DHENNEBON, M. DE ROUVRAY, EMILIE, ESTIIER, LE NOTAIRE
M. DE ROUVRAY
Quel honneur pour moi 1 quoi 1 vous daignez, mesdames, me faire une visite ?
EMILIE
M. de Verceuil, notre notaire et celui de ma sœur, est venu lui faire part de quelques difficultés qu'elle n'a pas voulu résoudre sans vous consulter... vous qui êtes l'exécuteur testamentaire.
M. DE ROUVRW, à Esther.
Mademoiselle sait que je lui suis tout dévoué.
EMILIE, levant les yeux et apercevant Dhennebon qui lui tourne le dos, et se cache.
Eh ! mais... c'est mon mari !
DHENNEBON, embarrassé.
Oui, ma chère amie.
EMILIE
Moi qui depuis longtemps te croyais à ton bureau I
DHENNEBON, à part.
Voilà ce que je craignais !
Eli ! que viens-tu faire ici ?
DHENNEBON.
Je viens... je viens... faire mes compliments à mon ami de Rouvray, qui est presque ministre.
ESTHER
En vérité, monsieur ?
LE NOTAIRE, s'inclinant.
Ah ! monsieur est ministre !
DUENNEBON.
Je l'avais appris ce malin... ça se ri'pand... c'est connu... et pour mieu.x causer de tout cela, il m'avait retenu à dcjeuner.
M. Dli ROUVRAY.
Et maintenant, j'espère bien que ces dames nous tiendront compagnie?
ESTHER, hésitant.
Eh! mais...
EMILIE, souriant.
Moi je le peux... j'ai mon mari... mais loi... prends garde!... une demoiselle accepter un déjeuner de garçon!
ESTUER.
Tu le moques de moi !...
En famille, il n'y a rien à dire!... Et si avant de nous mettre à table vous voulez que nous causions (.Montrant le notaire.) avcc monsieur des réclamations qui se présentent...
ESTHER
C'est très-nécessaire... car je n'y entends rien.
M. DE ROUVRAY
Avec moi, je l'espère, vous n'aurez pas peur des procès!...
DHENiNEBOX.
Je crois bien, avocat et ministre !... deux personnes à qui l'on n'oserait en faire... tant l'on serait sûr de perdre !...
(m. de Rouvrajr a offert sa main à Eather et entre avec elle et le notaiia dans l'appartement à droite.)
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