ACTE il, 5CËNË )II
N'es-tu pas la sœur de Camille? iie suis-je pas Iod TriTe <iomme je suie le sien?
Des mois ^nt des mots et des baisers sont des baisers. Je n'ai guère d'esprit, et je m'en aperçois bien silOl que je veux dire quelque chose. Les belles dames savent leur alTaire, eeloD qu'on leur baisc la main droite ou la main gauche; leurs pères les embrassent sur le frout, leurs frères sur la joue, leurs amoureux sur les lèvres; moi, tout le monde m'embrasse sur les deui joues, et cela me chagrine.
Que tn es jolie , mon enfant !
Il ne faut pas non pins vous fâcher pour cela. Comme vous paraissez Irisle ce matin ! Voirc mariage est donc manqué?
l,ei paysans de Ion village se souviennent de m'avoir aimé; les chiens de la basse-cour et les arbres du bois s'en sou- \icnncnl aussi; mais Camille ne s'en souvient pas! Et toi, Kosetie, à quand le mariage?
Ne parlons pas de cela, voulez-vous? Parlons du Icmp* qu'il fait , de ces Qeurs que voilà , de vos chcvaui el de mes bonnets.
De tout ce qui le plaira , de tout ce qui peut passer sur Ira lèvres sans leur 6ter ce sourire céleste que je respecte plus quo
fl Vembratu.
Vous i-especLez mon sourire, mais vous ne respectez gucrc mes lèvres, â ce qu'il me semble. Hegardn donc; «oilA une goutte de pluie qui rae tombe sur la main , el cependant le ciel est pur.
FEBDICtM.
Pardonne-moi.
Que vonsai-je fait, pour que vous pleuriez?
m iortmt.
r,M,.i,C(Hlnlc