ACTE 111, SCÈNE IX
Qui par son débiteur veut se faire payer. Et, si cette raison ne peut pas vous suffire, J'en ai d'autres encor que je m'en vais vous dire : Monsieur George d'Erfeuil... Quand je suis arrivé, J'ai vu qu'on vous perdait, et je vous ai sauvé ! Par le crime entraîné, vous alliez droit au crime ; Je vous ai retenu sur le bord de l'abîme ! Vous aviez compromis votre honneur endetté; Pour sauver votre honneur, je vous ai racheté! De vous faire tuer il vous prenait envie ; Je vous ai remplacé pour vous sauver la vie ! Vous osez, maintenant, interroger celui Qui, pour votre bonheur, a tant fait aujourd'hui. De ses soins généreux vous lui demandez compte ! Ah ! quand il vous sauva de la mort, de la honte, Aucune voix pour lui ne vous parle tout bas ; Vous n'avez pas compris, vous ne comprenez pas... Qu'il a fait tout cela du droit... du droit d'un père Qui veut sauver son fils!
GEOKG E.
Qu'entends -je!
MARIE
Quel mystère !
GEORGE
.Mon père!... ah!
Il Teut se jeter à ses pieds.
ROBERT DIRHAM.
Mes enfants... Embrassez-moi d'abord ; Sur mon cœur... sur mon cœur, mon fils!
George et Marie se pccipitent dans ses bras. DUROSOIR, à part, après avoir contemplé ce tableau de famille.
Pur âge d'or !