‹ Combustibles industrielsChapitre 36 sur 118 · DIFFÉRENCE · texte numérisé non relu

DIFFÉRENCE

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Dans une colonne spéciale sont inscrites les chaleurs de combustion Q^ calculées d'après les éléments des corps observés, en supposant le pouvoir calorifique du carbone égal à 7.860 calories par kilogramme. On a adopté pour chaleur de combustion du carbone celle qui a trait au diamant d'après M. Berthelot. Ce tableau accuse une profonde différence entre les combustibles d'origine interne et les divers autres combustibles.

Cette différence s'atténue beaucoup quand il s'agit des produits d'émanation que l'action de l'oxygène a modifiés. C'est ainsi que l'asphalte de la mer Morte obéit sensiblement à la loi de Dulong.

.,,^,, -, , ^H Q^ifii Chaleur de combustion

Asphalte de lamer Morte. < H 9,16 abstraction faite

Cendres: 36,20 0/0. ( 0 + A^- ^J'^M des cendres :

î — 1 8.900 calories observées.

Total : 100,00 /

Le tableau montre également que la composition des pétroles ne saurait donner une idée de leur chaleur de combustion. Il est indispensable de la déterminer au moyen du calorimètre. Le pouvoir calorifique réel Qq est toujours inférieur à la chaleur de combustion des éléments. Ënoutre, pour les produits de la distillation des pétroles d'Amérique, la quantité Q^ — Qq de l'huile brute est inférieure à la même quantité relative à l'un quelconque des liquides provenant de l'opération industrielle. D'autre part, le pouvoir calorifique de l'huile brute est toujours supérieur à celui des autres produits, quelle que soit leur composition. Les pouvoirs calorifiques des huiles étudiées sont compris entre 10.300 calories (pétrole brut de Russie) et il. 100 calories (pétrole brut d'Amérique). Les produits américains ont donné plus de chaleur que les produits russes de même espèce.

Traitement industriel du pétrole. — Théoriquement, l'action de la chaleur sur le pétrole brut est très simple : le méthane, l'éthane, le propane et le butane dissous se dégagent les premiers; puis il passe à la distillation de l'éther de pétrole, de l'huile lampante et, enfin, de l'huile paraffineuse.

Dans la pratique, les phénomènes sont plus compliqués. Les cornues cylindriques en tôle sont exposées à une température très élevée à leur partie inférieure, qui est en contact avec le foyer. Il se forme, alors, des produits de distillation absorbables par le brome, en quantité d'autant plus considérable que la partie inférieure de la cornue est plus surchauffée. Ce phénomène se constate surtout dans

la redistillation des produits, dont le point d'ébullition dépasse 300^.

Il se forme ainsi de nombreux carbures éthyléniques, parmi lesquels Téthylène, le propylène, le butylène, l'amylène et .Phexylène. A partir du butylène, ces hydrocarbures se forment sous plusieurs modifications isomériques que Ton peut isoler, en utilisant les difiTérences des points d'ébuUition de leurs bromures ou la facilité plus ou moins grande avec laquelle ils s'unissent à froid à Tacide chlorhydrique (Le Bel).

Outre la série éthylénique, il se forme aussi des carbures moins saturés, tels que l'acétylène et le crotonylène.

La partie de l'essence du commerce qui bout entre 50** et 80**, réduite en vapeur et dirigée à travers un tube de porcelaine, chaufiTé au rouge sombre, donne de Téthane et du propane. En généra], les carbures Qnfiia+2 (jgg pétrolcs soumis à Faction brusque de la chaleur se séparent en composés contenant moins de carbone et dont la saturation varie avec la température, la pression et le temps pendant lequel la matière organique est maintenue sous Tinfluence de la chaleur.

En résumé, le traitement industriel des pétroles donne :

!• Des essences;

2*» De rhuile lampante (carbures forméniques);

3* Des carbures éthyléniques ;

4® Des carbures acétylénlques;

5* Des carbures aromatiques ;

6® Du coke ;

7* De rhydrogène libre.

L'étude complète d'un naphte comporte les opérations suivantes :

i** Détermination du degré de transparence et de limpidité ;

2** Coloration des huiles ;

3<> Poids spécifique ;

4** Température de combustion (appareil Abel et Martin Pensky) ;

5** Viscosité (appareil Engler de la Société Nobel, viscosimètre Redwood) ;

6** Quantité de matières goudronneuses ;

7* Degrés d'acidité et de pureté ;

S^ Quantité d'eau contenue dans le naphte ;

9* Essai photométrique;

fO* Sous-produits.

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