ACTE I, SCÈNE XII
MAURICE
Madame !
MA RIE
Écoutez -moi... Les femmes ont au cœur Un infaillible instinct, surtout pour le malheur. Je sais tout, vous cherchez en vain à le défendre. George me trompe.
Lui!
MARIE
C'est facile à comprendre.
Si ce n'était pas vrai, pourquoi me fuir... Pourquoi Deux fois sans me parler est -il venu chez moi? Pourquoi... Vous le savez sans que je vous le dise, C'est qu'il ne m'aime plus.
M AURICE
Mais...
MARIE
C'est qu'il me méprise.
Madame.
M A Il I E.
11 me n ié prise... Et monsieur Durosoir Me l'a bien dit hier, et c'est facile à voir ! Il vient, ou ne vient pas, connue chez sa maîtress Sans munie s'excuser il manque à sa promesse; Kl déjà ses amis, sans ma permission, Comme dans une auberge, entrent dans ma maison ! Et j'ai tort de me plaindre, et lorsque je demande A le voir, il me l'ait répondre que j'attende. Oh! tout cela, .Monsieur, vous qui le défendez, Si ce n'est du mépris, qu'est-ce donc? répondez!
m \ i aies.
Je ne le défends pas, je le émis sans excuse... Un homme a toujours torl quand une femme accuse; Mais une femme, avec son infaillible instinct, Dans tout ce que l'on fait, voit le mal qu'elle craint. Au surplus, si d'Erfeuil a tort, c'est son affaire; La vôtre est d'en douter... La mienne esl de me taire. Pourtant je vous dirai que, véritablement, Je ne vous trouve pas raisonnable.
M A H IE
Gomment .'