SCÈNE X
ALBERTINE, DESROSOIRS, DULISTEL.
DULISTEL, un crnyon à la main.
Cela fait bien pour ma part... de bénéfice net, cent soixante-deux mille francs... quatre-vingt-cinq centimes... Il est fâcheux que ces messieurs en aient touché autant... cela
m'aurait fait pour moi seul... (Se retournant et apercevant Alber-
tine.) Ah ! VOUS voilà, madame ; je viens d'apprendre une nouvelle... qui m'a un peu surpris, j'en conviens...
ALBERTINE
0 ciel!...
DULISTEL; calculant toujours.
Cela aurait fait... (a Aibortinc.)Et qui vous concerne... vous ot moi.
ALBERTINE, bas à Desrosoirs.
Il sait tout !
DESROSOIRS.
Eh ! non... il ne serait pas si tranquille.
ALBERTINE, s'avançant en tremblant.
Et puis-je savoir, monsieur, quelle est cette nouvelle?
(Dulistel, sans lui répondre, lui fait signe de la main de ne pas l'iiUorronipre, et se remet à calculer.)
ALBERTINE, avec impatience, et le tirant par le bras.
Qu'est-ce donc? répondez-moi !...
DULISTEL, de même.
Eh! tout à l'heure... quand j'aurai achevé... vous m'avez troublé dans mon opération.
(il s'assied à droite et écrit avec son crayon.)