‹ Comédies, dramesChapitre 132 sur 170 · M. DE MONTLUGAR, DUTILLET, SAINT-ESTÈVE, DES · texte numérisé non relu

M. DE MONTLUGAR, DUTILLET, SAINT-ESTÈVE, DES

ROUSEAUX, BERNARDET, 0SG4R, plusieurs camarades. DUTILLET.

Victoire ! mon cher docteur. Vous pouvez dire à madame de Miremonl que tout va à merveille... les affiches, les annonces, les journaux ; il n'est plus question que de notre candidat, et tout fait espérer qu'Edmond sera nommé !

BERNARDET, avec colère.

Edmond !...

DUTILLET

Et d'après vos instructions...

OSCAR, à Bernardet, â demi-voix et lui serrant la main»

Je ne le lui fais pas dire... d'après vos instructions,

DUTILLET

Nous avons prévenu les jeunes gens de l'École de droit, de l'École de médecine ; nous aurons un triomphe... des bouquets, de la musique...

BERNARDET

Permettez... j'avais commandé tout cela pour Oscar.

DESROUSEAUX.

D'abord... mais il y a eu contre-ordre !

BERNARDET, viveiient.

Il V en a un nouveau.

LA CAMAKADERÎf: 311

SAINT-ESTEVE.

Est-ce qu'on peut le deviner ?

BERNARDET

Vous êtes des maladroits !

DLTILLET.

Et vous un brouillon.

SAINT-ESTÈVE

Une girouette !

M. DE JIOXTLUCAR.

Un intrigant !

Monsieur de Montlucar...

M. DE MONTLUCAR.

Monsieur le docteur...

BERNARDET

Vous oubliez ce que vous nous devez...

M. DE MONTLUCAR.

Et VOUS qui je suis... cela m'apprendra à m' encanailler 1

TOUS, criant.

S'encanailler... c'est trop fort !

OSCAR, criant.

C'est le mot !

(il passe auprès de Montlucar.) DESROUSEAUX, de même.

Il est juste.

SAINT-ESTÈVE

Vous nous en rendrez raison.

M. DE MONTLUCAR.

Quand vous voudrez.

TOUS

A l'instant même.

(Le désordre est au comble. Tous se disputent et se menacent ; tous les camarades vont s'élancer l'un sur l'autre.)

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