SCÈNE I
Chacun est, tour à tour, dupe de son manège; Son amitié jalouse est elle-même un piège... En attirant Julie, elle veut l'abuser; Je suis sûr de mon fait et m'y viens opposer.
JENN Y.
Que ferez -vous?
LÉON
Ma foi, je ne sais, mais la ruse Est ici très -permise, et tant pis pour la muse...
JENN V.
Vous l'aimez peu.
LÉON
C'est vrai.
JENN Y.
Vous êtes un ingrat !
Sachez clone que madame Àlbertine Dupral Fait tout ce qu'elle fait pour un homme qu'elle aime !
LÉON
Et ce mortel heureux, c'est...
C'est vous.
LÉON
Moi?
UO I. \\ (iCAT DE SA CAUSE.
Vous-même.
LÉON
Tu veux rire?
JEN'NY
Voilà trois semaines, je crois, Qu'elle vous vil chez nous pour la première fois; N'ayani pas découvert encor notre mérite, Elle ne nous faisait par an qu'une visite; Tout à coup... dans vus yeux c'était sans doute écrit, Amis devenons pour elle un prodige d'esprit..*. Elle vous voit, nous aime, et, changeanl de langage D'une estime subite elle nous l'ait hommages. lu coup d'œil a suffi... Dès lors, matin et soir, Elle vient chaquejour pour vous... non... pour nous voir; Pour nous, elle vous porte un intérêt extrême. <• Que fait-il donc? » dit-elle. «Il partàl'instanl même, » Répond madame... Moi , je n'ose l'avertir Qu'en la voyanl entrer vous venez de sortir,
rail peu flatteur, quoique vrai... De plus belle, Elle vêlait vingt fois une épreuve nouvelle; Lasse enfin de se voir aussi mal réussir.
SCI'] NE I. lil
Aux moyens décisifs elle veut recourir...
La guerre est commencée, il faut qu'elle l'achève,
Il faut vous enlever... donc elle nous enlève !