‹ Comédies et proverbesChapitre 35 sur 304 · ACTE [ , SCENE I · texte numérisé non relu

ACTE [ , SCENE I

d'Anporter une llIlequicstA moitié payée, noiu pouvons bien laper ans carreaux.

lE DUC.

VieiM par ici, le Hongrois a raieoii.

tli i'Hoignenl, Enlrt Maffio.

Il nie semblait dans mon revu voir ma sœur traverser notre jardin , tenant une lanterne sourde , et couverte de pierreries. Je me suie éveillé en sursaut. Dieu sait que ce n'est qu'une illusion , mais une illusion trop forte pour que le sommeil ne s'enfuie pas devant elle. Grèce au ciel, les fenêtres du pavillon où couche la petite sont fermées comme de coutume ; j'aperçus faiblement la lumière 6c sa lampe entre les feuilles de notre vieui flgnier. Maintenant mes folles terrears se dissipeut ; les battements précipilÉs de mon cœur font place h une douée tranquillité, lesensé I mes yeui se remplissent de larmes, comme si ma pauvresœur avait couru Un véritable danger. — Qu'entends-je? Qui remue là entre les branches? ta lauT de Maf/io pané datm l'étoign»mml.

Sui»-je éveillé? c'est le fanldme de ma sœur. Il tient une lanterne sourde , cl un collier brillant étincelle sur safoitriue aux rayons de la lune. Gabriellel Gabriellel où vas-tu? BettiTtnl Giorno et le due.

Osera le bonhomme de frère pris de somnambolisine. — Lorenzo conduira votre belle au palais par la petite porte ; et quant ù noos , qu'avons-nous A craindre? MtFno.

Quréles-vous? Holà ! arrêtes I

Il (ire «on épée.

GIOHO.

Honnête rustre , nous sommes tes amis.

- Où est ma seeur? que cherchez-vous ici?

GIOIMO.

Tasceur est dénichée, brave canaille. Ouvre la grille de ton jardin.

iz=rtNGoo«^[c

SS L0RENZACC10.

HAPFIO.

Tire ton éçée et défeads-toi , assassiD que lu es I

cloMo laute tur lut et le dâarme.

HalU-là 1 maitre eot , pas si vite.

0 honle I à excès de misère ! S'il y a des lois à Florence , si quelque justice vit encore sur la terre , par ce qu'il y a de vrai et de sacré au monde , je me jetterai aui pieds du duc , et il vous fera pendre tons les deux.

Aux pieds du duc?

Oui , oui , je sais que les gredins de votre espèce égorgent impunément les familles". Mais que je meure , entendez- voua , je ne mourrai pas silencieux comme tapi d'autres. Si le duc ne sait pas que sa ville est une forêt pleine de bandtls, pleine d'empoisonneurs et de filles déshonorées , en voiU un qui le. lui dira, Abl massacre! ah! fer et sang] j'obtiendrai justipe devouBl

QiOHO , l'épie à la main,

Faut-tl frapper, altesse?

Allons donc! frapper ce pauvre bommel Va te recoucher , -. ET |g (|g[,;,giQ quelques ducats.

KAFFIO.

:e de Hédicis I

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