SCÈNE IV
An'palaU Soderini.
Entra CATHEIRINE, lisant un billet.
a Loreuxo a dâ vous parler de moi ; mais qui pourrait von» * parlOT dignement d'un amour pareil au mien? Que ma » plume vous apprenne ce que ma bouche ne peut vous dire H et ce que mon cceur voudrait signer de son sang.
H Alexandre de Hêdicis. »
' bi mon nom n'était pas sur l'adresse, je croirais que le messager s'est trompé , et ce que je lis me Tait douter de mes
Entre Marie.
Oma mère chérie I voyez ce qu'on m'ëca-it; eipliquei-moi, si vous pouvez, ce mystère.
Malheureuse! raaiheureusel il t'aime) Où ('a-t4l vne? oà lui as-tu parlèî
ClTSEBIIiE.
Nulle part; un messager m'a apporté cela comme je sortais de l'é)jliae.
LoreoM , dit-il , a dA l« parler de lui ? Ah 1 Catherine, avoir un flis pareil I Oui , faire de la sœar de sa mère la maltresae du duc, non pas même la maîtrisée, â ma fliie! Quels nom» pwlentceacréalDres! jeaepuisledire; oui, il manquait cela à {jorenzo. Viens, je veux lui porter cette lettre ouverte, et savoir devant Dieu comment il répondra.
Je croyais que le duc aimait... pardon, ma m croyais que le duc aimait la cmnlesse de Cibo; o
Il ne l'aime plus? Ah ! comment peut-on offrir sans honte un cœur pareil! Venez, ma mère, venez chez Lorenzo.
Donne^noi ton bras.. Je ne aaia ce que j'éprouve depuis quelques jours; j'ai eu la fièvre toutes les nuits : il est vrai que depuis trois mois elle ne me quitte guère. J'ai trop souffert, ma pauvre Catherine; pourquoi ni'as-tu lu cette lettre? je ne pois {dus rien supporter. Je ne suis plus jeune , et cependant il me semble que je le redeviendrais à certaines conditions ; mais tout ce que je vois m'entraîne vers la tombe. Allons, soutiens-moi, pauvre enfant; je ne le donnerai pas longtemps cette peine.
EIU$ lortenl.