SCÈNE VI
LE PRINCE, HÂRINONI.
NoD , non , laisK-raoi me démasquer, il est temps que j'écUle. Cela ue se passera pas ainsi , Fen et sang ! une perruque royale au bout d'un hameçon 1 Somines-nons chez les harbares, dans les déserts de la ïiibérie? ¥ a4-il encore sous le soleil quelque chose de civilisé et de convenable? J'écume de colère , et les yeui me sortent de la 1^.
Vous perdez tout par celte violence.
Et ce père , ce roi de Bavière , ce monarque vanté dans tous les almanachs de l'année passée! cet homme qui a un eilérieur si décent , qui s'exprime en termes si mesurés , et qui se met à rire en voyant la perruque de son gendre voler dans les airs I car enfin , Marinnui , je conviens que c'est ta perruque qui a été enlevée. Mais n'est-ce pas toujours celle du prince de Mantouc, puisque c'est lui que l'on croit toir en toi? Quand je pense que si c'eût été moi, en chair et en os , ma perruque aurait peuUêlrc.., Ah ! il y a une providence; lorsque Dieu m'a envoyé tout d'un coup l'idée de me travestir; lorsque cet éclair a traversé ma pensée : « Il faut que ja it me travestisse, " ce fatal événement était prévu parle destin. C'est lui qui a sauvé de l'affront le plus intolérable la télé qui gouverne mes peuples. Hais, par le ciel! tout sera connu. C'est trop longtemps trahir ma dignité. Puisque les majestés divines et humaines sont impitoyablement violées et lacérées, puisqu'il n'y a plus chez les hommes de notions du bien et du mal , puisque le roi de plusieurs millierB d'hommes éclate de rire comme un palefrenier h la vue d'une perruque, Harinoni, rends-moi mon habit.
HittiNOM , Ôlant Vlu^it.
Si mon souverain le commande , je suis prêt à soulTrir pour lui'mille tortures.