‹ Comédies du 17è siècle. Avec une introd., des notices et des notesChapitre 118 sur 208 · D. JAPHET, D. ALVARE, LE COMMANDEUR · texte numérisé non relu

D. JAPHET, D. ALVARE, LE COMMANDEUR

ET SES Gens.

LE COMMANDEUR

Qui va là?

D. JAPHET

Qui me dit qui va là?

LE COMMANDEUR

La justice.

D. JAPHET

Je ne suis point gibier de tels chasseurs que vous.

D. ALVARE, aux gens.

Qu'on le saisisse au corps.

D. JAPHET, à part.

Autre grêle de coups.

Faisons bien le mauvais.

Haut.

Au premier qui me touche De l'àrae du fusil je fermerai la bouche.

D. ALVARE

Les armes bas; de par le roi!

D. JAPHET

Le ciel m'a fait Son plus proche parent.

LE COMMANDEUR

Est-ce vous, don Japhet?

D. JAPHET

Est-ce vous, Commandeur?

LE COMMANDEUR

Ainsi nud à telle heure?

D. JAPIIET.

Je m'en allais baigner.

LE COMMANDEUR

En hiver!

D. JAPHET

Oui, je meure!

L'amour mon pauvre corps a si fort enflammé, Que je me puis baigner sans en être enrhumé.

A part.

Amour, par ta bonté, rends l'échelle invisible.

LE COMMANDEUR

Autant 'que la saison votre amour est terrible; Et l'on vous peut nommer un amoureux sans pair. De vous baigner ainsi dans le fort de l'hiver.

D. JAPHET

Foi de fidèle amant, présentement je sue.

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