ACTE m. — SCÈNE X
GEORGES, à Antonelli.
Ne craignez donc rien ; vous savez bien que c'est la bonté même.
ANTONELLI
Ne vous facez pas au moins, coumlesse.
LA COMTESSE
Je vous le promets. fAu comte qui réfléchit profondément et semble se parler à lui-même,) Approchez donc, Fernand, le tribunal ne pourrait pas se prononcer, si vous n'étiez pas là.
LE COMTE , sortant de sa rêverie et se dirigeant du côté de la comtesse.
De quoi s'agit-il ?
ANTONELLI
Vousallezvoir... Zesoupposequ'oune belle dame a oun faible pour vous...
LE COMTE
Mais...
ANTONELLI
Né m'interroumpez dounc pas, cercoumte, ce n'est qu'ounesoupposition... Zécontinoue... Grâce au hasard, vous êtes àsoun côté... Là, si vous voulez, fn désigne la place où il était assis près de la marquise.)
LE COMTE, à part.
Où va-t-il en venir ?
ANTONELLi, continuant.
La belle dame vous fait de nouvelles avances... vous y répondez par oune déclaration... et elle vous donne oun rendez-vous... dans ces termes, ma foi: Après-demain... au Bois... à quatre heures! Eh bien, trouvez-vous que ce soit invraisemblable?
LE COMTE
invraisemblable, non, puisque... {se reprenant, en remarquant que la comtesse l'écoute avec une certaine anxiété] puisque... c'est à vous sans doute que Taventure est arrivée ?
ANTONELLI, avec fatuité.
Et à qui donc pensiez-vous?
LE COMTE, à part, avec une colère concentrée.
La perfide ! lorsqu'un moment avant... Je serais bien fou, si je me laissais prendre encore à ses coquetteries !
LA COMTESSE, à part.
Comme Fernand est troublé!... Aurait-il eu par hasard la première épreuve du rendez-vous?... Oh ! marquise, ce serait bien mal !
ANTONELLI
Vous l'entendez, monsieur de Kirwan. Z'espère que maintenant vous né sonzerez plus à mécpun- Iredire ?
LA COMTESSE
Mais vous êtes abominable!... Est-ce qu'on ré-