‹ Comédies et proverbesChapitre 269 sur 304 · ACTE 11 , SCENE II · texte numérisé non relu

ACTE 11 , SCENE II

U BAftONNE.

C'esl voiw qui faites, et j'ai coupé. VoiU élee marque selon

loale apparence. Qu'est-ce que vous avez donc dam les doigts?

VIN BUd, 6a*.

Je TOUS confesse que je ne suis pas tranquille ; voire Itlle ne dit inot, et je ne vois pas mon neveu.

Je vous dis que j'en réponds; c'est vons qui la génec; je la vois d'ici qui me fait des signes.

Vous croyez? moi , je ue vois rien.

Cikiile, venei donc un peu ici ; vous vous tenez à une iieuc. {Cieilt approché $on fauteuil. | Est-ce que vous n'avez rien ï me dire, ma cbére?

CÉULE.

Hoif non, maman. ,

u BA»onne.

Ab babl Je n'ai que quatre cartes, Van Duck. Le point cri i vous i j'ai trois valett.

Voulez-vous que je vous laisse seules'f

Li BIHDHNE.

Non; restei donc, <ja ae lait rien. Cédlo, lu peux parler devant ir

Uoi, mamanî Je n'ai rien do secret à dire.

LA BABOMNE.

Vous n'avez pas à luo psrlei?

Non, maman.

C'est inconcevable; qu'est-ce que vous venez donc inc conter, Van BuckP

Madame, j'ai dit la vérité.

Ll B*RONNC.

Ça ne se peut pas : Cé<:ile n'a rien A me dire; il est clair qu'elle n'a rien reju.

VAN BUCK, M levant.

Eb morbleu I je l'ai vu du \nm yeux.

kCùhi'^Ic

LA BiBOKHE, J« levant oumi.

lia fille, qu'etl-ce que cela signifie? leve^Toua droite, et regardez-moi. Qu'est-ce que vous avei dans Toa poches? CECILE , pbutvinl.

Haia , maqjaD , ce n'est pas ma faute ; c'est ce mousieur qui m'a écrit.

LK BABONNE.

VojooB cela. (CiciU donn» la lettre. ) le sais curieuse de lire de son style !i ce mousieur , comme vous l'appelei. Elle Ut.

■ Mademoiselle, je meurs d'amour pour vous. Je vous ai vue l'hiver passé , et, vous sachant à la campagne, j'ai résolu de TOUS revoir ou de mourir. J'ai donné un louis à mon postillon. . ..

Ne voudraitil pas qu'on le lui rendit? Nous avons bien affaire de le savoir 1

• A mon postillon, pour me verser devant voire porte. Je vous ai rencontrée deux fois ce matin , et je n'ai rien pu vous dire , tant votre présence m'a troublé. Cependant la crainte de vous perdre, et l'obligation de quitter le château... ii

J'aima beaucoup ça. Qu'esl-ce qui le priait de partir? C'est lui qui mo refuse de rester A dtner.

" me délermineut k vous demander de m'accorder un rendes. vous. Je sais que je n'ai aucun titre à votre conDance... >

La belle remarque, et faite à propos, a mais l'amourpeut tout excuser; ce soir, â neuf heures, pendant le bal , je serai caché dans le bois; tout le monde ici me croira parti, car je sortirai du château en voiture avant dtner, mais seulement pour faire quatre pas et descendre, *

Quatre pas! quatre pas! l'avenue «st longue; dirait-on pas qu'il n'y a qu'à enjamber?

« et descendre. Si daus la soirée vous pouvez vous échapper, je vous attends; sinon je me brûle la cervelle. «

Bien.

■ la cervelle. Jenecrois pas quevotre mère... n :

Ah 1 que votre mère? voyons un peu cela. « fasse grande attention à vous. Elle a une têlede gir... o

HonsieurVanBuck, qu'est-ce que celaûgnifle?

VAN BVCK.

Je n'ai pas entendu, madame.

iz=rtNGooglc

LA BAHONKC.

Liseï vous-in6m«, et fail«s-moi le plaisir de dir« à votre neveu qu'il sorte de ma maison tout à l'heure, et q«'il n'y mette jamais les pieih.

Il y a giromlte, c'est positif; je ne m'cD étais pas aperçu. Il m'avait cependant lu «a lettre avant que de la cacheter.

Il vous avait lu celle lettre , et vous l'avez laissé la donner

! Allés, vous êtes un vieui sot, et je ne vous

Qu'est-ce que c'est? mon neveu qui part sans moi? Eh! comment veut-il que je m'en aille? J'ai renvoyé mes chevaux. Il faut que je coure après lui.

Il MTl en courant.

C'est singulier; pourquoi m'écrit-il , quand tout te monde veut bien qu'il m'épouse?

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