‹ Comédies du 17è siècle. Avec une introd., des notices et des notesChapitre 122 sur 208 · SCÈNE II D. alVare, elvire · texte numérisé non relu

SCÈNE II D. alVare, elvire

D. ALVARE

Èh bien 1 ma chère Elvire, ai-je encore à languir ?

ELVIRE

Ma mère est un esprit qui ne peut revenir ; Nous n'obtiendrons jamais ce que nous voulons d'elle Qu'elle n'ait de mon frère une bonne nouvelle; S'il ne revient bientôt, nous espérons en vain.

D. ALVARE

Il faut l'aller chercher, et partir dès demain;

S'il est en quelque endroit des lieux que le ciel couvre,

Il sera bien caché si je ne le découvre.

Maisj s'il est mort, Elvire ?

ELVIRE

Hélas ! j'en ai grand'peur ; Car tna mère en mourrait sans doute de douleur.

D. ALVARE

Vous me commandez donc de chercher votre frère ?

ELVIRE

C'est l'unique remède à nos maux salutaire.

D. ALVARE

Mais aussi vous quitter I

ELVIRE

Mais, Alvare, il le faut :

Sa mort ou son retour vous ramène bientôt.

D. ALVARE

Bien donc, pour vous rejoindre il faut que je vous quitte.

ELVIRE

Votre action, Alvare, aura tout son mérite : Vous trouverez un frère, et vous aurez sa sœur.

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