ACTE DEUXIÈMIi
LA MARQUISE
Ton ancien ami, M. André de la Rivonnière.
HÉLÈNE, cérémonieuse.
Monsieur...
ANDRÉ
Mademoiselle... (llélène s'élolgne.)
LE COMTE, à son fils.
Qu'en dis-tu?
ANDRÉ
Je te fais mon compliment ; mais je la trouve bien froide avec moi.
LE COMTE
C'est une malice de petite fille; nous allons vous laisser ensemble; tout dépend de toi maintenant : je lui ai annoncé que tu avais quelque chose à lui dire.
ANDRÉ
On est venu tout à l'heure à l'hôtel apporter une lettre pour toi.
LE COMTE
Où est-elle?
ANDRÉ
On n'a pas voulu me la donner; on paraissait même avoir reçu l'ordre de se défier de la Rivonnière fils; j'ai répondu <iu domestique que, si cette lettre était pressée, on pouvait te l'envoyer ici.
C'est cela.
LA MARQUISE, à Hélène.
Tu es bien cérémonieuse avec M. André!
HÉLÈNE
Je ne sais que lui dire.
LA MARQUISE
Approche-loi de lui. Je suis sûre qu'il trouvera un sujet
de conversation. (Hélène s'approche d'André. — La marquise, au comte.)
Laissons les enfants ensemble.
DE LIGNERAYE.
Dites donc, eomte, le yacht est dans le port?
LE COMTE
Depuis hier.
DE LIGNERAYE.
De Naton, voulez-vous venir le voir?
DE NATON.
Très-volontiers.
LA MARQUISE
Nous vous attendons pour dîner, n'est-ce pas, messieurs?
Oui, madame. (Us sortent. Le comte s'éloigne avec la marquise. )