‹ Comédies et comédiens, feuilletons. 2. sérChapitre 153 sur 245 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

ANDRÉ

Mais, moi...

LE COMTE

Donne mille francs et mets-moi h Saintc-Pcrine, c'est bien plus simple ! Madame Godefroy ! Tu ne l'as donc pas regardée ! Mais je deviendrais fou ! Tu l'as vue dernièrement?

ANDRÉ

Ce matin.

Elle m'a demandé en mariage?

ANDRÉ

Presque.

LE COMTE

C'est une bonne femme !

ANDRÉ

Eh bien!.. Je t'assure...

LE COMTE

Mais elle est ennuyeuse comme la pluie; tu as voulu plaisanter, c'est très-drôle! Maintenant, viens voir l'autre. Vingt ans, pas très-grande, un peu grasse, et de jolies ondulations de cou, comme un gros pigeon au soleil, et blonde ! Tu m'as toujours dit que tu aimais les blondes ; ainsi, tu n'as rien à objecter.

ANDRÉ

Il ne s'agit pas de moi !

LE COMTE

Mais si, car je veux que ma femme le plaise.

ANDRÉ

Et cette jeune fille, c'est?

LE COMTE

Devine !

ANDRÉ

Comment veux-tu?

Hélène de Brignac!

ANDRÉ

La nièce de madame de Chavry 1 C'est toi qui plaisantes à ton tour.

LE COMTE

Rien n'est plus sérieux.

ANDRE, souriant.

Tu sais quelque chose !

LE COMTE

Quoi?

ANDRÉ

Madame Godefroy t'a écrit?

LE COMTE

Rien du tout; explique-toi!

ANDRÉ

Alors, tu aimes Hélène?

LE COMTE

J'en suis fou !

ANDRÉ

Et elle?

LE COMTE

Je ne me suis pas encore déclaré, n'ayant pas ton assentiment: mais, maintenant que je l'ai, entre nous, je crois être bien reçu.

Et sa tante?...

LE COMTE

Sa tante ne demande pas mieux. Nous arrivons à Dieppe, tu revois Hélène , vous renouvelez connaissance , tu la

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