‹ Comédies du 17è siècle. Avec une introd., des notices et des notesChapitre 8 sur 208 · I. Ba<'.chus · texte numérisé non relu

I. Ba<'.chus

-2. Cotte tirade est iniilce de la langue poéti([uo de llonsard,

En l'honneur immortel du père Bromien.

Je vois ce cuisse-né, suivi du bon Silène,

Qui du gosier exhale une vineuse haleine ;

Et son âne fuyant parmi les m im allons.

Qui le bras enthyrsé courent pir les vallons.

Mais où va cette troupe ?.elle s'est égarée

Aux solitaires bords du Hotlottant Nérée.

Rien ne me paraît plus que rochers caverneux,

J'entends de loin le bruit d'un vent tourbillonneux.

Sacrés hôtes des cicux, quelle horrible tempête,

Quel voile ténébreux encourtine ma tête ?

Eole a déchaîné ses vîtes postillons.

Qui galopent déjà les hu-iiides sillons.

Le ciel porte-flambeaux d'un noir manteau se couvre.

Je ne vois qu'un éclair qui le perce et l'entr'ouvre.

Quels feux virevoltants nous redonnent le jour ?

Mais la nuit aussitôt rembrunit ce séjour.

Ce tonnerre orageux qui menace et qui gronde,

Edochera bientôt la machine du monde.

Quel éclat, quel fracas confond les éléments?

Jupin de l'Univers sape les fondements;

Ce coup jusqu'à Tenare a fait une ouverture,

Et fera pour le moins avorter la Nature.

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