‹ Comédies en versChapitre 146 sur 231 · ACTE I, SCÈNE [. ;'i · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE [. ;'i

Vous étiez là, debout, triste devant la porte,

Presque en pleurs, comme au jour où nous disant adieu...

Enfin, enfin, c'est vous !

ROBERT D U R II A M

Trop tard peut -être.

JOSEPH

Un peu.

Mais tout n'est pas perdu, croyez-moi.

ROBERT DIIRIIAM.

Je l'espère.,.

Ali ! Joseph, quel métier que le métier de père ! Mais je ne puis comprendre...

JOSEPH

Il faut lui pardonner...

Jeune, honnête, mais faible, on se laisse entraîner. Figurez- vous, Monsieur, c'est bien la plus belle âme! A vingt ans, il était aussi doux qu'une femme. Tout allait bien alors... Voilà trois ans, hélas! Il m'aimait comme un père, et ne me quittait pas. Moi, je veillais sur lui, la nuit, le jour, sans cesse... Je vous l'avais promis et tenais ma promesse. Mais enfin la vieillesse aux jeunes gens déplaît ; Et puis un vieux valel n'est toujours qu'un valet...

il fi r.N JEUNE HOMME.

Page 1