‹ Comedies de paraventChapitre 195 sur 224 · LE MAROCIS, LA COMTESSE · texte numérisé non relu

LE MAROCIS, LA COMTESSE

fLa comtesse entre ; elle s'approche du marquis, qui semble aussi étonné quAntonelli; ils restent un moment ^n silence, et partent ensemble d'un long éclat de rire.)

LA COMTESSE

Votre main, marquis ; elle a bien mérité de la patrie.

LE MARQUIS

Ahçà ! me direz-vous maintenant quel est le rôle quejje joue dans cette comédie?

LA COMTESSE

Celui d'allié... plaignez-vous donc.

LE MARQUIS

Si vous traitez vos alliés comme mes ambassadeurs, la position ne me paraît pas des plus engageantes.

LA COMTESSE

C'est bien naturel, je pense, quand les ambassadeurs se permettent....

LE MARQUIS

Alors, Antonelli est sorti de la neutralité?

Vous le voyez bien, puisque vous m'avez rendu le service de le mettre à la porte.

LE MARQUIS

Ah!... et M. deKirwan?

LA COMTESSE

Comment savez-vous qu'il est venu ?

LE MARQUIS

Je m'en doutais.

LA COMTESSE

Seulement?

LE MARQUIS

Seulement. Imagineriez-vous par hasard que je lui aie dit aussi de se jeter à vos pieds?

LA COMTESSE

Comment le supposeriez-vous, si vous ne l'y aviez pas engagé?

LE MARQUIS

C'est donc vrai ?

LA COMTESSE

Quoi donc?

LE MARQUIS

Qu'il n'a pu vous cacher plus longtemps le sentiment que vous lui avez inspiré, et qu'il vous a avoué....

LA COMTESSE

Niez encore après cela que vous étiez son confident !

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