DÉSIRÉE, LE PETIT BONHOMME
LE PETIT i!o\HOMME. — Tu verras si j'y vas pas, à la campagne.
DÉSIRÉE. — Je ne demande pas mieux que lu y ailles; mais, voyons, dis-moi bien genlimenl comment ça t'est arrivé ; ne mens pas.
LE PETIT BONHOMME. — Je ue mcus pas ; c'est Adolphe qui a voulu prendre le bâton que j'avais.
DÉsiKÉE. — Tu n'avais pas commencé par lui donner un coup avec?
LE PETIT liOMIOMME. — NOH.
DÉSIRÉE. — Bien sûr?
LE PETIT DONHOMME. — NoH, je nc lul avals pas donné.
DÉSIRÉE. — Prends garde! Ion nez branle.
LE PETIT DoiNHOMME. — Jc lui ctt uvais donné un tout petit coup pour rire.
DÉSIRÉE. — Nous y voilù ! Je savais bien qu'il devait y avoir quelque chose d'approchant comme ça.
LE PETIT BONHOMME. — Il m'a douué uue gifllc, et puis moi je lui ai redonné un grand coup de poing dans la poitrine.
uKsiRÉE. — El lui l'a fait prendre un bain lians le ruisseau?
LE PETIT Bo>"uoMME. — Parcc que mon pied a glissé.
uiisiRiÎE. — C'est bon, c'est bon.
LE PETIT BONHOMME. — Puisquc niou pied a glissé.
DKSiRÉE, — C'est bon, je le dis.
LE PETIT BO-SHOMME. — SaUS ça, plUS SOUVCIll
qu'il m'aurait jeté par terre.
DÉSIRÉE. — Tiens, voilà ton père, ju renteiids qui vient.