‹ Comédies bourgeoisesChapitre 47 sur 77 · DÉSIRÉE, LE PETIT BONHOMME · texte numérisé non relu

DÉSIRÉE, LE PETIT BONHOMME

LE PETIT i!o\HOMME. — Tu verras si j'y vas pas, à la campagne.

DÉSIRÉE. — Je ne demande pas mieux que lu y ailles; mais, voyons, dis-moi bien genlimenl comment ça t'est arrivé ; ne mens pas.

LE PETIT BONHOMME. — Je ue mcus pas ; c'est Adolphe qui a voulu prendre le bâton que j'avais.

DÉsiKÉE. — Tu n'avais pas commencé par lui donner un coup avec?

LE PETIT liOMIOMME. — NOH.

DÉSIRÉE. — Bien sûr?

LE PETIT DONHOMME. — NoH, je nc lul avals pas donné.

DÉSIRÉE. — Prends garde! Ion nez branle.

LE PETIT DoiNHOMME. — Jc lui ctt uvais donné un tout petit coup pour rire.

DÉSIRÉE. — Nous y voilù ! Je savais bien qu'il devait y avoir quelque chose d'approchant comme ça.

LE PETIT BONHOMME. — Il m'a douué uue gifllc, et puis moi je lui ai redonné un grand coup de poing dans la poitrine.

uKsiRÉE. — El lui l'a fait prendre un bain lians le ruisseau?

LE PETIT Bo>"uoMME. — Parcc que mon pied a glissé.

uiisiRiÎE. — C'est bon, c'est bon.

LE PETIT BONHOMME. — Puisquc niou pied a glissé.

DKSiRÉE, — C'est bon, je le dis.

LE PETIT BO-SHOMME. — SaUS ça, plUS SOUVCIll

qu'il m'aurait jeté par terre.

DÉSIRÉE. — Tiens, voilà ton père, ju renteiids qui vient.

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