‹ Comédies en versChapitre 101 sur 231 · SCÈNE V. loi · texte numérisé non relu

SCÈNE V. loi

J'ai cru qu'il comprendrait... il connaît Albertine,

C'était si naturel... quand ou aime on devine.

Mais les hommes seraient honteux de l'aire un pas;

Ils ne nous aiment plus dès qu'ils ne nous voient pas.

Si j'étais seule au moins... mais ce sot personnage

Dont il me faut subir et les vers et l'hommage,

Ce monsieur Saint-Romain!... Tout bien considéré,

Je n'y puis plus tenir... je me rends... j'écrirai.

Quel bonheur quand demain il recevra ma lettre ;

De son étonnement d'abord il n'est pas maître ,

Il regarde, il hésite, il doute, il ouvre, il lit...

— C'est d'elle!... Je le vois! j'entends tout ce qu'il dit !

En attendant, l'ingrat m'accuse et me soupçonne...

Mais je vaux mieux que vous, Monsieur, je vous pardonne.

Et quand il l'aura lue, il viendra... je l'attends.

MADAME DUPRAT, dans la coulisse.

Sans doute elle est visible...

MADAME DE PUISIEUX

0 ciel ! quel contre-temps !

Albertine!... Tâchons de ne pas être émue.

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