‹ Comédies, dramesChapitre 129 sur 170 · CÉSARINE, BERNARDET · texte numérisé non relu

CÉSARINE, BERNARDET

CESARIXE, entrant vivement.

Tenez, tenez, docteur, voici une lettre détaillée que j'écris au ministre. Sonnez, qu'on la porte à l'instant même. Peutêtre sera-t-il encore temps.

BERXARDET, prenant la lettre et la déchirant en plusieurs morceaux.

Non, madame, il n'est plus temps.

CÉSARINE

Que faites-vous, perdez-vous la tète?

BERNARDET

Il n'est plus temps de m'abuser; je sais tout.

CÉS.VRINE

Vous ne savez rien! Et mon mari, où est il?

BERNARDET, avec colère.

Parti avec Edmond, parti pour les élections, et c'est moi qui l'y ai décidé 1

CÉSARINE

0 ciel !

BERNARDET, avec ironie.

Vous triomphez !

CÉSARINE, désespérée.

Au contraire !... Qu'avez-vous fait? Vous nous perdez !

BERNARDET

A d'autres ; on ne me trompe pas deux fois !

CÉSARINE

Écoutez-moi...

BERNARDET

Mais, grâce au ciel, je puis encore vous faire repentir de votre trahison. Je puis renverser M. de Varennes.

CÉSARIXE, avec joie.

Est-il vrai?

BERNARDET

Je cours au collège électoral... je dévoilerai tout haut les manœuvres, les intrigues que l'on a fait jouer... car il y en a eu... je le sais... j'en ai les preuves.

CÉSARINE

C'est bien!

BERNARDET

Je les donnerai même, s'il le faut.

CÉSARINE. l'encourageant.

C'est bien... c'est ce que je veux... c'est ce que je demande.

;3G8 COMÉDIES — DRAMKS

liERNARDKT.

Vous... je ne vous crois plus !

CÉS.VRINE

N'importe!... allez... allez donc... parlez vile... je vous en prie... je vous en conjure.

BERNARDET

El vous serez satisfaite, car j'y vais à l'instant.

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