‹ Comédies et proverbesChapitre 121 sur 304 · ACTE V, SCENE Vil · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE Vil

PRILUPE.

Je TOUS en BiippUe , moD ami , ue leolez pas ta destinée. Vous allei et veneï conlinuellement, comme si cette proclamalion de mort n'eiielaîl pas contre vous.

Au moment où j'allais tuer Clément Vil , ma tcle a été mise A.prii à Rome; il est naturel qu'elle le soit dans toute l'Italie, aujourd'hui que j'ai tué Alexandre- si je sortais de l'Italie, je serais bientôt sonné à son de trompe dans toute l'Europe , et à ma mort, le bon Dieu ne manquera pas de Taire placarder ma condamnation étemelle dans tons les carrefours de l'immensité.

uil ; vous n'êtes pas changé,

Non , en férilé ; je porte les mêmes habits , je marche toujours sur mes jambes , et je bâille avec ma bouche ; il n'y a de changé en moi qu'une misère : c'est que je suis plus creui et plus vide qu'une statue de fer-hlanc.

Parlons ensemble; redevenez un homme; vous avez benucoup fait, mais vous êtes jeune.

Je suis plus vieui que le bisaieul de Saturne ; je vous en prie , venez faire un tour de promenade.

' J'en conviens; que les républicains n'aient rien fait A Florence , c'est là un grand travers de ma part. Qu'une centaine déjeunes étudiants, braves et déterminés, se soient fait masaacrer en vain; que CAme , un planteur de chou:( , ait été élu à l'unanimité; oh ! je l'avoue , je l'avoue, ce sont là des travers impardonnables , et qui me font le plus grand tort.

Ne raisonnons point sur un événenieni qui n'est pas achevé. L'important est de sortir d'Italie; vous n'avci point encore fini sur la terre. ,-- i

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N'avez-vous|HBétéheari.'ui autrement que par ce meuriref Quand vnus ne devriei faire désormais qu'un honnête hoiuine, qu'un artiste, pourquoi Toudriez-vous inourif?

Je ne puis que vous répéter mes propres paroles : Philippe, j'ai été honnête. Pent-êti'e le rcdeviendrais-je sans l'ennui qui me prend. J'aime encore le vin et tes femmes ; c'est assez , il ost vrai , pour faire de moi un débauché , mais ce n'est pas ussoz pour me donner envie de l'être. Sortons, je vous en prie.

Tu le feras tuer dans toutes ces promenades.

Cela m'amuse de les voir. La récompense est si grosse , qu'elle 1rs rend presque couraijeui. Hier, un grand gaillard 4 jambfs nues m'a suivi un gros quari d'heure an bord de l'can, sans pouvoir se déterminer b m' assommer. }je pauvre homme portail Une espèce de coûleau ]on|; cnmine une broche; il le l'egardait d'un air si penaud qu'il me faisait pitié; c'était peutêtre un père de famille qui mourait de faim.

0 Lorenzol Lorenzol ton cœur est tr^-malade; c'était sans doute un honnête homme : pourquoi attribuer à la lâcheté du peuple le respect pour les malheureux?

Il faut que je le fasse suivre par quelqu'un de mes gens. Holà ! Jean ! Pippol holà!

Entn un domatiqut.

Prenez une épée, vous et un autre de vos camarades, et tenefvous à une distance convenable ilu seigneur Ijorenio , de manière à pouvoir le secnurir si on l'attaque.

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