TURCARET
Or çè> m'amie, vous avez l'humeur bien réjouie, ce me semble?
m"" turcaret.
Fûtes-vous piqué par une mouche, mon amour, que vous ne teniez point en place ?
M. TURCARET
Ce faquin vous aurait-il conté fleurettes?
Ne vous seriez-vous point laissé surprendre aux batteries de ce drôle ?
M. TURCAREÏ.
Vous moquez-vous et pensez-voiis que je sois homme à m'etre laissé éblouir par son équipage?
Point. Vous êtes trop expert pour prendre les deniers pour des livres et les lanternes pour des étoiles, mais je le soupçonne fort d'avoir cherché à vous éblouir par quelque leurre de galanterie.
M. TURCARET, à part.
Voyez la fine oreille! [A M"^' Turcaret.J Nullement; il me parlait d'une ferme en Picardie que l'on pourrait avoir pour un bout de galon d'un fils de famille qui est en train de manger son dernier sol dans les ruelles de Paris... Mais pourquoi m'avez-vous paru si affriandée de ce qu'il vous marmottait dans ce coin? Ce n'était pas de moi, j'estime, que vous parliez avec cette irrévérence?
M™' TURCARET, à part.
Aurait- il ouï notre entretien ? fA M. Turcaret.J Nenni; il me racontait une aventure plaisante, advenue l'autre matin à un gros financier de votre compagnie, et il assaisonnait son discours de détails si bouffons, que j'ai cru, à deux fois, en per dre le sentiment.
J'avoue que le maraud a du tour dans l'esprit, et du meilleur...