‹ Comédies en versChapitre 220 sur 231 · ACTE III, SCÈNE YIIT · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE YIIT

GEORGE

Durosoir !

MA RIE

Songez -vous au serment qui vous lie?

Vous en avez fait un.

GEORGE

J'en ait fait deux, Marie !

En manquant au premier, je me déshonorais ; Me voilà... Si je vis, je tiendrai l'autre après!

M Al RIE.

Mais si...

GEORGE

Quand l'honneur parle, il faut qu'on obéisse. Je ne veux pas de moi que mon père rougisse. Je ne veux pas surtout mériter mon mépris Et le tien... en sauvant mes jours à pareil prix. Adieu donc !

MARIE

Ah ! restez... Ils vont ici se rendre... Auprès de moi, du moins, vous pouvez les attendre.

GEORGE

Je crois bien... Je les veux attendre à les genoux.

Quand ce moment, peut-être, est le dernier de tous,

Je te quitterais... non... à cette heure suprême,

Mon caiur bat, mais d'amour... Oui, Marie, oui je t'aime.

M A R I £ , a part.

Rien encor.

GEORGE

N'est-ce pas, mes torts sont oubliés; Tu ne t'en souviens plus.

On entend deux coups de feu.

MARIE

Ali!

GEORGE, se relevant.

Dieu!... vous me trompiez!

Vous me trompiez, Marie...

M Mil E.

Ecoutez-moi, de grâce...

GEORGE

Mais il faut donc qu'un autre... Un autre a pris ma place !

Tandis que j'oubliais un rendez-vous sacré,

Ils sont venus... et moi je suis déshonoré.

Ils ont dit, ils ont cru que je n'étais qu'un lâche ,

I n faible enfant qui craint la niorl et qui se cache;

Sans doute alors l'un d'eux, voyant qu'ils m'insultaient,

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