‹ Comédies bourgeoisesChapitre 5 sur 77 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

HENRIETTE, Sitz-îf/i^c/w/sf; MADAME BIOARD,

toujours en peignoir.

MVDAME BiDARB. — Eli bicii , ct cc déjcuncr? sera-ce pour aujourd'hui? Qu'esl-ce que vous faites là, perchée comme uu corbeau sur votre chaise ?

HENRiETiK. — Je suls déjà descendue deux fois à la cuisine ; Éiisaljeth était sortie.

MADAME BiDARi). — C'csl charmaul! je déjeunerai demain. Je vous ai déjà demandé ce que vous faisiez sur votre chaise?

HENRIETTE. — Jc Change Ics ridcQux ; madame m'a dit ([u'ils étaient tout noirs. {Elle descend de sa chaise.)

MAiiAME BiDARD. — Cc u'cst pcul-ètre pas vrai? ces rideaux ne sont peut-être pas tout noirs? Ils sont affreux ; mais ils pourront encore hien rester pour aujourd'hui sans inconvénient; nous n'attendons personne. Redescend(!zà la cuisine pour voir à mon déjeuner; je tombe d'inanition.

HENRIETTE. — J'v vas, madame.

MADAME DioAR», lu rappelant. — Dites-moi...

HENRIETTE. — Madame?

MADAME liiDAHD. — Vous m'apporlcrcz un mouchoir de batiste.

LE PEINTRE ET LES BOURGEOIS. lu

HE>RIKTTE. — Oui, madame.

MAUAMio BiuAUi), lu rappclaul. — Ècoulei-ittoi, vous partez comme une écervelée... Vous m'apporterez un mouchoir de batiste de la grande pile, des derniers lavés.

HENRIETTE. — Oui, madame. {Elle sort.)

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