‹ Comédies et proverbesChapitre 169 sur 304 · ACTE U, SCENE VU · texte numérisé non relu

ACTE U, SCENE VU

LE PISE, «n dehon.

Le prioee ie Hantons va partir.

l^e prince de Manloue l

Oui , la gnerra est déclarée. Il ; a en entre lui et le roi une Mène épooTsatable devant toute la cour , et le marisBe de la priaceaae est rompu.

ELSBBTH.

Entendez-Tous cela, moneieur Fantasio? vous avei fait manquer mon mariage.

LA OOOVEnNiNTE.

Seigneur mon Dieu I le prince de Hantoue s'en va , et je

ELSBETB.

Si la guerre est déclarée, quel malbeurl

Vous appelez cela ud malheur , altesse? AlmeriM-vous mieui un mari qui prend fait et cause pour sa perruque? Eh] madame , si la guerre est déclarée , nous saurons quoi faire de nos bras; les oisifs de nos promenades mettront leurs uniformes; moi-m^me je prendrai mon fusil de chasse , s'il n'est pas encore vendu. Nous irons faire un tour d'Italie, et si TOUS entrez jamais à Hauloue, ce sera comme une véritable reiue, sans qu'il j ait lieaoin pour cela d'autres cierges que

ELSBETH

Fanlasio, veui-tu rester le houRon de mon père? Je te paye tes vingt mille écus.

PAHTISIO.

Je le voudrais de grand cœur; mais en vérité, si j'j étais forcé , je sauterais par la fenêtre pour me sauver nu de ces

EUBETH.

Pourquoi? Tu vois que Saint-Jean est mort; il nous faut absolument un tMuffon.

FIMIASIO.

J'aime ce métier plu» que tout autre; mais je ne puis fiiire alicun métier. Si vous trouvet que cela vaille vingt mille écus de vous avoir débarrassée du prince de Mantoue , donnei-les-

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