CINQUIÈME PARTIE COKE
Propriétés physiques, ■— Résistance. — Dureté. ■— Porosité. — Poids spécifique. — Couleur. — Sonorité. — Propriétés chimiques. — Teneur en carbone. — Teneur en matières volatiles. — Teneur en eau. —Teneur en soufre. — Teneur en phosphore. — Impuretés diverses. ■— Teneur en cendres. — Pouvoir calorifique. — Analyse chimique. — Emplois dans Vinduslrie. — Emploi dans la métallurgie. — Emploi sur les locomotives. — Emplois divers.
11 ne sera pas question ici du coke de gaz, ce qui nous entraînerait en dehors de notre sujet. On parlera uniquement du coke produit dans les fours à coke et servant soit à la métallurgie, soit au chauffage des locomotives, soit à diverses industries.
pROPitiÉTES PHYSIQUES. — Comme pour les autres combustibles, nous définirons d'abord les propriétés physiques du coke.
Résistance. — La résistance est la première des qualités d'un bon coke. Étant données les pressions de vent actuellement employées dans les hauts fourneaux, on conçoit que l'on doive disposer d'un agent résistant. La résistance à Técrasement doit être d'autant plus grande que la charge est plus profonde ; un autre genre de résistance consiste en ce fait que le coke ne puisse pas être pénétré par les gaz.
Dureté; — La dureté dépend de la nature des cavités qui se trou-
vent dans le coke. Les parois de ces cavités doivent avoir une certaine résistance. Lors du transport, on ne tolère que 6 0/0 de déchet pour excès de friabilité. Pratiquement on peut déterminer la friabilité, qui dépend surtout de la dureté des cavités, en frottant Tun contre l'autre deux morceaux de coke de même fabrication. Celui qui s'écrase le moins est le meilleur.
Le coke devra donc être non pas friable, mais dur. La qualité des charbons employés pour la carbonisation possède, à ce point de vue, une grosse influence. Le coke de charbons voisins des charbons maigres ne résiste qu'à une pression de 115 kilogrammes par centimètre Garré. Le coke d'un bon charbon gras résiste, au contraire, à une pression qui atteint 170 kilogrammes par centimètre carré. Avec les houilles riches en matières volatiles, on retombe au chiffre de 120 kilogrammes par centimètre carré en moyenne.
Un autre élément qui influe sur la dureté est la teneur en silice des cendres. Des essais faits par M. Oscar Simmersbach ont donné à ce propos les résultats suivants :
TENEUR BN CENDRES
TENEUR BN SIUCB