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SCENE XLIX

LES MÊMES, M. UODINOT, M. COLRTIN, M. LABBE.

CAMARET. — Eh bien, messieurs, partiriez-vous déjà ?

coiRTi'v. — Comment, déjà? Il est près de six heures.

MADAME CAMARET. — Tu vois, moiisicur Camarct. si tu avais été prêt !

200 COMÉblES HOL'HGEOISES.

CAMARET. —Je le suis, je n'ai (luiin puiilaloii à passer.

MAUAMK CAMAKET. — Tu dis celatlt'puis Ic iiialin, et lu ne Unis à rien.

GomjiOT, à Pmil et à A ufi liste. —\h ! messieurs, vous avez perdu!

coiRTiN. — Nous avons bu des choses excellentes.

GODiNOT. — Je ne regrette point ma matinée.

LABBÉ. — Madame Camaret,. il est défendu d'être plus gracieuse.

MADAME CAMARET. — Vous voulcz rire, monsieur Labbé?

PAUL, à Aiuiiisie. — Je crois ces messieurs lorl émus.

AUGUSTE. — M. Godinol, surtout; il a bien dr la peine à retrouver son équilibre.

Goni^oT. — Nous aurons bien du mal, messieurs, pour des voitures.

CAMARET. — Vous crojez ?

GODINOT. — Oli! ma foi, tant pis, au diaiile!

MADAME CAMARET. — VoyOHS Si CCS MlCSSieUrS

sont toujours dans l'intention d'aller à la campagne.

LABDÉ. — Nous irons partout où vous voudrez, belle dame!

LA l'AKTlE DE CAMPAGNE. 201

PAiL. — Décidi5uicnl, M. Labbé devient dangereux.

AUGUSTE. — C'est un cbeval échappé.

GODi?joT. — Je crois la partie fort avenluréc. Qu'en diles-vous, messieurs?

couRTiîî. — A vous parler fninchement, je le crois aussi. A six heures du soir, ce n'est guère le moment...

PACL.— Si nous allions rejoindre ces dames?

LABBÉ. — Au fait, elles sont là à nous attendre.

MADAME CAMARET. — Dlles-leur bicnque nous n'y sommes pour rien, que cela n'a pas dépendu de nous.

couRTi."!. — Venez-vous, Godinot?

G0DI50T. — Me voilà. Agréez, madame...

MADAME CAMARET. — Bonjour, messicurs, sans iidieu. {Ils aortent.)

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