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DÉFINITION ET CLASSIFICATION DE lA HOUILLE M
Classification basée sur rezamen des empreintes végétales. — L'observation des plantes qui se trouvent soit dans la houille, soit plutôt au mur et au toit des couches permet de distinguer quelques variétés de houille, telles que les anthracites, les bogheads et les cannel coals. Elle permettra surtout de différencier de la houille le lignite qui peut quelquefois lui ressembler.
M. Geinitz, en Allemagne, avait reconnu, en étudiant les divers bassins européens, Texistence de cinq flores successives qu'il réduisit plus tard à trois.
La plus ancienne est caractérisée par les Lycopodiacées.
Dans la flore moyenne dominent les Sigillaires, que suivent de près les Calamités.
Enfin la dernière flore comprend les Fougères et quelques Annulariées.
C'est à M. Grand'Eury, en France, que revient le mérite d'avoir précisé les divisions de la flore carbonifère et d'en avoir fait la base d une classification détaillée.
Il a établi trois étages géologiques dans le terrain houiller :
i' L'étage dinantien ou du culm ;
2* L'étage westphalien ou houiller inférieur ;
3® L'étage stéphanien ou houiller supérieur.
La flore de l'étage dinantien se fait remarquer par la prédominance des Lépîdodendrées et des Sphénoptéridées. Les Calamités y sont rares ; les Annulariées y manquent totalement.
Dans le terrain westphalien ce sont les fougères du genre Sphenopteris et Nevropteris qui constituent, avec les Sigillariées et les Lépidodendrées, le fond de la végétation. Les Calamités sont fréquents. On voit apparaître les Astérophyllites, les Annulariées, les Sphénophyllées, les Cordaïtées.
La flore stéphanienne est caractérisée par l'abondance des Pécoptéridées et des Cordaïtées. Les Lépidodendrées sont rares.
Chacun des étages a été divisé en plusieurs zones et nous empruntons à M. de Lapparent^ le tableau de la répartition des principaux gisements connus entre les divers horizons de la flore carbonifère, chacun des horizons étant désigné par le fossile le plus caractéristique.