SCÈNE VII
M°' MULLER, BALDACF, M' WOLFCARIUS.
m"" MULLER.
Eh bien, qu'y a-l-il?
m' wolfcarius.
Ouf!... Ne m'en parlez pas... Je n'en sais rien !
m""' MULLER.
Comment, vous n'en savez rien?
M^ WOLFCARIUS.
Ce ne sont pas deux hommes, madame Muller, ce sont deux diables... Avez-vous pensé à mon chocolat?... Figurez-vous que lorsque je suis arrivé au Prater dans la petite allée couverte où je pensais rencontrer mes démons... Vous savez que je l'aime bien chaud?... Les sabres étaient déjà tirés... Et un peu épais, je vous en prie?... Deux grands coquins de sabres qui n'en finissaient pas... Ils se sont mis en garde... J'en prendrai deux tasses, madame Muller... J'ai eu beau crier, agiter
ma canne et mon chapeau... Baste ! Les- deux grands coqnins de sobres s'en donnaient à cœur joie... des éclairs m'ont passé devant les jeux... des ailes m'ont poussé aux talons... je me suis mis à cctui-ir du culé de la ville et de votre restauration, comme si j'avais une bande de Croates à mes trousses... Du chocolat, du chocolat, madame Mulier,... ma fortune pour deux tasses de chocolat !
M™^ MCLLER (à partj.
Peste soit du peureux! fA maître Wolfcarius.J Allons, venez, vieil égoïste, je vais vous servir dans le salon des dames.
M^ WOLFCARTUS.
Ah î ma chère madame Mulier, vous me rendez la vie... Quels sabres! Vous n'en avez pas une idée ! [Il sort avec M"" Mulier.)