette conduite reçoit à un coude une tuyère qui aide au refoulement du mélange et qui fournit le complément du volume d'air nécessaire pour une combustion complète.

Dans le foyer Donaldson pour combustibles pulvérisés, le charbon tombe du pulvérisateur dans un séparateur dont les rebuts sont' ramenés dans le pulvérisateur. Il est ensuite amené par une trémie et une vis à une tuyère soufflée par un ventilateur.

Quoi qu'il en soit de tous ces appareils, Tavantage d*un foyer à poussier est qu on peut employer tout combustible, quelle que soit sa teneur en cendres et son état physique. Ce dernier point est particulièrement digne de remarque : que le charbon soit à Tétat de menu ou quMl se trouve en morceaux, il a ainsi la même valeur.

D'autre part, la régularité avec laquelle on peut conduire la combustion, sans que Thabileté du chauffeur ait à intervenir, est favorable à la conservation du générateur. En outre, le service des chaudières est très aisé : il consiste dans la surveillance des appareils et dans Tenlèvement descendres, toutes les dix ou douze heures, par les ouvertures ménagées à cet effet à Pavant de la chambre de combustion.

Un seul homme peut, dans ces conditions, desservir dix à douze chaudières. L'allumage se fait très facilement au moyen d'un petit feu de bois ou d*étoupes imbibées de pétrole. Pour des chaudières qui s'arrêtent pendant la nuit, on peut procédera l'allumage en quelques minutes. De plus, il est très facile de forcer Tallure des générateurs en augmentant le poids de poussier admis dans l'unité de temps.

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