SCÈNE PREMIÈRE
CCELIE, VICTOR, entrant par la porte à droite. VICTOR.
Oui, mademoiselle, c'est votre maître de chant. J'ai entendu sa voiture qui entrait dans la cour; car il vient faire des roulades en voiture ! Un musicien en cabriolet ! [a part.) Et nous autres derrière ! ça fait mal !
CŒLIE.
J'y vais, car nous avons ce soir concert, et on me fera peut-être jotier mon air varié.
VICTOR
Pardon, mademoiselle, de vous arrêter. Si ça ne vous dérangeait pas, j'aurais quelque chose à vous demander.
CCELIE.
Parle vite !
VICTOR
C'est au sujet de la succession qui m'est arrivée !... Ça me tourmente, ça me rend malheureux ! je ne sais qu'en faire. Quand je n'étais qu'un pauvre diable, je ne pensais à rien ; mais maintenant que je suis riche, que j'ai deux mille francs, c'est tout naturel, je voudrais...
CŒLIE, riant.
En avoir quatre !